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Le Mécano de l’Evasion
Le dimanche 05 décembre 2021
17h

Le Mécano de l’Evasion

Le dimanche 05 décembre 2021
17h

Par Chemins est heureux de vous annoncer la sortie de sa dernière production! « Le Mécano de l’Evasion » est un portrait radiophonique en 9 courts épisodes réalisé par Chedia Le Roij. Nous vous invitons à la première séance d’écoute qui,  une fois n’est pas coutume, aura lieu au Centre Culturel Jacques Franck (Chau. de Waterloo 94, 1060 Saint-Gilles) , le 5 décembre à 17h, en présence de la réalisatrice.

« Nordin part du principe que s’il n’y a pas beaucoup de personnes qui s’évadent en Belgique, c’est pas que c’est pas possible, mais que c’est encore un bon filon.

Par la porte principale, cachot, avec une corde, cachot, en hélico, cachot… il s’évade. Et est repris. Les conditions de détentions se resserrent, fuir; les contacts extérieurs sont interdits, s’échapper; quartier d’isolement en verre, se faire la belle, hallucinations, sortir. »

Un récit de Nordin Benallal, réalisé par Chedia Le Roij.

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La Ville au siècle des limites. Rencontre avec la revue Dérivations
Le jeudi 02 décembre 2021
19h

La Ville au siècle des limites. Rencontre avec la revue Dérivations

Le jeudi 02 décembre 2021
19h

Le jeudi 2 décembre à 19h, nous accueillerons, pour la revue Dérivations, Thomas Bolmain (secrétaire de rédaction) et Benjamin Laks (coordinateur du dossier du dernier numéro).

Basée à Liège, la revue Dérivations contribue depuis sept numéros (2015) à l’animation du débat urbain dans la perspective, héritée de Henri Lefebvre, du droit à la ville. Elle entend notamment documenter les grandes questions urbaines – mobilité, logement, luttes de territoires d’hier et d’aujourd’hui, etc. -, afin de donner des clés de lecture relatives à des enjeux qui touchent au devenir commun, mais qui demeurent souvent trop peu lisibles. La revue s’intéresse donc à la ville sous toutes ses facettes, et par tous les biais : elle propose de l’analyse, de la prospective, de l’enquête, du débat, de la critique, des textes d’opinion ou littéraires, mais aussi de la photographie, du dessin, de la bande dessinée.

Le dossier qui est au coeur du dernier numéro, et qui fera l’objet de la discussion, s’intitule la Ville au siècle des limites : il liste les contraintes auxquelles les territoires urbains sont désormais amenés à se confronter, les défis historiques émergents : raréfaction des ressources dans un contexte d’inégalités structurelles, organismes pathogènes et localisation de la production alimentaire, risques de blackout ou îlots de chaleur, inondations. Surtout, à partir d’une critique des théories de l’effondrement, et à bonne distance des illusions de recomposition écologique et/ou technologique, Dérivations appelle à affronter collectivement ces contraintes, et à s’y préparer – à rebours, donc, des discours antiurbains (« retour à la terre », etc.) actuellement à la mode.

Plutôt qu’une acclimatation à la survie planifiée, la Ville au siècle des limites interroge donc les conditions auxquelles l’avenir demeurerait accessible au plus grand nombre. C’est qu’il s’agit encore de conserver et d’étendre le commun et les solidarités élargies, mais aussi d’aborder les finalités dernières de la vie collective au moment même où nous faisons face aux limites du monde.

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Ici la Béringie.
Le dimanche 28 novembre 2021
17h

Ici la Béringie.

Le dimanche 28 novembre 2021
17h

Bonjour,

Le dimanche 28/11 à 17h, la Librairie Par Chemins accueillera Jérémie Brugidou pour une rencontre autour de son livre «Ici, la Béringie».

«Ici, la Béringie» aborde l’histoire du détroit de Béring, des Tchouktches, et du Pleistocene Park, rêve écologique de Sergueï Zimov, en partant d’une approche scientifique et anthropologique pour proposer des questionnements écologiques et surtout, une nouvelle lecture du monde par la fiction.

Au programme : présentation du livre, questions-réponses avec l’auteur, suivi d’une performance – hydromélodieuse de lectures d’extraits accompagnées par trois musicien.ne.s (Olympia Boyle, Raphaël Collignon et Alice Vande Voorde).

Un moment suspendu pour les amoureux.ses de la littérature, de la musique, et des performances artistiques hors formats.

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ANNULé! : Le commun de l’autonomie. Une sociologie anarchiste de la zad de Notre-Dame-des-Landes
Le vendredi 26 novembre 2021
19h

ANNULé! : Le commun de l’autonomie. Une sociologie anarchiste de la zad de Notre-Dame-des-Landes

Le vendredi 26 novembre 2021
19h

[EDIT]

Margot Verdier, l’autrice du livre, venant d’être testée positive au covid, nous sommes contraints d’annuler la rencontre de ce vendredi. Nous la re-programmerons très probablement fin février 2022. D’ici là, le livre est disponible à la librairie.

[/EDIT]

Bonjour,

Nous avons le plaisir de vous inviter vendredi 26 novembre à 19h à venir rencontrer Margot Verdier, autrice de Le commun de l’autonomie. Une sociologie anarchiste de la zad de Notre-Dame-des-Landes, paru aux éditions du Croquant:

Dans Le commun de l’autonomie. Une sociologie anarchiste de la zad de Notre-Dame-des-Landes, Margot Verdier interroge la mémoire de cette lutte historique. L’idée d’un « autogouvernement des communs » qui s’est imposée ces dernières années ne correspond en effet pas à la réalité des pratiques expérimentées pendant l’occupation. La recherche de l’autonomie, définie par les occupant.es comme un processus d’émancipation des rapports de domination créés par le capitalisme et l’État, s’est traduite par le refus de faire émerger une « voix commune » susceptible d’empêcher l’expression des minorités dissonantes. Elle a ainsi donné corps à une organisation sociale fragmentaire, radicalement décentralisée et inclusive. L’autrice propose alors de se départir des concepts qui, comme ceux de « communauté » ou de « démocratie », ne permettent pas de décrire la singularité de la vie sociale anarchiste et de plonger dans la complexité des relations économiques et politiques tissées par les occupant.es, de leurs conflits aussi. En conjuguant la méthode sociologique à la théorie anarchiste, elle interroge ainsi les perspectives d’émancipation ouvertes par les luttes contemporaines et la possibilité concrète d’une organisation sociale sans hiérarchie, sans gouvernement et sans police.

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Christine l’Admirable. Vie, chants et merveilles. Présentation par Sylvain Piron
Le vendredi 12 novembre 2021
19h30

Christine l’Admirable. Vie, chants et merveilles. Présentation par Sylvain Piron

Le vendredi 12 novembre 2021
19h30

Nous aurons le grand plaisir de recevoir, vendredi 12 novembre à 19h30,  Sylvain Piron pour l’avant-première de la sortie de son nouveau livre Christine l’Admirable. Vie, chants et merveilles. Celui-ci sera le premier de la nouvelle maison d’édition Vues de l’esprit, qu’il présentera également par la même occasion.

Avant la persécution des sorcières, il a existé au Moyen Âge un mouvement par lequel des femmes ont revendiqué d’organiser elles-mêmes leur vie religieuse, hors de la tutelle du clergé masculin. Christine l’Admirable, active dans les années 1180-1220, est une pionnière parmi ces « saintes femmes » du diocèse de Liège. Revenue d’entre les morts, elle accomplit des prodiges stupéfiants et accompagne les mourants dans leur dernier voyage. Prédicatrice itinérante et mendiante, elle terrorise les bourgeois et réprimande les nobles, quand elle n’est pas ravie dans des danses et des chants extatiques. Le récit de sa vie se lit comme un roman d’aventures spirituelles. Il invite irrésistiblement à la comparaison avec différentes expériences, chamaniques ou autres. Ce n’est pas sans raison que Nick Cave a fait une chanson de cette femme libre et indomptable.

Sylvain Piron est médiéviste, directeur d’études à l’École des hautes études en sciences sociales. Il est notamment l’auteur de Dialectique du monstre. Enquête sur Opicino de Canistris (Zones sensibles, 2015, 2e éd. 2021), L’Occupation du monde (Zones sensibles, 2018), Généalogie de la morale économique (Zones sensibles, 2020), éditeur et traducteur de Pierre de Jean Olivi, Traité des contrats (Les Belles- Lettres, 2012), et Lettres des deux amants, attribuées à Héloïse et Abélard (Gallimard, 2005).

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[Rue du Monténégro 144] Rencontre autour du livre « Abolir la police – Echos des Etats-Unis »
Le samedi 06 novembre 2021
19h

[Rue du Monténégro 144] Rencontre autour du livre « Abolir la police – Echos des Etats-Unis »

Le samedi 06 novembre 2021
19h

Bonjour,

Une fois n’est pas coutume, nous organisons une rencontre hors des murs de Par Chemins. Cette rencontre, avec le collectif Matsuda ayant publié le livre « Abolir la police – Echos des Etats-Unis », aura lieu samedi 6 novembre à 19h à Maxima, lieu situé rue du Monténégro 144 (à 100 mètres de la librairie).

Dans « Abolir la police », le collectif Matsuda revient sur le mouvement ayant secoué les Etats-Unis suite à l’assassinat de George Floyd par la police, le 25 mai 2020 à Minneapolis. Manifestations, mobilisations sur les réseaux sociaux, pillages : la singularité de ce mouvement tient autant à son ampleur qu’à la radicalité de ses propositions. Il ne s’agit plus de dénoncer les dérives de l’institution policière, mais de questionner son existence même.

Présentant des textes sur les multiples faces et initiatives de ce mouvement ainsi que sur la généalogie de la police et du système carcéral américains, le livre reprend également de nombreux textes d’activistes et de grandes figures du mouvement abolitionniste, traduits par le collectif, abordant des questions telles que la justice transformatrice, la solidarité communautaire, l’autodéfense et le soin féministes.

La rencontre prendra la forme d’ateliers pratiques tournant autour de nos rapports à la police et à la gestion de conflits.

On en profite pour vous renseigner également le site Abolirlapolice.org sur lequel vous trouverez la version intégrale des textes publiés dans le livre, ainsi que de nombreuses autres ressources sur le mouvement abolitionniste.

Au plaisir de vous voir

Les libraires

 

 

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Concert CABANE//MURMURE
Le vendredi 29 octobre 2021
19h

Concert CABANE//MURMURE

Le vendredi 29 octobre 2021
19h

Bonjour,

 

Nous avons le plaisir d’accueillir ce vendredi 29 octobre à 19h le concert de CABANE//MURMURE.

 

Il y a cette femme qui se réveille un matin
avec une montagne entre les cuisses.
Il y a son acceptation de ce phénomène à la fois poétique et brutal.
Il y a la fonte des glaciers, déclenchant chez elle une attention de plus en plus précise et précieuse portée à son corps, à ses désirs
et à son intimité afin de préserver au mieux cet écosystème.
Il y a le passage des saisons
la roche à nu
les avalanches
et l’apparition des crocus.
La faune – les skieurs l’hiver – les randonneurs l’été – l’équilibre à trouver.
Il y a le fait que maintenant qu’elle est pourvue d’une montagne et non d’une vulve, elle aborde son territoire et ses relations sous un prisme
éminemment plus global.
La question de pénétrer ou être pénétrée ne se pose plus,
tout un autre lexique amoureux se dessine et avec lui toute une autre expérience de la corporalité / du mouvement / de l’épiderme.
CABANE//MURMURE ce sont les textes érotiques d’Olga Mathey
sur une nappe sonore électro-bruitée toute en vents et marées
interprétée par Anne Collet et Frédéric Becker.
À eux trois ils sont un chantier en construction.
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Présentation du livre « De si violentes fatigues » en présence de l’auteur, Romain Huët
Le vendredi 22 octobre 2021
19h

Présentation du livre « De si violentes fatigues » en présence de l’auteur, Romain Huët

Le vendredi 22 octobre 2021
19h

Bonjour,

Nous avons le plaisir de vous inviter, vendredi 22 octobre à 19h, à une présentation du livre De si violentes fatigues, paru aux Presses Universitaires de France, en présence de l’auteur, Romain Huët.

Maître de conférence en sciences de la communication, Romain Huët, déjà auteur du livre Le vertige de l’émeute (2019), et co-réalisateur du documentaire Après le printemps. Vies ordinaires de combattants syriens (2017), s’intéresse à la question des violences, qu’elles soient dirigées contre soi ou contre le monde. Dans cet ouvrage, il se penche sur la souffrance ordinaire, l’épuisement quotidien et ses conséquences politiques :

À partir d’une ethnographie réalisée au sein d’une association de prévention contre le suicide, ce livre plonge dans la vie de milliers de personnages ordinaires qui expriment leur renoncement à la vie et les causes de leur souffrance. Il éclaire aussi les raisons des colères sourdes, des indignations et des attentes existentielles déçues. On comprend alors la nécessité politique de l’attachement aux figures du sujet fatigué, de l’humilié et de l’angoissé. Car il s’agit bien là de sujets « explosifs », c’est-à-dire de personnes capables d’interpeller la société, tant pour en révéler la brutalité que pour réfléchir aux conséquences de sa fréquente inanité.

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Rencontre avec des autrices de « Nous vous écrivons depuis la révolution »
Le mardi 28 septembre 2021
19h

Rencontre avec des autrices de « Nous vous écrivons depuis la révolution »

Le mardi 28 septembre 2021
19h

Bonjour,

Nous reprenons les rencontres à la librairie avec comme première présentation le livre Nous vous écrivons depuis la révolution, paru aux éditions Syllepse. La rencontre aura lieu mardi 28 septembre à 19h en présence de deux autrices.

« Ce livre est parti d’un désir et d’une nécessité: partager les expériences, les rencontres et les émotions qui nous ont traversées au cœur de la révolution du Rojava. Un désir, parce qu’autant de beauté, d’énergie et d’espoir doivent être diffusés le plus largement possible et doivent pouvoir imprégner chacune de nos vies, chaque lutte à travers le monde. Une nécessité parce qu’il est de notre responsabilité de ne pas faire de ce temps au Rojava une expérience personnelle, mais de faire connaître le projet et la réalité révolutionnaire de celles qui nous ont tant appris. »

Cet ouvrage a été pensé collectivement et écrit par des femmes : internationalistes, mères, journalistes, militantes, principalement françaises, qui ont passé de quelques jours à plusieurs années au cœur de la plus jeune révolution du Moyen-Orient.

Avec ce récit, elles nous invitent à découvrir le projet et la réalité des femmes du Rojava et du nord-est syrien, qui depuis 2012 travaillent minutieusement à la création de leurs structures autonomes : autodéfense armée et civile, éducation, coopératives, démocratie de base…

Textes de réflexion, poèmes, contes, extrait de journaux intimes, lettres, interviews, autant de formes différentes qui font palpiter ce livre et permettent d’approcher les émotions les plus intimes, la pratique quotidienne et les enjeux géopolitiques.

Une porte ouverte aux réflexions et discussions pour se nourrir ici de ce qui est expérimenté là-bas.

Au plaisir de vous revoir

Les libraires

Réouverture et nouveaux arrivages

Le mercredi 01 septembre 2021
11h

Bonjour,

A partir de ce mercredi 1e septembre, la librairie ré-ouvre selon ses horaires habituels :

Lundi : de 11h à 19h.

Mardi : de 15h à 19h.

Mercredi : de 11h à 19h.

Jeudi : de 15h à 19h.

Vendredi : de 15h à 19h.

Samedi : de 11h à 19h.

Dimanche : de 14h à 17h.

L’été touchant à sa fin, nous espérons que vous avez toutes et tous pu profiter de cette période de vacances autant qu’il était possible. A la librairie, nous avons eu la chance de pouvoir acquérir de nombreux lots de livres d’occasion venant de différentes bibliothèques, avec des apports particuliers dans les champs suivants : science-fiction, politique, bandes dessinées, livres d’art et livres en italien. Vous pouvez consulter notre inventaire en ligne pour voir certains de ces livres (pour rappel, nous n’encodons pas les livres poche, toute la science-fiction n’est par exemple pas reprise).

 Parallèlement, nous avons acquis quelques caisses de livres (parfois fortement) soulignés que nous proposons à prix bradés les premiers jours de septembre. Il y a des thématiques diverses mais une grande majorité de ces livres concerne la spiritualité et l’ésotérisme (notamment tout René Guénon, quelques Julius Evola), sur des sujets tels que la « kabbale », le soufisme, l’hindouisme, la franc-maçonnerie (éditions Dervy, Dangles, du Rocher, Albin Michel, etc).

Enfin, nous reprendrons dans le courant du mois des rencontres publiques de présentation de livres et documentaires.

 Bonne rentrée !

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Horaires estivaux
Le dimanche 01 août 2021
15h

Horaires estivaux

Le dimanche 01 août 2021
15h

Bonjour,

 

Nous adaptons un peu nos horaires pendant l’été, en juillet et août nous serons ouverts du lundi au samedi de 15h à 19h, et le dimanche de 14h à 17h.

 

Au plaisir de vous voir

 

Les libraires

 

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Présentation du recueil de poésie « L’ivresse des sentiments est comptée »
Le vendredi 02 juillet 2021
18h

Présentation du recueil de poésie « L’ivresse des sentiments est comptée »

Le vendredi 02 juillet 2021
18h

Bonjour,

 

Nous avons le plaisir de vous inviter vendredi 2 juillet à 18h à la présentation du recueil de poésie L’ivresse des sentiments est comptée en présence de l’auteur Amir Ben Abdelmoumen.

Il est faux de croire comprendre ses démons,

Faute de quoi ils n’existeraient pas

Deuxième ouvrage publié aux éditions du Sapin, L’ivresse des sentiments est comptée est le premier recueil de poésie d’Amir Ben Abdelmoumen, auteur bruxellois âgé de 23 ans. Ces textes traversent des sentiers de jeunesse comme tout le monde en connait sans pour autant les emprunter rigidement. D’une plume authentique, Amir nous enduit d’images sombres aux couleurs vives et acérées sur un ton de recherche expansif et, parfois, inculpant sévèrement l’indifférence qui frappe l’humain sans le viser.

 

 » Aux bonheurs vénéneux
Cette page blanche.
Aux mots creux
Qui entravent l’art qui se doit d’être tout:
Pas juste une liane cérébrale dénouée
Dans l’incendie de la jungle. »
(PS: La présentation sera suivie à 21h d’une projection du match entre la Belgique et l’Italie)
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La révolte de Forest – 30 ans après
Le jeudi 24 juin 2021
18h30

La révolte de Forest – 30 ans après

Le jeudi 24 juin 2021
18h30

Nous vous invitons à une rencontre le 24 juin à partir de 18h30 autour de l’histoire récente de Forest et plus particulièrement du quartier Saint-Antoine dans le sillage de La révolte de Forest – 30 ans après : un débat en trois épisodes organisé par Zin TV, Alter-Echos et le centre Ten Weyngaert.

Le 10 mai 1991, ce qu’on appelle communément les « émeutes de Forest » débutaient dans le quartier Saint-Antoine, à Bruxelles. Il a suffi qu’un contrôle de police sur un jeune du coin dégénère pour que la marmite, sous pression depuis longtemps, explose. Emeutes, événements, turbulences, révolte, quel que soit la qualification de cette histoire récente, elle a marqué les esprits et les corps.

Trente ans après, quelle est l’ambiance dans le bas de Forest ?

Le magazine Alter-Echos est retourné du côté de Saint-Antoine, l’équipe de rédaction viendra présenter leur avant-dernier numéro –  Forest 1991 – Les raisons de la colère : les émeutes ont eu des effets. Des dispositifs de prévention ont été implémentés.  Des représentants politiques issus des communautés immigrés occupent des postes clefs. Plusieurs contrats de quartier ont entraîné une rénovation des espaces et bâtiments publics. Le bas de Forest et ses habitants sont désormais observés, ethnographiés.

La situation demeure compliquée. La gentrification est encouragée par les pouvoirs publics. Les projets immobiliers se multiplient et remplacent industries, friches et espaces verts.  Le chômage est endémique, les loyers explosent, les trafics perdurent, les interventions de la police problématiques, notamment par les patrouilles de la brigade UNEUS (basée à Saint Gilles).

Le collectif des Madrés (Latifa Elmcabeni) qui lutte contre les violences policières apportera son expérience à partir de Saint-Gilles.

Le collectif des anciens du quartier Saint-Antoine (Abdelilah Boulahmoum, Kamal Bakkach, Abdel Farras, Anouar Ben Salama,…) sera présent pour témoigner d’un point de vue situé, des soubresauts du passé et de leurs impacts jusqu’à aujourd’hui.

C’est difficile de dire que c’est pire qu’en 1991.
C’est toute la malice du processus de destruction du lien social
qui s’est mis en place depuis lors.

Le discours est aseptisé
mais les processus de discrimination sont toujours présents aujourd’hui,
bien que silencieux.

Jean (prénom d’emprunt)
in C.Vallet, Saint-Antoine, quartier sous tension, Alter Echos n°493 (mai 2021), p.28

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(VEN 11.6 – 18h30) Contre la gentrification, convoitises et résistances dans les quartiers populaires
Le vendredi 11 juin 2021
18h30

(VEN 11.6 – 18h30) Contre la gentrification, convoitises et résistances dans les quartiers populaires

Le vendredi 11 juin 2021
18h30
Nous avons le plaisir de vous inviter à une rencontre vendredi 11 juin à 18h30 à la librairie Par Chemins et Ruines, en partenariat avec Inter Environnement Bruxelles.Mathieu Van Criekingen, géographe (ULB) présentera son livre : Contre la gentrification, convoitises et résistances dans les quartiers populaires paru aux éditions la Dispute.
L’approche, à la fois structurelle et située, permet de mettre en évidence les rapports de domination et les violences structurelles sur lesquels se fondent les dynamiques de valorisation capitaliste de l’espace dans les quartiers populaires bruxellois.
Contre la gentrification s’attache aussi à nous décrire ce qui, en situation concrète, va à l’encontre de ces logiques, les déjoue ou leur résiste, remettant ainsi en question l’idée selon laquelle la gentrification serait un courant inéluctable auquel il serait vain de chercher à s’opposer.

L’équipe d’Inter Environnement Bruxelles (IEB) présentera le numéro 310 de Bruxelles en mouvement, Police – Polis qui porte sur les rapports entre la Police et la Ville, à l’heure de la prévention situationnelle et de l’émergence d’une nouvelle agence régionale chargée de la prévention.Enfin, des acteurs du quartier Cureghem à Anderlecht viendront témoigner de cette articulation entre politique d’aménagement du territoire et politique sécuritaire : comment les espaces sont aménagés pour accueillir certains et en chasser d’autres.

Le 24 juin une deuxième rencontre abordera le même spectre à partir du quartier Saint-Antoine à Forest, celui où se trouve la librairie. Les rédacteurs de la revue d’Alter-Echos viendront présenter leur dernier numéro intitulé Forest 1991 – Les raisons de la colère. Le collectif des anciens du quartier Saint-Antoine sera présent pour témoigner.

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(mar 30/3 – 18h) – Ce matin, la mer est calme. Rencontre avec Antonin Richard
Le mardi 30 mars 2021
18h

(mar 30/3 – 18h) – Ce matin, la mer est calme. Rencontre avec Antonin Richard

Le mardi 30 mars 2021
18h

Bonjour.
Dans le cadre de la sortie du livre WELCOME – sept personnes inculpées pour «trafic d’êtres humains» témoignent (éditions Antidote), nous vous invitons, avec le Steki, à une discussion autour du livre Ce matin la mer est calme –Journal d’un marin-sauveteur en Méditerranée (éditions Les Étaques), d’Antonin Richard, en présence de l’auteur, ce mardi 30 mars de 18h à 19h30.

La discussion se fera à distance via un lien «Jitsi» que nous vous enverrons sur demande (lien-jitsi@lesteki.be).

Ci-dessous, la présentation du livre par la librairie Par Chemins (où celui-ci est disponible).

À mardi.

« Ce matin la mer est calme »,
d’une manière ou d’une autre ?

 

La grue soulève donc les morts à la verticale, comme des pantins désarticulés, comme la vision brumeuse d’une torture d’un autre temps. Pourtant nous ne sommes pas dans un film de fiction ou de science-fiction, nous ne sommes pas au Moyen-Âge, nous sommes à la frontière de l’Europe, à seulement deux cents kilomètres de ses terres, en octobre 2016. Ce qui fait l’objet d’une dépêche lapidaire dans la presse – « Dix-sept personnes on été retrouvées sans vie dans des canots de migrants par des ONG en opération de sauvetage » – est d’une violence extrême. Sans même penser à l’agonie qui a dû mener des jeunes femmes et hommes à crever au fond d’un canot pneumatique rempli d’essence et d’eau de mer au beau milieu de la Méditerranée.


Antonin Richard,

Ce matin la mer est calme – Journal d’un marin-sauveteur en Méditerranée,

éditions Les Étaques, 2020, p.117-118

Une librairie est un lieu de passage, certes.
Des visages inconnus franchissent le seuil de la porte, et se transforment en autant de clients potentiels par un de ces tours de magie dont personne ne connaît vraiment le secret.
Mais parfois, viennent aussi d’autres figures.
Un ami, un membre de la famille, un chat, un enfant, un singe de l’espace… un éditeur.
Et vous voilà en train de converser de tout et et de rien.
De livres, et d’autres choses.
De la vie avec ou sans virus.
De la vie d’avant, de celle d’après.
De ces vie qu’on sauve, et de celles qu’on oublie.

Et c’est, bien souvent, au milieu de ce genre d’échanges plus ou moins intéressants, plus ou moins comiques, souvent futiles malgré l’apparente gravité et le ton concerné, que vous êtes interrompus par un client.

Ce jour-là, c’était un 13 mars, Cédric Guérin débarquait à Par Chemins avec quelques titres sous le bras gauche et un bonnet sur la tête.
Parmi ces bouquins, il y en avait un au titre poétique : /Ce matin la mer est calme//./
Et vous appreniez que son auteur, Antonin Richard, serait à Bruxelles dans les semaines à venir.
Lille n’est pas très loin de notre capitale, et, malgré un énième confinement, certains êtres bougent encore.

Et même : pensent encore.
Écrivent aussi, pour sortir de l’effroi, de la sidération.
Écrivent, avec rage, lucidité, avec détermination.
Comme une manière de fuir, de s’affranchir, ou de lutter ?
Comme pour prolonger le voyage, et donner sens aux gestes posés ?
Une façon de se remémorer, de transmettre, de témoigner.
Un journal, comme cette forme d’expression qui donne toute sa place à l’action, au cœur de l’urgence, dans cette zone frontière où mort et vie se bousculent avec l’énergie du désespoir.
Lignes mouvantes d’un jeune pilote de canot rapide aux prises avec les contradictions meurtrières produites par nos sociétés aux limites de l’Europe, recueillies dans un bouquin qui donnent le goût de résister.

C’est à découvrir le récit de cette expérience qu’Antonin Richard convie son lecteur.
Et c’est à partager cette rencontre que le Steki et Par Chemins vous convient.

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Vente exceptionnelle de philosophie: samedi 27 & dimanche 28 mars
Le samedi 27 mars 2021
11h

Vente exceptionnelle de philosophie: samedi 27 & dimanche 28 mars

Le samedi 27 mars 2021
11h

Bonjour,

Nous avons eu la chance en ce début d’année d’acheter une bibliothèque de philosophie particulièrement importante, comprenant plus de 500 ouvrages dont plusieurs dizaines sont épuisés ou assez difficiles à trouver. Après avoir pris le temps d’évaluer et d’encoder ce lot, nous le mettrons en vente le week-end du 27 et 28 mars: samedi de 11h à 19h et dimanche de 14h à 17h, à la librairie Par Chemins, rue Berthelot 116 à Forest.

Cette bibliothèque comprend des collections très complètes de et sur: Bergson, Derrida, Descartes, Malebranche. 

Mais aussi de nombreux ouvrages de et sur: Bachelard, Badiou, Bergson, Canguilhem, Deleuze, Foucault, Heidegger, Hegel, Henry, Husserl, Hyppolite, Gilson, Kant, Koyré, Leibniz, Merleau-Ponty, Peirce, Popper, Quine, Sartre, Schopenhauer, Simondon, Spinoza, et Stengers.

Vous pouvez consulter la liste des ouvrages dans notre inventaire en ligne.

Afin d’augmenter l’espace disponible et de limiter la promiscuité, les livres seront exposés dans la librairie et dans les deux pièces situées à l’arrière.

N’hésitez pas à transmettre ce mail à des connaissances potentiellement intéressées.

Cordialement

Les libraires

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Généalogie de la morale économique, présentation par Sylvain Piron
Le jeudi 17 décembre 2020
18h30

Généalogie de la morale économique, présentation par Sylvain Piron

Le jeudi 17 décembre 2020
18h30
Une rencontre avec Sylvain Piron était prévue pour présenter son dernier opus, Généaologie de la morale économique, mais les conditions sanitaires actuelles ne permettent pas d’organiser cet événement. L’éditeur, Alexandre Laumonier, organise une seule rencontre, collective et online, le 17 décembre 2020 à 18h30.
Cet événement virtuel sera animé par l’historien du Moyen Age Etienne Anheim (EHESS), et sera l’occasion pour Sylvain Piron de présenter son nouvel ouvrage, en attendant les rencontres « physiques » à venir en librairie en 2021. Généalogie de la morale économique sera également le premier livre des éditions Zones Sensibles à ne pas être achetable sur Amazon, Alexandre Laumonier s’en explique dans cette tribune.

Après L’Occupation du monde (2018), les éditions Zones sensibles font paraître en ce mois de novembre 2020 un nouvel ouvrage de Sylvain Piron, Généalogie de la morale économique, qui, dans la lignée du précédent livre de l’auteur, puise dans l’histoire intellectuelle de longue durée (le second millénaire chrétien) pour formuler une philosophie politique écologique adaptée aux conditions de la crise actuelle.
Plus d’un siècle après que Nietzsche a proclamé la mort de Dieu, Généalogie de la morale économique reprend le marteau de la critique pour éprouver les nouvelles idoles de l’époque avec une détermination égale. Appeler à l’inversion de toutes les valeurs revient aujourd’hui à destituer la seule valeur régnante. Il n’y aura pas d’issue à l’impasse dans laquelle s’enferre la société industrielle tant que la mesure sociale fondamentale sera fournie par la production d’unités de valeur marchande et non pas, disons, par la contribution au bien-être collectif de tous les hôtes de la biosphère. Pour apprécier les embarras du monde contemporain, l’histoire intellectuelle du Moyen Âge occidental offre un excellent observatoire. Le privilège de la période médiévale tient à la position qu’elle occupe : elle constitue l’altérité la plus proche du monde moderne. De ce fait, elle propose un point de vue sans égal pour juger de son devenir. Placé dans une perspective de longue durée, le moment présent perd un peu de son caractère de surgissement indéchiffrable.

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Hommage à Gilbert
Le mercredi 09 décembre 2020
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Hommage à Gilbert

Le mercredi 09 décembre 2020
0h00

Vendredi treize novembre dernier, Gilbert Cardon nous a laissé continuer notre route.

Il y a dans son passage par-delà la mort, un rappel à quelque chose de commun.

Et c’est la terre.

Cette terre qu’il aura veillée pour que des légumes et des fruits y poussent.

Benjamin Hennot, dans l’hommage qu’il lui rend ici, nous remémore ce lien, fragile et puissant, entre la nature et l’homme.

Entre l’éthique et le politique, une sorte de sagesse quotidienne toujours à faire, à éprouver, à partager.

Une forme de rencontre dont l’intime nécessité demande à être pensée, cultivée, questionnée, pour que la vie dans ce monde demeure digne d’être vécue.

Hommage à Gilbert

par Benjamin Hennot, réalisateur de La jungle étroite et de L’abécédaire de Gilbert

Tout moi véhicule l’esprit des autres : ses idées, son souffle, son passé. C’est seulement grâce à cette capacité de migration psychique (…) que quelque chose comme une communauté est possible.
Emanuele Coccia, Métamorphoses, Paris, Payot et Rivages, 2020, p. 134

Initié à la réalisation par Philippe Simon, j’ai finalisé en 2013 un documentaire de création présentant l’association des Fraternités ouvrières à travers la personnalité truculente de Gilbert Cardon. Le film s’intitule La jungle étroite, que j’ai présenté à plus de cinquante reprises et qui circule encore. La parole de Gilbert étant aussi riche et prodigue que son jardin-verger ou que le grainier de l’association, avec l’aide de complices, j’ai fabriqué un second film, L’abécédaire de Gilbert, référence narquoise à l’abécédaire dédié au philosophe français Gilles Deleuze. Mais là où Deleuze fabriquait des concepts, Gilbert avait, lui, élaboré une pensée basée sur l’expérience : une sagesse, une sagesse populaire qui n’a rien à envier aux penseurs contemporains les plus saillants.

C’est à l’époque de ma formation en agriculture biologique que j’ai découvert Gilbert et sa compagne Josine aux Fraternités ouvrières à Mouscron, qui me sont aussitôt apparues comme le seul endroit désirable en ce domaine, pour la raison très simple que l’association est nourrie de motivations qui précèdent et excèdent les vagues de la permaculture et de la valorisation bio.

Si les Fraternités ouvrières constituent une des plus belles réussites de l’éducation populaire, c’est qu’elles sont restées, justement, populaires, se défendant tant de l’esthétique que des idéologies de la classe moyenne. Les Fraternités ouvrières sont un monde à la texture accueillante, un espace où les milieux populaires se sentent à l’aise, aux antipodes des lieux fabriqués par et pour les élites culturelles.

Autonomie

Certes, les Fraternités ouvrières proposent une tension vers l’autonomie alimentaire, accessible à toutes et tous. On peut y apprendre le greffage et la taille des fruitiers, le jardinage en bonne intelligence avec le vivant, la reproduction de semences. Et en combinant les bonnes volontés, on peut instaurer des achats groupés d’arbres dont le prix chute alors, ou mettre sur pied un grainier offrant plus de six mille variétés de semences. De la vraie richesse.

Et il n’est pas faux que si s’auto-organisait dans chaque quartier un lieu semblablement tourné vers l’autonomie (et non la dépendance à l’industrie), on accueillerait chaque interruption de l’économie avec moins de tétanie.

Cependant, moi, lorsque je participais aux réunions de jardinage des Fraternités ouvrières, qui sont autant de séances d’auto-apprentissage collectif, ce que je notais, c’étaient les réflexions de Gilbert, fruits à saveur piquante, mûris tout au long de ses quelque cinquante années de pratiques syndicales, associatives, horticoles et jardinières.

Gilbert défendait toujours une conception de l’existence partageuse et jouisseuse, où l’art de s’associer dans la simplicité garantit le bonheur, une sorte d’empowerment entre pauvres, caractéristique de la théologie de la libération, dont il s’était rapproché lors d’un long séjour en Amérique du Sud. Pour Gilbert, la dernière Cène était la scène idéale, qu’il rejouait inlassablement, avec de la bière de Brunehaut comme accessoire et des conversations à bâtons rompus comme dialogues revisités. Quoi que parfois, c’est un autre épisode de la vie du plus célèbre des agitateurs qui semblait prendre le dessus : l’expulsion des marchands hors du Temple. J’ai vu des jeunes agronomes aux dents longues que Gilbert mettait en garde : « Si tu veux te faire du fric, faut pas venir ici ! »

Passeur

Si notre époque ne manque pas de spécialistes, d’experts et autres bornés du silos, en revanche, elle manque cruellement de sagesse, et de sages. S’il n’était hostile à toute reconnaissance, Gilbert aurait mérité le titre de « maître », un maître dans l’art de lier, mieux : un maître ès relations interspécifiques.

« Le but premier, disait-il, ce n’est pas de transmettre des savoirs de jardinage, des savoirs techniques, des savoirs bio. Le but premier, c’est au niveau des relations entre les gens. Mais je ne croyais jamais arriver à des relations avec des plantes, avec des semis, avec la nature… ah ça, non! C’est une découverte progressive. Au départ, c’était au niveau des relations humaines, le reste, je ne m’y attendais pas, c’était secondaire. Maintenant, je mets tout ça ensemble! » (L’abécédaire de Gilbert, « R » pour « relation »).

Dans son jardin d’à peine quinze ares, qui s’offre comme une expérience immersive d’initiation à l’abondance, on compte plus de deux mille fruitiers, des millions de bactéries, d’innombrables insectes, des oiseaux ; dans les locaux de l’association, entre les milliers de semences, on croise des membres, des amis, de la famille et la centaine de visiteurs hebdomadaires – jardiniers curieux venus de Lille, Gand ou Verviers. Devenu passeur entre les règnes, devenu sorcier de la coopération interspécifique, Gilbert passait sa vie à intensifier le tissage entre toutes ces formes de vie.

Même pas mort

Un arbre qu’on abat poursuit sa vie souterraine ; comment une existence aux rhizomes si vigoureux s’interromprait-elle avec la mort clinique de l’individu ? Gilbert n’avait-il pas lui-même envisagé sereinement la prolongation de la vie qui l’animait sous d’autres formes vivantes ?

« Je sais que toute chose meurt et renaît ; ça, j’y crois profondément. Et c’est malheureux, je trouve, qu’il faut des cercueils qu’il faut protéger. Moi j’aimerais mieux être enterré dans mon jardin, directement servir de nourriture et d’être recyclé. Pourquoi priver les vers de terre et les bactéries de 130 kilos ? » (La jungle étroite)

Considérant son corps comme l’enveloppe transitoire d’une Vie qui se redéploie à l’infini, Gilbert n’avait pas attendu les publications d’Emanuele Coccia pour adopter une vision panthéiste de l’existence. « Nous ne pouvons que devenir d’autres vivants », écrit Coccia dans Métamorphoses. « Même la crémation semble nous donner l’illusion que notre corps restera intouchable, alors qu’il sera, dans ce cas aussi, nourriture pour d’autres – en premier lieu des arbres qui séquestrent tout le carbone qui se libèrera de notre corps » (Emanuele Coccia, Métamorphoses, Paris, Payot et Rivages, 2020, p.127).

Arbre de transmission

Il n’y a pas que la vie cellulaire, moléculaire, biologique, qui se recompose indéfiniment. La pensée, la forme-de-vie, l’esprit aussi. Ainsi la pensée de Gilbert ne cesse-t-elle de percoler. Combien de collectifs de jardiniers, combien de permaculteurs sont venus se frotter aux orties de Gilbert-tseu ? Le film La jungle étroite, depuis sa sortie en 2013, n’a cessé de circuler, d’associations de jardiniers en squat québécois, de séminaire bruxellois en colloque liégeois, en passant par telles journées d’études organisées par « L’école de la terre » dans le Limousin.

S’il intéresse les universitaires, les philosophes, les collectifs et tous ceux et celles qui se posent des questions, c’est que Gilbert ne s’est jamais arrêté de penser, en défiant constamment le monde-tel-qu’il-ne-va-pas. Esprit finement critique, à la fois provocateur et accueillant, avec un sens de la formule consommé et un talent de conteur édifiant, Gilbert était une conférence gesticulée permanente. Qui nous manquera.

S’il suscite une telle attention, c’est aussi que Gilbert répondait, en paroles et en actes, au problème anthropologique central de la Modernité occidentale : la séparation catégorique entre l’humain et la nature, sur laquelle se sont construits aussi bien le libéralisme que le marxisme – les premiers réduisant la nature à de la valeur marchande, les seconds à de la valeur d’usage.

Depuis que Philippe Descola a révélé cette impasse dans son livre Par delà nature et culture, les marxiens les plus ouverts s’efforcent de penser les relations entre l’humain et le non-humain. A Vinciane Despret, qui venait de publier Habiter en oiseau, je racontais la relation de complicité que Gilbert entretenait avec les oiseaux de son jardin, tel qu’il le raconte dans L’abécédaire de Gilbert, à la lettre « B » pour « Belle mort » : Gilbert avait posé des pots remplis de bière pour piéger les limaces ; les oiseaux s’y sont abreuvés, et lorsque Gilbert revient au jardin, il remarque très vite quelque chose d’inhabituel dans leur comportement, comme on le ferait avec tout proche compagnon.

Jamais malade

Lorsqu’on s’enquérait avec trop d’insistance de sa santé, Gilbert s’en indignait comiquement : « On est dans un hospice de vieux, ici, ou quoi ? »

Le lecteur curieux trouvera, dans L’abécédaire de Gilbert, quelques fragments où Gilbert met en évidence, à coups d’anecdotes cocasses, l’indigence fondamentale de la médecine mécaniste, qui prétend soigner des corps sans s’occuper de leur état psychique – tout en prescrivant du placebo à tours de bras.

Gilbert ne manquait jamais de pointer l’importance du mental. Se tenir, toujours, du côté de la vitalité. Se préserver de l’imaginaire de la maladie. Ainsi Gilbert disait-il en substance que « ceux qui choisissent du bio en pensant à leur santé sont obsédés par la mort ». Quoi de plus morbide en effet que de réduire les plaisirs de la table à une nomenclature d’alicaments ? Gilbert voyait bien ce qu’il y avait de mortifère dans cette dégradation diétético-sanitaire de l’art culinaire et du savoir-ripailler : se nourrir doit être une fête, une communion heureuse. Face aux puristes venus s’extasier devant la biodiversité vertigineuse du jardin-verger et du grainier, il avait pris l’habitude de lancer ce cinglant avertissement : « Je préfère bouffer de la merde ensemble que du Bio tout seul ».

Ne pas se laisser assécher l’imaginaire par des représentations vaguement scientifiques, en somme ? L’instinct d’autodéfense ouvrière de Gilbert avait-il flairé « la fonction souvent insoupçonnée, mais décisive, de l’idéologie médico- scientifique dans le système du pouvoir et l’utilisation de pseudo-concepts scientifiques à des fins de contrôle politique » (Giorgio Agamben, Moyen sans fins, Payot, 1993, p.18) ?

Dans une société qui ressemble de plus en plus à un grand hôpital un brin carcéral, la parole de Gilbert ne cessera de nous faire du bien à l’âme. Dans un monde funeste où l’on incite tout un chacun à se considérer et à se traiter comme un malade, Gilbert restera le plus roboratif des viatiques.

Le moindre des hommages que l’on puisse lui rendre serait de faire consister la vie, et de s’organiser contre les tendances antisociales qui prétendent nous assigner à la télévie au nom de la pure survie clinique.

Quelque chose de mieux

L’aliéné contemporain n’a pas de liens : uniquement des possessions et des attributs, que la mort lui enlèvera d’un coup d’un seul. Aussi l’individu libéral, essentiellement narcissique, est-il pétrifié d’angoisse jusqu’à rêver d’immortalité (pour les plus nantis). Celui qui est lié à des multitudes vivantes ne redoute guère la mort : sa vie se prolonge autant dans ses amis que dans les arbres qu’il a plantés.

L’avenir de l’association ? L’avenir du jardin-verger ? L’avenir du grainier ? Maître Gilbert ne s’en souciait guère : « Plusieurs m’ont posé la question du suivi. Mais des personnes m’ont dit : toute chose naît et meurt. Alors depuis, je ne m’en fais plus. Il faut peut-être même que je m’en aille pour que quelque chose de nouveau redémarre et peut-être quelque chose de mieux, et donc, la question ne se pose plus » (La jungle étroite).

L’abécédaire de Gilbert : https://vimeo.com/138726097

La jungle étroite (avec sous-titrage en anglais) : https://vimeo.com/127024480

2e confinement: la librairie reste ouverte!

Le lundi 02 novembre 2020
11h

Bonjour,

Pour répondre à la question que nous posent de nombreuses personnes, les librairies ont été considérées comme des commerces essentiels, nous sommes donc autorisés à rester ouverts et tiendrons nos horaires habituels.

Au plaisir de vous voir,

Les libraires

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« Comment faire sauter la banque? » – Rencontre avec Jérémy Désir-Weber
Le jeudi 22 octobre 2020
19h

« Comment faire sauter la banque? » – Rencontre avec Jérémy Désir-Weber

Le jeudi 22 octobre 2020
19h

Bonjour,

En co-organisation avec le laboratoire sauvage de recherches expérimentales Désorceler la finance, nous avons le plaisir de vous inviter jeudi 22 octobre à 19h à une présentation du livre « Faire sauter la banque (Le rôle de la finance dans le désastre écologique) » en présence de l’auteur, Jérémy Désir-Weber. Ce titre a été publié aux excellentes éditions Divergences et est déjà disponible à la librairie.

Comment faire sauter la banque? est la question qui habite un livre récemment écrit par Jérémy Désir-Weber, ex-banquier à HSBC et lanceur d’alerte. C’est aussi une question volontairement provocante qui invite le public à se réunir pour discuter ensemble des issues de secours pour sortir notre société de la folie des marchés financiers. Vous n’avez aucune idée de ce qui se cache derrière les algorithmes de trading à hautes fréquences? Ce rendez-vous est l’occasion de lever le voile sur la mécanique interne du monde opaque de la finance et sa responsabilité colossale face aux désastres écologiques actuels. Cette rencontre sera aussi centrée sur les stratégies pour sortir de l’emprise de la finance et les alternatives au chaos programmé.

À propos de Jérémy Desir-Weber

Jérémy Désir est un ancien analyste quantitatif pour le compte de la banque HSBC. Sa tâche consistait à vérifier la qualité, les risques, et la conformité liés aux algorithmes de trading haute fréquence mis en place par les traders de la banque, depuis le siège mondial à Londres. En juillet 2019, il décide de démissionner publiquement en rendant public le rapport remis à sa direction qui expose l’inaction et la responsabilité de la finance face à la destruction du vivant. Il décide ainsi de passer « de la City au maquis ». En septembre 2020, il publie le livre « Faire sauter la banque : Le rôle de la finance dans le désastre écologique » qui retrace son parcours atypique, tout en envisageant à son échelle des stratégies pour quitter ou saboter le monde de la finance, ainsi que des alternatives au chaos programmé. Tant pour des raisons personnelles que suite aux discussions menées avec l’un de ses supérieurs chez HSBC, la question décoloniale lui parait également incontournable pour penser les racines du désastre écologique de notre époque. Les passages inédits de son ouvrage, mettant en avant cette dimension essentielle et les liens qu’elle entretient avec l’écologie et la finance, feront l’objet de certains de ses futurs travaux.

> Entrée libre

> Inscriptions limitées, réservation par email : librairie.berthelot@gmail.com

> Compte-tenu des conditions sanitaires actuelles, le port du masque sera obligatoire, tout comme votre inscription au préalable.

 Au plaisir de vous y voir,
Les libraires
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Rencontre avec Le Sabot
Le vendredi 09 octobre 2020
19h

Rencontre avec Le Sabot

Le vendredi 09 octobre 2020
19h

Bonjour,

 

Nous avons le plaisir d’inviter ce vendredi 9 octobre à 19h des membres de la revue littéraire de sabotage Le Sabot qui viendront présenter leur dernier numéro et parler de leurs projets d’édition.

 

Leur numéro 9 a pour thème « Saboter la ville »:

« Un banc où m’asseoir. Pas de banc où s’asseoir. Les bancs sont suspects, on pourrait s’y rassembler en vue de commettre des violences ou pire, s’y arrêter pour contempler sans vitesse, alors on les a remplacés par des chaises clouées au sol, encadrées de palmiers déposés dans de gros cubes gris remplis de cailloux blancs aux faux airs de graines. Vitrines. La musique d’un magasin est perturbée de temps à autres par une sonnerie d’alarme. Des vigiles bombent le torse entre deux siestes. Je ne suis même pas dans un centre commercial, je suis en ville. Une ville interchangeable dans son allure de centre commercial. Vitrines. Toute la rue sent le centre commercial, c’est-à-dire l’hôpital psychiatrique, la salle de fitness, la maison de repos, le rayon bouffe pour animaux domes- tiques, la promo fraîche et alléchante. Déambulons ensemble, nulle part, toujours confinés. Odeurs de parfums artificiels ; odeurs de plastique neuf ; odeurs de vitrines. Des groupes adolescents circulent d’un magasin à l’autre, léchant les devantures où s’entassent leurs désirs et leurs frustrations, là où s’expose tout ce qu’ils n’auront jamais. Ils attendent qu’il se passe quelque chose : les soldes ou le vol. Briser la vitrine et s’emparer de ce qui nous nargue en fredonnant « C’est pas la faim, c’est la gourmandise qui fait entrer armé dans un magasin. » La tentation est belle. Pas d’autre moyen de décrire le calme plat d’une métropole à la propreté d’hôpital autrement que comme une intolérable provocation, surtout lorsque tout le monde sait où elle dissimule ses ghettos et ses bidonvilles, et quels sont les quartiers où elle collectionne les logements vides. Cependant, même si la métropole nie sa propre misère et ensevelit la terre, il est creux de l’opposer à la campagne – voilà bien longtemps qu’elle l’a colonisée, ne serait-ce qu’à travers son langage. La métropole domine la langue en ce qu’elle la produit et l’impose com- me une vitrine entre nous et le réel. On connaît la chanson situationniste : «Toute la vie des sociétés dans lesquelles règnent les conditions de production s’annonce comme une immense accumulation de vitrines.» Toute notre poésie est anti-vitrines. (…) »

 

 

 

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Les sentinelles des pandémies. Rencontre avec Frédéric Keck et Vanessa Frangville
Le jeudi 17 septembre 2020
19h

Les sentinelles des pandémies. Rencontre avec Frédéric Keck et Vanessa Frangville

Le jeudi 17 septembre 2020
19h

La situation présente fait émerger de nombreuses questions sanitaires et écologiques mais aussi politiques et sensibles. C’est dans ce contexte que nous invitons, jeudi 17 septembre à 19h, Frédéric Keck (CNRS – anthropologue) pour présenter son dernier ouvrage Les Sentinelles des pandémies. Chasseurs de virus et observateurs d’oiseaux aux frontières de la Chine paru aux éditions Zones Sensibles, qui nous permet de prendre un peu de recul face à l’actualité la plus récurrente.

Nos façons de percevoir, de décrire ou de gérer le «  risque épidémique  » apparaissent comme des produits de notre rapport au monde. Notre relation au non-humain est à revoir d’urgence dans un contexte de dévastation planétaire (élevage de masse, urbanisation, déforestation, etc.) et d’émergence, pour gérer les conséquences de cette dévastation, d’un état d’exception sanitaire ou biosécuritaire.

Dans son ouvrage, Frédéric Keck interroge les modèles de prévention et de calcul des risques qui reposent sur le triptyque abattre / vacciner / surveiller, propre aux techniques pastorales de gouvernement des épidémies. Les sentinelles sont ces agencements qui offrent des signaux d’alerte précoce, des indicateurs sensibles aux mutations contemporaines. 
Au terme d’une recherche ethnographique menée à Hong Kong, Taïwan et Singapour, trois “territoires sentinelles” aux portes de la Chine, Frédéric Keck montre comment les oiseaux peuvent être des “sentinelles animales” face aux maladies infectieuses émergentes. Il décrit les interactions entre les humains (responsables de la santé publique, microbiologistes et virologues, vétérinaires, éleveurs, observateurs d’oiseaux) et non humains (oiseaux sauvages et volailles domestiques, virus et cellules sentinelles). Il analyse les modèles – le troupeau, la chasse, le musée, le scénario – qui informent différents types de représentation et de gestion des événements écologiques que constituent les épidémies. C’est un “livre sentinelle” pour Vinciane Despret qui rédige la préface, un livre qui permet un déploiement d’imaginaires et d’imagination, à l’affût des traces, qui appelle à se préparer à la catastrophe en cours, à venir et à revenir.

Vanessa Frangville (ULB – sinologue) complètera la présentation de ces trois mondes chinois “mineurs” par la dimension “majeure” de la Chine continentale qui a servi de modèle pour la gestion de l’épidémie de ce nouveau coronavirus. La discussion devrait permettre d’entendre, à partir du miroir que nous fournissent les mondes chinois, les mutations des catégories politiques contemporaines vers des formes de gouvernement convergentes, au nom d’un état d’exception sanitaire.

Réouverture, livres en italien et rencontres à venir

Le mardi 01 septembre 2020
15h

Bonjour!

L’été étant maintenant officiellement terminé, nous reprenons à dater de ce jour, nos horaires d’ouverture normaux, à savoir:

Lundi, Mercredi & Samedi de 11h à 19h.
Mardi, Jeudi & Vendredi de 15h à 19h.
Dimanche de 14h à 17h.

Nous profitons de cet envoi pour annoncer aux italophones/philes que nous avons eu la chance d’acheter une grosse centaine de livres de qualité en italien, romans et essais, qui nous ont permis de créer un petit rayon dédié. Une partie des titres est consultable sur notre inventaire en ligne.

Pour les rencontres à venir, le jeudi 17 septembre à 19h, nous accueillerons Frédéric Keck qui viendra présenter son ouvrage Les sentinelles des pandémies, paru aux éditions Zones Sensibles. Pour la suite, nous inviterons très probablement dans le courant du mois à une discussion / assemblée sur l’état d’exception sanitaire qui se prolonge (et serons à la manifestation des soignants ce dimanche 13), et il est probable que nous ré-invitions prochainement les éditions Les Etaques et la revue Le Sabot à venir présenter leurs derniers nés.

Portez-vous bien et au plaisir de vous voir bientôt

Les libraires

Livresété
Horaires mois d’août
Le samedi 01 août 2020
15h

Horaires mois d’août

Le samedi 01 août 2020
15h

Bonjour,

Au mois d’août, nous serons ouverts du mardi au samedi de 15h à 19h.

En vous souhaitant un bel été,

Les libraires

 

 

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BABEL à Par Chemins: « Lettre à mes amis restés en Belgique » un film de Boris Lehman
Le dimanche 19 juillet 2020
10h / 19h30

BABEL à Par Chemins: « Lettre à mes amis restés en Belgique » un film de Boris Lehman

Le dimanche 19 juillet 2020
10h / 19h30

Lettre à mes amis restés en Belgique

Un film de Boris Lehman, Journal filmé 1983-1989, 16mm / couleur / 380 minutes / 1991

Le dimanche 19 juillet, de dix heures du matin à… disons, 19h37.

il y a ceux qui partent et ceux qui restent,

ceux qui attendent.

Où est le voyage, le vrai,

dans la tête ?

Avec l’été : les départs à la mer, à la montagne, ailleurs…

Il y a aussi ceux et celles qui ne partent pas, ne bougent pas, ou pas encore ; celles et ceux qui sont revenus au pays, ou cherchent à voyager autrement.

Boris Lehman prépare doucement son déménagement… chassé de son atelier-vie de la rue Gray pour des horizons, à ce jour, inconnus.

Après qu’il nous ait fait don d’une série de caisse de bouquins, nous lui avons proposé de venir partager un morceau de son cinéma.

Une journée entière pour une projection de Lettre à mes amis restés en Belgique, en pellicule 16 mm, en présence de Boris Lehman qui projettera son film lui-même :

Premier épisode du projet tétralogique Babel, Lettre à mes amis restés en Belgique, raconte la vie quotidienne d’un cinéaste qui prépare un film sur Babel et rêve d’aller au Mexique sur les traces d’Antonin Artaud, chez les indiens Tarahumaras. Sans domicile, il erre dans une ville, Bruxelles, qui semble lui appartenir, puis finit par partir. A son retour, les choses ne sont plus tout à fait à la même place et les gens ont changé. Les problèmes qu’il avait laissés refont surface. Il perd son travail, doit déménager, se dispute avec ses amis et finit par se retrouver seul, lui qui avait côtoyé tant de monde, à chanter : « Parlez-moi d’amour ».

A son image, la ville se désagrège et tout le royaume semble menacé.

C’est un film sur l’amitié et l’intimité écrit à la première personne, qui place Boris et Bruxelles (Babel et Bruegel), à l’instar de Dziga Vertov, l’Homme à la caméra, au centre de l’univers, ici figuré par la spirale folle et vertigineuse de la tour biblique.

Ça sera pour nous une grande-première, et sans doute un moment dont nous conserverons longtemps le souvenir…

Vu la longueur du film, nous imaginons deux entractes : juste de quoi souffler, manger un bout et, peut-être, tendre l’oreille à quelques chansons.

Déroulé de la journée :

10h00 – accueil et petit déjeuner café croissant

11h00 – projection des 3 premières bobines

14h00 – pause musicale / lunch

15h00 – reprise de la projection – bobines 4 , 5, 6

17h30 – petite pause musicale

17h45 – reprise de la projection – bobines 7 et 8

19h30 – fin de la projection

Si l’expérience vous tente, n’hésitez pas à vous inscrire par courriel, histoire que nous puissions prévoir le nombre de chaises à disposer dans notre petit monde de livres – nous ne pourrons pas accueillir plus de 30 personnes.

Contact : librairie.berthelot@gmail.com

P.S : des masques FFP2 seront disponibles pour les personnes vulnérables qui souhaitent assister à la séance.

P.S.2 : apportez vos coussins !

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Rencontre avec Panthère Première – Présentation du 5e numéro
Le jeudi 02 juillet 2020
19h

Rencontre avec Panthère Première – Présentation du 5e numéro

Le jeudi 02 juillet 2020
19h

Nous avons le plaisir de vous inviter, jeudi 2 juillet à 19h, à venir rencontrer des participantes à la revue Panthère Première.

…una lonza leggera e presta molto

…une panthère légère et très vive

Dante, Divina Commedia – Inferno – Canto I – vv.31-60

 

Nous cherchons des signes.

Parfois, un arc-en-ciel. Parfois rien.

Parfois un animal, et parfois un humain.

Les coïncidences sont rares, les amitiés précieuses.

Un sage écrivait : Mais c’est le soleil qui est immobile, et c’est la terre qui tourne avec ses habitants.

Ces derniers temps, nous sommes quelques un.es a avoir connu le mal de mer sans pouvoir quitter la ville pour autant…

Est-ce à dire que tout est perdu ?

Nous ne mangeons pas de ce pain-là : notre cage a des dimensions secrètes, vraiment obscures, que nous ne livrerons pas même sous la torture.

C’est que nous avons médité longtemps la question, et voici où nous en sommes arrivés :

Quelquefois seulement le rideau des pupilles

sans bruit se lève. Alors une image y pénètre,

court à travers le silence tendu des membres –

et dans le cœur s’interrompt d’être.

 

Il est des panthères de bien des couleurs.

Celle-ci d’un noir de jet, tellement sombre qu’elle se confond avec la nuit, le poing levé, son rayonnement est ténébreux.

Celle-là d’un rose syncopé, nous plonge dans des souvenirs jazzy dans lesquels tous les chats sont gris, et les souris dansent éternellement.

L’animal qui vient nous visiter mercredi 2 juillet, sort de l’ombre pour son cinquième numéro, publié au printemps 2020.

Au sommaire de ce numéro qui interroge les Mobilisations de femmes et luttes environnementales, un dossier mystérieux autour de Marthe attaque !

 

A vous y retrouver dans une chaleur lourde de déconfinements, orageuse de révoltes, etc, etc…

 

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[20 / 25 juin] Régularisation des sans-papiers, Carnaval Sauvage et soutien aux ainé.es
Le jeudi 25 juin 2020
15h

[20 / 25 juin] Régularisation des sans-papiers, Carnaval Sauvage et soutien aux ainé.es

Le jeudi 25 juin 2020
15h

Bonjour,

Alors que nous allons bientôt reprendre les rencontres publiques à la librairie (avec très certainement la présentation du 5e numéro de la revue Panthère Première le jeudi 2 juillet – on vous le confirmera bientôt), nous vous embêtons une dernière fois avec nos envies, questionnements et tentatives de retour politique dans l’espace public en vous annonçant les initiatives suivantes:

– Samedi 20 juin (demain donc!) à 14h place du Luxembourg, manifestation pour la régularisation des sans-papiers.

– Samedi 20 juin (encore et toujours demain!) à 17h place du Jeu de Balle, le grand retour du Carnaval Sauvage.

– Jeudi 25 juin à 15h, un rendez-vous à l’Altitude Cent pour aller exprimer notre soutien aux personnes âgées dans les homes de Forest.

A l’avenir, nous n’enverrons plus ce genre d’invitation sur ce site et nous concentrerons sur l’activité de la librairie. Si vous voulez être tenu.es au courant d’initiatives de ce type, le site Rues Vivantes a créée une mailing liste à cet effet, sur laquelle vous pouvez vous inscrire à partir de cette page.

Un beau week-end à toutes et tous

Les libraires

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[Réouverture et questionnements] Entre impuissance et vie sensible, sur les chemins de la consistance
Le mardi 12 mai 2020
20h

[Réouverture et questionnements] Entre impuissance et vie sensible, sur les chemins de la consistance

Le mardi 12 mai 2020
20h

« Nous appelons praxis ce faire dans lequel l’autre ou les autres sont visés comme êtres autonomes et considérés comme l’agent essentiel du développement de leur propre autonomie. La vraie politique, la vraie pédagogie, la vraie médecine, pour autant qu’elles ont jamais existé, appartiennent à la praxis. »

– Cornelius Castoriadis, L’institution imaginaire de la société

Bonjour !

Alors que le gouvernement vient d’initier un processus de « déconfinement » aux contours incertains, nous avons réouvert notre petite librairie depuis ce lundi 11 mai, selon nos horaires habituels :

Lundi, Mercredi et Samedi : 11h00-19h00

Mardi, Jeudi et Vendredi: 15h00-19h00

Dimanche : 14h00-17h00

Nous aurions aimé coupler cette réouverture avec une invitation à une discussion publique. Nous sentons le besoin largement partagé de se voir, de se parler, d’éprouver des présences et d’essayer de réfléchir ensemble sur cette période hallucinée. Nous aurions aimé nous poser, avec vous, ces questions, parmi d’autres :

Comment avons-nous vécu le confinement ? Qu’est-ce que cela dit de nos manières de vivre ?

Qu’en est-il de l’espace public ? Comment se le réapproprier après qu’il ait été si longtemps confisqué ?

Comment ne pas revenir « à la normale » ? Qu’est-ce que cela signifierait pratiquement ?

Nous ne lançons pourtant pas cette invitation. Ce n’est pas tant par précaution sanitaire. Nous pensons qu’il va falloir apprendre à vivre avec la présence du virus, quitte à développer une attention pour les plus vulnérables. Surtout, nous pensons que nous ne pouvons pas abandonner, à une décision gouvernementale ou à une disparition de l’épidémie, la possibilité de nous voir, de nous réunir et de penser ensemble. Pourtant, c’est ce que nous nous sentons obligés de faire actuellement : nous ne souhaitons pas assumer les risques policiers, pour les participant.es et pour les habitant.es de notre espace, que pourrait impliquer une telle invitation. Décision temporaire, qu’il faudra bien re-questionner prochainement.

D’ici là, nous vous partageons un échange épistolaire qui a lieu entre certains des libraires, et à l’adresse d’ami.es dont nous espérons pouvoir vous compter. Ces réflexions cherchent à interroger la situation présente, la « distanciation sociale », le rapport au risque et à la confiance, mais aussi la place des enfants et la solidarité avec les quartiers populaires. Nous n’avons pas les réponses aux questionnements que nous avançons mais nous espérons qu’ils puissent être des prémisses à des réflexions et discussions plus larges, à la constitution d’une forme d’intelligence collective de la situation.

Ce long échange sera probablement plus agréable à lire en version PDF.

Au plaisir de vous revoir

Les libraires

Adil
De la dépossession du monde : Jusqu’où faudra-t-il arrêter de vivre pour ne pas mourir ?
Le mardi 21 avril 2020
22h

De la dépossession du monde : Jusqu’où faudra-t-il arrêter de vivre pour ne pas mourir ?

Le mardi 21 avril 2020
22h

« Évoquer l’écologie, c’est comme parler du suffrage universel et du repos du dimanche : dans un premier temps, tous les bourgeois et tous les partisans de l’ordre vous disent que vous voulez leur ruine, le triomphe de l’anarchie et de l’obscurantisme. Puis, dans un deuxième temps, quand la force des choses et la pression populaire deviennent irrésistibles, on vous accorde ce qu’on vous refusait hier et, fondamentalement, rien ne change.»

  – André Gorz aka Michel Bosquet, Le Sauvage, 1974,
in Ecologie et politique

Bonjour,

Nous vous écrivons à nouveau depuis notre petite librairie. Elle n’accueille plus de flâneurs ou flâneuses, et pourtant elle vit : mise à jour de l’inventaire des livres d’occasion, commandes en ligne, diffusion du texte Pour une épidémiologie populaire… L’occasion de quelques belles rencontres et discussions « à la sauvette » devant la librairie, de la nécessité de continuer à vivre et partager nos raisons, nos passions. Dans cette optique, nous avons commencé, grâce à une proposition de radio Moscou, à enregistrer de courtes lectures, extraits de romans, d’essais ou de poésie, qui nous ont touchés ou résonnent avec la situation présente. Vous pouvez les trouver sur cette page.

Vous avez été nombreux et nombreuses à réagir au texte que nous avions envoyé en début de confinement. Nous vous remercions pour toutes vos réactions, qui nous ont confirmé dans la volonté largement partagée d’essayer de penser et d’agir sur la situation actuelle à partir d’autres bases que celles qui nous sont imposées. Cet écho inattendu nous a d’abord amenés à envisager d’écrire à nouveau. Assez vite la profusion des textes publiés sur le net nous a fait comprendre que, quelque soit le sujet que nous choisirions d’aborder, d’autres seraient à même de le traiter avec plus de finesse ou de pertinence.

Nous avons finalement décidé de vous écrire pour vous relayer deux des nombreuses initiatives qui, près de chez nous, cherchent à contrer les effets les plus délétères de ce confinement morbide :

Tous les mardis de midi à 14h a lieu, au Steki rue Gustave Defnet 6, une collecte de nourriture et de biens de première nécessité à destination des sans-papiers.

Un collectif a lancé un appel à une grève des loyers, voir leur site.

Nous profitons aussi de cet envoi pour raconter un peu où nous en sommes, et pour vous transmettre un texte, écrit par l’ami maraîcher qui, depuis trois ans, vient les samedis vendre ses légumes à la librairie (son texte « Jusqu’où faudra-t-il… » suit le nôtre « De la dépossession… »): Le texte en version PDF.

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[Fermeture de la librairie] Contre le confinement morbide – Pour une épidémiologie populaire
Le mardi 24 mars 2020
10h

[Fermeture de la librairie] Contre le confinement morbide – Pour une épidémiologie populaire

Le mardi 24 mars 2020
10h

Bonjour,

[edit novembre 2020] Lors du premier confinement, traversés par divers questionnements et réflexions, nous avions publié un texte intitulé « Contre le confinement morbide ; Pour une épidémiologie populaire », que vous trouverez ci-dessous. – Lors de ce 2e confinement, les librairies ayant été considérées comme des commerces essentiels, nous restons bien ouverts selon nos horaires habituels [/edit novembre 2020]

Vous pouvez trouver la liste des livres que nous avons en rayon ici :

Livres neufs

Livres d’occasion

! Pour les occasions, les romans et livres poches ne sont pas repris dans l’inventaire, vous pouvez donc nous contacter par mail pour voir si nous avons les titres qui vous intéressent (ou nous demander des conseils).

En vous souhaitant une bonne santé à toutes et tous,

Les libraires

 Le texte en PDF  ///  Version A3 imprimable

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ANNULÉ – [Ecoute radio] « From Lisboa with love » (FR)
Le mercredi 18 mars 2020
19h

ANNULÉ – [Ecoute radio] « From Lisboa with love » (FR)

Le mercredi 18 mars 2020
19h

Les auteurs ne pouvant se rendre en Belgique sans risquer d’y rester bloqués,

la rencontre est annulée!

Désolé

« On est en train d’explorer plusieurs quartiers, mais je vous assure que si on est train d’investir dans un quartier ou faire de nouveaux projets quelque part, c’est parce que ça en vaut la peine »

Une spéculatrice de bas étage

Depuis quelques années, Lisbonne subit un véritable tremblement de terre dû à l’explosion du tourisme et de la spéculation immobilière. Alfama, l’un des quartiers les plus emblématiques de la ville, se retrouve au coeur de la tempête : augmentation des loyers, expulsions des habitants, fermeture des lieux de vie… Comme une image de carte postale, la capitale portugaise est en passe de devenir un gigantesque lieu de villégiature, avec son soleil, ses avantages fiscaux et des investissements à faire, infernale pour celles et ceux qui l’habitent au quotidien.

« From Lisboa with love » donne la parole tant à celles et ceux qui subissent ces transformations drastiques qu’à ses acteurs : investisseurs patentés et évadés fiscaux en tout genre. Entrer dans la logique de leurs discours permet de mieux appréhender ce qui est en jeu dans les processus de gentrification et de métropolisation en cours tant au Portugal qu’ailleurs. En quoi Lisbonne est l’un des modèles-types de la ville du futur, parfaitement invivable pour celles et ceux qui l’habitent ?

Avec Aurélien Caillaux, nous essaierons de faire un état des lieux de la question du logement à Lisbonne et à Bruxelles et de mettre en perspective tant les forces qui travaillent et transforment ces villes que celles qui y résistent et y échappent.

 

From Lisboa with love » documentaire radiophonique en français (50 minutes)

mercredi 18 mars à 19h00 en présence du réalisateur Aurélien Caillaux.

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Durant l’exposition (au coronavirus), les travaux continuent!
Le mardi 17 mars 2020
20h

Durant l’exposition (au coronavirus), les travaux continuent!

Le mardi 17 mars 2020
20h

Par ces temps de panique, je n’ai peur que de ceux qui ont peur!

Victor Hugo reloaded

 

Bonjour,

Nous vous envoyons ce petit mail pour vous prévenir que l’écoute du documentaire radio « From Lisboa with love » est hélas annulée. Pas de panique, la librairie n’est pas contaminée, mais les amis qui devaient venir la présenter craignent que de potentielles futures mesures anti-coronavirus les bloquent dans notre beau pays, ils resteront donc dans leur ville.

Par contre, considérant que les livres sont un besoin de première nécessité, particulièrement quand tous les lieux et toutes les rencontres récréatives sont annulées (et, le cas échéant, en tant qu’alternative à la pénurie de papier toilette), la librairie restera ouverte, tant que les libraires seront vaillants et en bonne santé, et que les autorités n’utiliseront pas la contrainte pour nous obliger à fermer.

Nous espérons que vous allez tous bien et que vous profiterez, autant que faire se peut, de cette période de grève forcée.

Les libraires

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[Gestion des foules et surveillance commerciale] Rencontre avec les auteurs de Footfall Almanac 2020
Le jeudi 05 mars 2020
19h

[Gestion des foules et surveillance commerciale] Rencontre avec les auteurs de Footfall Almanac 2020

Le jeudi 05 mars 2020
19h

Nous avons le plaisir de vous inviter, jeudi 5 mars à 19h, à la présentation du livret Footfall Almanac 2020, en présence des chercheurs Kurt Tichy et Dennis Pohl. La présentation sera en anglais avec une traduction simultanée, puis la discussion en français.

Le tracking sans fil des téléphones portables est devenu une méthode très courante pour suivre les foules dans les centres commerciaux, au marché de Noël et lors d’autres grands événements à Bruxelles, sans besoin d’une autorisation explicite ou d’une coopération active. Des entreprises privées ainsi que des agences civiles l’utilisent pour veiller sur les déplacements des passants dans les espaces publics, les premiers pour prévoir les ventes et les seconds pour gérer les foules. Footfall Almanac 2020 observe cette rencontre d’agents et de prévisions dans leurs technologies et terminologies communes.

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Projection du film « By the name of Tania » en présence des réalisatrices Bénédicte Liénard et Mary Jimenez
Le vendredi 14 février 2020
19h

Projection du film « By the name of Tania » en présence des réalisatrices Bénédicte Liénard et Mary Jimenez

Le vendredi 14 février 2020
19h

Bonjour,

Nous avons le plaisir de vous inviter, vendredi 14 février à 19h, à la projection du film By the name of Tania, en présence des réalisatrices Bénédicte Liénard et Mary Jimenez. Vous pouvez voir ici la bande-annonce avec des sous-titres anglais (le film sera projeté à la librairie avec des sous-titres en Français et Néerlandais).

J’ai une voix qui me dit :

Regarde bien…

Réveille-toi…

Qu’est-ce qui se passe ?

Portrait de femme. Souvenirs blessés, impressions fugaces. Tout se mélange. Portrait ? Mais comment dire la violence, comment la faire ressentir ? Un rapport au temps dessiné par le regard, à travers une langue en ce qu’elle donne à voir. Le corps et sa débrouille de chaque instant : autant de nouvelles habitudes. Une voix témoigne des choses passées, nous la croisons en route. Avec ses doutes, ses questions, ses rêves. Le présent et ses tangages. L’avenir qui arrivera peut-être…

Entre hier et demain, les paysages changent à mesure que le cœur s’engouffre. C’est ainsi qu’une pensée va dans l’économie des gestes nécessaires et la vie qui s’arrache en urgence. Comme n’importe quelle marchandise qui veut échapper à son sort, la beauté y devient clandestine. La police des frontières ne blague ni avec l’âge ni avec les visages. Alors, la sensualité des images coupe dans la chair comme un couteau à double tranchant. Ce que peut cacher de révolte un sourire, un déhanché, un maquillage, ce film le laisse deviner.

L’Amérique latine cadre cette épopée des origines sur fond de cumbia. Le désir apparaît rarement aussi obscur qu’à la lumière crue. Le long du fleuve, la jungle garde ses reflets d’argent quand l’or se paye avec le sang. La malaria non plus ne fait pas de cadeau. Entre les mots et les silences, cette femme porte un nom de travail : Tania. Comme on porte une arme, un masque ou un secret. Ce film semble une tentative délicate pour s’en délivrer. Et rebattre les cartes, relancer les dés. Introduire un rien de jeu dans le destin ; un souffle dans le tourbillon des apparences. Au nom de toutes les Tania, pour exorciser les peurs, livrer bataille aux démons. Déposer une histoire où toutes ces vies de femmes entrent en écho. Pour que le voyage au-delà du voyage puisse durer. Comme un portrait de ce qui revient par la fenêtre de la mémoire. Et comment revenir ?

…Mais c’est une toute petite voix.

Sans titre
[Cycle anti-carcéral] Présentation du second numéro de la revue « La brèche » : « Des peines et du travail »
Le vendredi 07 février 2020
19h

[Cycle anti-carcéral] Présentation du second numéro de la revue « La brèche » : « Des peines et du travail »

Le vendredi 07 février 2020
19h

Nous avons le plaisir d’accueillir, vendredi 7 février à 19 heures, des membres du Genepi Belgique qui viendront nous présenter leur revue intitulée La brèche à l’occasion de la sortie du second numéro. Celui-ci est consacré au travail en prison et a pour objet de rendre visibles les conditions des travailleurs et travailleuses incarcérées.

La rencontre sera l’occasion de revenir sur les pratiques éditoriales ainsi que la démarche du Genepi Belgique, mais aussi, par le biais des contributions de la revue, sur ce qui se trame quant aux conditions de travail au cœur même du système judiciaire.

« En Belgique, tout en bas de l’échelle que parcourt le capitalisme sauvage, il y a les conditions du travailleur clandestin et celles du travailleur incarcéré. Et tandis que les premières forment un invisible rejeté aux marges de l’État, les secondes y forment un invisible en plein cœur !

En prison, le nombre de demandeurs d’emploi dépasse de loin la quantité de travail disponible. Celui-ci se présente non comme un droit, mais comme une faveur. Pourtant, tous les acteurs concernés par le travail en prison y trouvent leur intérêt : il présente des avantages économiques pour les entreprises, il facilite la discipline et la logistique interne pour les établissements pénitentiaires, et il permet une ressource financière ainsi qu’un cadre de vie nécessaires aux détenu•e•s. Il y aurait dès lors tout lieu de poser la question en termes de rapport de forces. Et pourtant (ou justement en raison de cela), les conditions qui permettraient à ce rapport de se former sont systématiquement sapées.

Les relations de travail traversent la prison en son entier. Les revendications des détenu•e•s sont passées sous silence. Celles des agents pénitentiaires — dont on connaît la force syndicale — sont tantôt entendues, tantôt jugées inentendables.

La prison préfigure, concentre et exacerbe les réalités sociales et économiques de notre société. Elle est un laboratoire des mécanismes d’oppression les mieux affûtés. Mais pourrait-elle être un lieu d’expérimentation des moyens de résistance ? La doctrine carcérale en fait le fleuron du cloisonnement, nous avons pour vocation de travailler à son décloisonnement. »

Extrait de l’édito, La Brèche, n°2, Hiver 2020.

Le Genepi Belgique est une ASBL d’éducation populaire qui a vu le jour en 2019 et a pour vocation de participer au décloisonnement de la prison en établissant un lien entre les personnes incarcérées et le monde extérieur. Voir leur site pour plus d’informations.

 La présentation sera suivie d’un repas.

 Cet évènement inaugure un cycle autour de la prison dans le cadre duquel sont prévues des projections de documentaires ainsi que l’organisation d’un arpentage du livre Le capitalisme carcéral de Jackie Wang, paru aux éditions Divergences.

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[Alerte à Par Chemins] Nouveaux horaires: ouvertures en matinée et le dimanche
Le jeudi 30 janvier 2020
11h

[Alerte à Par Chemins] Nouveaux horaires: ouvertures en matinée et le dimanche

Le jeudi 30 janvier 2020
11h

Bonjour,

Grâce à l’arrivée de nouveaux bénévoles, et au retour bruxellois de vieux briscards de la librairie, notre équipe de choc ne cesse de s’étoffer, tout comme nos envies de tenir notre petit espace ouvert. En conséquence de quoi, nous allons, dès le 1er février, augmenter les horaires de la librairie, avec des ouvertures dès la fin de matinée le lundi et le mercredi, ainsi que le dimanche après-midi.

Voici les nouveaux horaires:

Lundi: 11H à 19H

Mardi: 15H à 19H

Mercredi: 11H à 19H

Jeudi: 15H à 19H

Vendredi: 15H à 19H

Samedi: 11H à 19H

Dimanche: 14H à 17H

Au plaisir de vous y voir

Les libraires

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Wim Decock – Le marché du mérite
Le jeudi 16 janvier 2020
19h

Wim Decock – Le marché du mérite

Le jeudi 16 janvier 2020
19h

Nous avons le plaisir d’accueillir jeudi 16 janvier à 19h, Wim Decock, dont Le marché du mérite, Penser le droit et l’économie avec Léonard Lessius vient de paraître aux éditions Zones Sensibles. L’auteur sera accompagné de l’éditeur de Zones Sensibles : Alexandre Laumonnier.

Comprendre la genèse de l’économie moderne nécessite un retour à ses fondements théologiques. Le Marché du mérite revisite l’héritage de l’un des protagonistes de l’histoire de la pensée économique, le jésuite Léonard Lessius (1554-1623). Dans un contexte marqué par la mondialisation des échanges, l’essor des places boursières et de profonds bouleversements politico-religieux, Lessius fera figure d’« Oracle des Pays-Bas » parmi les marchands, banquiers et princes. Son principal ouvrage, Sur la justice et le droit, deviendra un livre de référence en raison de sa fine maîtrise de la technique juridique et de la lucidité de ses analyses économiques (spéculation, subprimes, assurances, information et marché, monopoles, investissements, prêts, risques). Si le marché n’a pas pour vocation de transformer le monde en marchandises ni l’homme en esclave d’une soif matérialiste, Lessius encourage néanmoins l’effort, la prudence et l’industrie, autant de vertus aptes à libérer un marché basé sur le mérite.

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Punch and Judy – spectacle de marionnettes
Le dimanche 15 décembre 2019
15h

Punch and Judy – spectacle de marionnettes

Le dimanche 15 décembre 2019
15h

Nous avons le plaisir d’accueillir, dimanche 15 décembre à 15 heures, le spectacle de marionnettes « Judy and Punch » de la compagnie « Projet D » (construction, scénographie, jeu et manipulation : Simon Moers).

Tyrannique, égoïste, prétentieux, méchant, insupportable, Mister Punch est un personnage complètement amoral. Les situations du spectacle sont simples, voire élémentaires : il croise le chemin de sa femme et leur bébé, un policier, le diable et bien d’autres personnages. Qu’il soit sadique et violent ou victime de ce qu’il a provoqué, le risible prend le pas sur tout jugement moral. Avec beaucoup d’humour noir et une certaine dose de brutalité, Punch balaie les convenances dans un grand rire impertinent.

Spectacle de marionnettes à gaines en castelet, d’après la cruelle tradition anglaise du même nom [Mister Punch et Judy]. Cette tradition apparue dans le courant du 17e siècle en Angleterre serait issue de la commedia dell’arte.
Mister Punch est une forme de spectacle très ludique qui convient autant aux adultes qu’aux jeunes publics.

Le spectacle sera suivi d’un goûter.

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La Ville vue d’en bas, travail et production de l’espace populaire
Le mercredi 11 décembre 2019
19h

La Ville vue d’en bas, travail et production de l’espace populaire

Le mercredi 11 décembre 2019
19h

Nous avons le plaisir d’accueillir le mercredi 11 décembre à 19h, un membre du collectif Rosa Bonheur qui viendra présenter un ouvrage collectif paru récemment aux éditions Amsterdam : la Ville vue d’en bas, travail et production de l’espace populaire. Rosa Bonheur est un collectif d’universitaires, chercheur.e.s en sociologie et en géographie-urbanisme, basé.e.s dans la métropole lilloise. Cette rencontre est co-organisée avec Inter Environnement Bruxelles, Sarah De Laet (géographe) animera la rencontre.

La désindustrialisation à l’œuvre depuis les années 1970 a confiné des pans entiers des classes populaires aux marges du salariat. Tenues à l’écart des principaux circuits marchands, ces populations ont dû réorganiser leur travail et leur vie quotidienne de manière à satisfaire les besoins essentiels à leur subsistance, selon une dynamique qui confère une centralité nouvelle à l’espace urbain : pour elles, l’accès à la plupart des ressources matérielles et symboliques nécessaires au maintien d’une existence digne est intimement lié à leur ancrage territorial.

Or, les pratiques attachées à cette centralité populaire sont aujourd’hui contestées. Prises dans la course à la métropolisation, certaines villes voudraient en définitive remplacer ces populations, dont elles considèrent qu’elles « ne font rien », par d’autres issues des classes moyennes et supérieures, n’hésitant pas à agiter le spectre du communautarisme et celui du ghetto. Il s’agit, au contraire, de saisir ce qu’impliquent les processus contemporains de fragmentation de l’espace social pour des personnes qui ne sont ni plus ni moins que des travailleuses et des travailleurs.

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Spectacle de marionnettes: Le cirque est arrivé!
Le dimanche 01 décembre 2019
16h

Spectacle de marionnettes: Le cirque est arrivé!

Le dimanche 01 décembre 2019
16h

Nous avons le plaisir d’accueillir, dimanche 1er décembre à 16h,  le spectacle d’ombres « Le Cirque est arrivé » de la compagnie Clair de Lune.

LE CIRQUE EST ARRIVÉ !

Et tout devient possible…

Le décor évoque le Chat Noir et la belle époque du théâtre d’ombres à Montmartre. Dans l’obscurité de la salle, une intimité se tisse entre le public, les ombres et le manipulateur. Le rideau se lève. Un cirque d’ombres arrive, et tout devient possible… Ombres et lumières exécutent pirouettes et pitreries, et vous racontent une histoire sans paroles, sautillant sur des notes et des cliquetis.

Le Clair de Lune Théâtre est une compagnie spécialisée dans le théâtre d’ombres non verbal.

Nous privilégions la musique et l’image comme moyen de narration. Ce choix nous amène à créer des personnages articulés dont la découpe, la gestuelle et la posture sont d’une très grande précision afin de permettre une compréhension claire de leurs émotions et expressions.

Notre volition est de faire rêver en ayant un regard critique sur certaines questions importantes de notre époque.

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Présentation et lecture de « On parlait d’amour » de Benjamin Deman
Le samedi 30 novembre 2019
19h

Présentation et lecture de « On parlait d’amour » de Benjamin Deman

Le samedi 30 novembre 2019
19h

A l’occasion de la sortie du recueil « On parlait d’amour » de Benjamin Deman, nous avons le plaisir d’accueillir samedi 30 novembre à 19h la comédienne bruxelloise Bach-Lan Lê-Bà Thi qui proposera, en présence de l’auteur, la lecture publique de quelques nouvelles extraites du livre. 

L’anniversaire d’un collègue, une fête de famille, un couple en visite chez des amis tout juste installés à la campagne… Les quinze histoires qui composent ce recueil mettent en scène nos vies, ordinaires et étranges. Ici, les existences paraissent lisses et bien réglées. Pourtant : quelque chose ne tourne pas rond. ​Quelque chose ne va pas: on voudrait s’aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans trouver les mots ; on s’accroche au quotidien. Un propos grave et drôle, un auteur plein de tendresse pour ces personnages tantôt lâches, tantôt dignes.  Pour accompagner cette présentation, quelques notes de saxophones souffleront entre les lignes que vivre reste à portée de main.

Pour accompagner cette présentation, un percussionniste (Mehdi Delanoeije) et quelques notes de saxo (Carlos Nassart) souffleront entre les lignes que vivre reste à portée de main.

Pour celles et ceux qui en auront l’appétit, gageons qu’il y aura ensuite de quoi manger un bout, et boire un verre de rouge, ou d’eau plate.

 

oreste
Rencontre avec Oreste Scalzone – Kairos & Parresia / kairo-topologies
Le jeudi 28 novembre 2019
19h

Rencontre avec Oreste Scalzone – Kairos & Parresia / kairo-topologies

Le jeudi 28 novembre 2019
19h

Nous avons le plaisir d’accueillir ce jeudi 28 novembre à 19h Oreste Scalzone pour une discussion autour de l’histoire des luttes italiennes de la décennie rouge (1968-1978) et des mouvements des dernières années en France.

entre la décennie 6878 et [lesmaintenant Quelques exercices strictement nécessaires de faculté de mémoire et de travail d’oubli.

L’histoire d’Oreste Scalzone, une séquence ininterrompue de saisons militantes égales et diverses, commence tôt. A treize ans il se fait ‘jeune communiste’ sur l’onde du bouleversement qui traverse l’Italie en juillet 1960. Il déborde du périmètre de l’inoubliable soixante-huit. Associé aux journées mythiques du 3 février – la Bataille de Valle Giulia – Nous ne nous sommes plus enfuis– et du 16 mars, marqué par l’agression néofasciste contre les occupants de l’université de Rome. Gravement blessé, Oreste se rend à Paris en mai-juin, et dans la ferveur des discussions du Comité des Italiens, mûrit sa ‘découverte’ du courant opéraïste.

69, année de révolte à dominante ouvrière. Printemps rebelle du Nous voulons tout ! avec pour épicentre Fiat-Mirafiori à Turin. Naissance du journal ‘néo-opéraïste’ La Classe. Soulèvement de Corso Traiano, dans la ville de Fiat. Pendant l’automne chaud de 69, s’organise le journal et groupe Potere operaio (pouvoir ouvrier) – à la frontière entre la ‘gauche extra-parlementaire’ et les théories-pratiques entre lutte contre le travail et lutte contre l’État. Enfin, l’hiver, Piazza Fontana et l’assassinat policier du cheminot anarchiste Pinelli.

Années 70 : les grandes usines, déjà secouées par l’onde de choc longue de la subversion sociale, jouent le rôle de revolving door pour une critique de masse de la société du travail et de la République, pour une étrangeté active et hostile à l’État.

La difficile conclusion de Potere operaio et l’émergence des formes diverses et ultérieures de l’Autonomia operaia (autonomie ouvrière), Scalzone, toujours ‘au milieu du jeu de quilles’, participe aux comités communistes, qui s’inscrivent dans une variante insurrectionnaliste de l’opéraïsme, dans l’archipel de l’autonomie, dans l’extension du camp de la lutte dure, sans trêve et sans peur, un état de soulèvement endémique qui en arrive aux armes, à ce qui sera défini comme une guerre civile de basse intensité. Dans les formes de vie, d’organisation et d’action, dans les territoires existentiels et parmi les voix de ce soulèvement éruptif qui rebondit d’un bout à l’autre de la péninsule, Scalzone est presque toujours. Il est, dans les prodromes et la gestation du biennio 1977/1978 marqué par la volonté et la décision de « porter l’attaque au coeur de l’État », que d’autres camarades cherchent à réaliser ; il est, dans la relation controversée et tumultueuse entre faits et choses, leurs perceptions et interprétations.

L’année suivante la riposte étatique à l’ensemble des années 70 prend corps : la contre-insurrection et l’exception comme formes de gouvernement. Arrêtés, parmi tant d’autres, le 7 avril 1979, Scalzone est poursuivi pour association subversive et bande armée. Solidairement avec six autres (Negri, Piperno, Ferrari-Bravo, Dalmaviva, Vesce, Zagato), il sera désigné comme tête d’affiche, accusé également de tentative d’insurrection armée contre les pouvoirs de l’État – « tentative poursuivie avec des moyens adéquats sur tout le territoire national pendant près d’une décennie ».

S’ensuivent emprisonnement, nomadisme forcé, prisons spéciales et maladie. Après une longue campagne de solidarité active, il est finalement relaxé à l’article de la mort. S’étant ensuite soustrait aux obligations légales, expatrié, il vit en France entre 1981 et 2007, comme une centaine d’autres hommes et femmes, petite population fugitive, réfugiée là sans statut, agrippée à un asile précaire. Pendant ces années de refuge en France, Scalzone – cela va sans dire, jamais seul – est en première ligne dans la bataille pour un asile indivisible et inconditionnel : cela lui permet de transformer l’exil en un champ de lutte, au-delà des pratiques de solidarité active et concrète. De France en Italie se joue une bataille en faveur de l’amnistie également pour tous et pour chacun. Entre-temps il est jugé par contumace et condamné à Rome et à Milan respectivement à 20 ans et 16 ans de réclusion. La sentence milanaise sera cassée pour vice de procédure, alors que celle de Rome pour le procès-mère du 7 avril sera redimensionnée à dix ans pour association subversive constituée en bande armée.

En janvier 2007, Oreste rentre dans les conditions de prescription pour les peines non purgée. Il vit depuis lors entre Paris et diverses villes italiennes.

En plus de se battre de manière spécifique contre la gangrène pan-pénale, il a continué et quelque part accentué sa participation à des activités rebelles et solidaires dans les mouvements des dix dernières années, tant en France qu’en Italie, une rhapsodie militante conteur / compositeur-interprète sifflotant. Sa position dans les mouvements, dans la commune révolte créatrice pourrait se chercher – pour ce que valent les définitions – dans le camp / champ commun-autonome-acratique, anarcho-communiste diversifié du communisme radical-libertaire.

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Atelier d’autodéfense numérique
Le vendredi 22 novembre 2019
19h

Atelier d’autodéfense numérique

Le vendredi 22 novembre 2019
19h

Bonjour,

Nous vous invitons à un atelier d’autodéfense numérique ce vendredi 22 novembre à 19h.

Depuis une vingtaine d’années, la société s’informatise. Ce phénomène s’est accéléré avec l’arrivée d’internet et de la téléphonie mobile.  La numérisation de la société permet un monitoring technologique total.  Pourtant dans les usages quotidiens, le pistage et le profilage sont largement acceptés.

Le but de cet atelier est de sensibiliser à la surveillance et de fournir des outils pratiques de contournement. Il se déroulera en trois temps:
(1) Introduction aux enjeux sociaux de la surveillance.
(2) Comment mettre en place une hygiène informatique saine, adaptée à nos usages (situations concrètes, logiciels libres, chiffrage, etc).
(3) Questions-réponses ouvertes.

La formation est accessible à tous, y compris les moins initiés à l’informatique.
Venez avec votre ordinateur, votre smartphone, ou un simple carnet de notes.

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Lecture de poésie autour de quatre recueils
Le samedi 16 novembre 2019
19 h

Lecture de poésie autour de quatre recueils

Le samedi 16 novembre 2019
19 h

Ce samedi 16 novembre nous recevrons quatre auteurs et leurs recueils pour une soirée de lectures.
Seront présent-e-s :

Fanny Guérin, écrit de la poésie, des récits, des objets scéniques hybrides pour la scène. Son recueil Des disparitions avec vent et lampe s’articule autour d’un même lieu : une chambre « vide et réelle » à partir de laquelle va advenir la langue, parfois tenue par le réel, souvent bougée par le vent ou par son absence, par une intériorité mouvante, par ce qui est hors de la chambre, intouchable. Dont on pressent le mouvement sans le saisir, que l’on reçoit par image ou disparition d’image ».

Tom Buron, l’auteur de Le Blues du 21e Siècle & Autres Poèmes (Maelström, 2016), Nostaljukebox (Maelström, 2017), et Nadirs (Maelström), trilogie poétique parue cette année, sélectionnée pour le Prix SGDL Révélation de Poésie. Par ailleurs, il traduit de l’anglais (Joseph Ridgwell et David Park Barnitz aux Editions de l’Angle Mort) et performe sa poésie avec des musiciens de différents horizons. « Il s’agit ici de proférer en chute libre, en apnée éclairante. De faire éclore des abîmes lumineux, d’éprouver au plus profond cette « certitude d’être mangé par l’infini » dont parlait Daumal » Zéno Bianu (texte de présentation de Nadirs).

Célestin de Meeûs est né en 1991. Il vit et travaille à Bruxelles. A publié aux éditions maelstrÖm 414 un recueil de nouvelles en 2014 ainsi qu’un recueil de poèmes et courtes proses en décembre 2016. En avril 2018, il publie « Écart-type » aux éditions Tétras Lyre, pour lequel il a reçu le prix Emile Polak de l’Académie Royale de Belgique. Célestin co-anime l’émission «La voix sans frontières» sur radio Panik. Il est également cofondateur et animateur de la revue poétique et d’arts graphiques « On peut se permettre ». Il y a deux ans, il co-fonde les éditions de l’Angle Mort. En septembre 2018, il est lauréat du prix de la Vocation de poésie, accompagné de la publication de « Cadastres » aux éditions Cheyne.

Julia Lepère, née en 1987 à Paris, est comédienne et poétesse. Elle est publiée dans une dizaine de revues en ligne et papier, dont remue.net, L’Intranquille, Phoenix, N47. Son premier recueil, Je ressemble à une cérémonie, est composé en trois parties et se propose sous la forme d’un seul long poème quasi narratif, articulé autour de la figure mythique de Mélusine. Le langage y exprime une réalité fragmentée et difficile à faire advenir à la conscience. A tenter d’approcher de la sensation du souvenir, le sujet vit une contradiction pouvant s’apparenter à une forme d’aporie, dans laquelle la poésie tente de saisir le réel et où le réel s’estompe pour laisser place au langage, sorte d’épave du souvenir.
Au plaisir de vous y voir !

Reclus Géographie Petit
[Samedi 9 & Dimanche 10] Vente exceptionnelle: Marxisme et Histoire sociale et politique
Le samedi 09 novembre 2019
10h

[Samedi 9 & Dimanche 10] Vente exceptionnelle: Marxisme et Histoire sociale et politique

Le samedi 09 novembre 2019
10h

Bonjour,

Nous avons eu la chance d’acheter récemment plusieurs bibliothèques de grande qualité dont une regroupant une quantité énorme de livres marxistes et d’histoire sociale et politique. Ne pouvant proposer de manière permanente tous ces titres dans notre petit espace, nous organisons samedi 9 de 10h à 19h et dimanche 10 de 13h à 17h une vente exceptionnelle de ces ouvrages à la librairie Par chemins (rue Berthelot 116 à 1190 Forest).

Vous trouverez ci-dessous un rapide descriptif du lot qui sera mis en vente. Merci de relayer cette information à vos connaissances potentiellement intéressées.

Les libraires

——————————————–

Parmi les livres qui seront proposés, de nombreux ouvrages (dont certains épuisés et difficiles à trouver) de et sur: Marx, Engels, Lénine, Trotsky, Luxemburg, Babeuf, Blanqui, Serge, Kroptokine, Bakounine, Proudhon ainsi que des historiens tels que E. Hobsbawm, D. Guérin, M. Dommanget, P. Broué, G. Badia.

Les maisons d’édition les plus présentes sont: Editions Sociales, Maspero, La découverte, Payot, La Fabrique, Anthropos, Minuit, Syllepse, Gallimard NRF, Aden, Agone, Complexe, et dans une moindre mesure: Editions Libertaires,  La brèche, Libertalia, Spartacus, Aube rouge.

Les périodes historiques concernées sont les révolutions française, soviétique et allemande, la Commune de Paris, mais aussi la colonisation du Congo et les luttes décoloniales en général, les luttes des esclaves aux Etats-Unis et les mouvements de libération en Amérique Latine.

On notera particulièrement une magnifique édition de la Géographie Universelle d’Elisée Reclus édité par  la Librairie Hachette (1880-1889) avec reliure de Charles Magnier & Fils, et dorures d’Auguste Souze, ainsi que quelques livres d’art de Masereel, Somville et Permeke.

Nous estimons à plus de 600 le nombre de livres qui seront proposés à la vente, près de 200 d’entre eux ont été encodés dans notre inventaire en ligne que vous pouvez consulter sur notre site.

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Conférence / concert sur la musique improvisée: Seijiro Murayama, Mathieu Lilin & Daniel Dariel
Le vendredi 08 novembre 2019
20h

Conférence / concert sur la musique improvisée: Seijiro Murayama, Mathieu Lilin & Daniel Dariel

Le vendredi 08 novembre 2019
20h

Nous avons l’insigne honneur d’accueillir vendredi 8 novembre à 20h, le duo d’improvisation composé de Mathieu Lilin & Daniel Dariel (Saxophone baryton et caisse claire). Ils accompagneront Seijiro Murayama, compositeur-improvisateur qui oeuvre depuis les années 70 à saisir et rendre sensible l’espace limite séparant la musique idiomatique du non-idiomatique. Au fil d’années de jeu en formations diverses ou en solo, sa pratique de l’improvisation par le biais d’instruments percussifs l’a mené à en interroger les expériences limites, les moteurs possibles, les relations intrinsèques aux espaces, aux temporalités et aux modes de production qui en participent.

Seijiro Murayama est co-auteur d’Idiomes et Idiots, développant une portée politique à l’improvisation par le biais d’une réflexion théorique autour d’une proposition de concert ayant eu lieu en 2008.

Idiomes & Idiots(EN)

Discographie

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La théorie de la réciprocité : une alternative au capitalisme
Le jeudi 07 novembre 2019
19h

La théorie de la réciprocité : une alternative au capitalisme

Le jeudi 07 novembre 2019
19h

Jeudi 7 novembre à 19h, nous accueillons Ayar Portugal (master en économie, UCL) et Jacqueline Michaux (docteure en anthropologie, ULB) qui présenteront leurs recherches sur le principe de réciprocité et la logique du contradictoire en abordant le sujet tant du point de vue théorique que dans une approche plus pragmatique issue du contexte bolivien et d’autres expériences non capitalistes.

La réciprocité régit nos relations au quotidien car elle est la matrice des valeurs humaines, de l’amitié, de la confiance, de la responsabilité… Dans les pays dominés par l’échange capitaliste, la réciprocité a été cantonnée au domaine des relations familiales et des amitiés, permettant ainsi à l’économie d’échange de se déployer sans entraves puisque justifiée par une seule théorie : l’utilitarisme. Pourtant la réciprocité est bien fondatrice elle aussi d’une théorie économique qui devient aujourd’hui une alternative à l’utilitarisme et donc au capitalisme.

Cette intervention sera accompagnée de la présentation des travaux de Dominique Temple et Mireille Chabal publiés récemment dans la Collection Réciprocité. Depuis les années 1970, dans le sillage de Stéphane Lupasco, ils ont montré notamment que la réciprocité permet de sortir de la logique d’identité et de non-contradiction qui a dominé en Europe depuis les Lumières, et d’imaginer une alternative à l’échange capitaliste.

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Lecture de poésie des éditions Tétras Lyre: « La Ville endormie » de T. Creppe et « Cobalt » de M. Joiret
Le jeudi 24 octobre 2019
19h

Lecture de poésie des éditions Tétras Lyre: « La Ville endormie » de T. Creppe et « Cobalt » de M. Joiret

Le jeudi 24 octobre 2019
19h

Bonjour,

 Nous avons le plaisir de vous inviter jeudi 24 octobre à 19h à la présentation de deux recueils de poésie parus aux éditions Tétras Lyre :

– « La Ville endormie » de Thibaut Creppe

Comme d’un sommeil torturé dont on ne parvient à sortir, comme d’un songe que l’on ne saurait rejoindre, La Ville endormie rassemble les errancesd’un je prisonnier des regards qu’il a croisés, des vies qu’il a menées, de ce qui n’est plus ou aurait pu être, l’empêchant seul parmi les autres de trouver le repos.Sans se figer dans une forme classique ou moderne, ces réflexions s’égrènent au long d’une rythmique libre, proche des ritournelles qui occupent ou obsèdent par leur éclat – parfois lumineux, souvent aveuglant. Etquand on essaye de dessiller son âme dans le souvenirdes autres, on finit par se dire – de soi à soi – sans jamais plus réussir à s’oublier.

 – « Cobalt » de Maud Joiret

 Tout est mise en rythme des pulsations, de la marche, des flux, de l’emprise. Quête et fuite, la poésie est ecchymose. Traquer les indices de la survie, et en exhiber les traces, après. Cobalt est le récit d’une obsession calibrée CO27 . Ce qui reste est bleu, ce qui demeure est vivant. Tu es vivante.

L’écriture ici oscille entre rage, férocité et justesse. Cette poésie débridée et moderne interroge le monde qui nous entoure, en l’état, tel qu’il se donne à nous.

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Les éditions Tétras Lyre ont été fondées en 1988 par Marc Imberechts. Pendant vingt ans le catalogue associe recherche des arts plastiques et qualité du texte poétique, avec une édition artisanale exigeante. Il tient à cœur de la maison d’édition de promouvoir également des jeunes poètes en devenir et ce, depuis plus de 30 ans. Les deux nouveautés des Editions Tétras Lyre, La Ville endormie de Thibaut Creppe et Cobalt de Maud Joiret, s’inscrivent dans cette lignée : deux « premiers » recueils qui embrassent une même thématique, dans une écriture qui est, quant à elle, très différente pour les poètes. Gageons qu’ils seront les poètes d’une nouvelle génération poétique en littérature francophone de Belgique.

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« Contes et légendes d’Anathèmes » – Lecture de poésie avec André Bostaille
Le vendredi 18 octobre 2019
19h

« Contes et légendes d’Anathèmes » – Lecture de poésie avec André Bostaille

Le vendredi 18 octobre 2019
19h

Bonjour,

Nous avons le plaisir de vous inviter vendredi 18 octobre à 19h à venir assister à la présentation du recueil « Contes et légendes d’Anathèmes ».

– PARCE QUE TOUT LE MONDE MÉRITE DE SE FAIRE INSULTER AU MOINS UNE FOIS –
« Il y en a pour tous les goûts, pour toutes les vérités. La vie d’Anathème n’est pas un long fleuve tranquille, elle est une existence qui oeuvre pour la vie. Il va et se confronte, il s’aime et il se hait, il est une part du monde. Il nous parle de nous et puis de lui-même, pourvu que vous atteignez vos retranchements, tant qu’il y a de la nausée dans l’air. Venez avec lui, pleurez avec nous, mais surtout riez ! Riez en accompagnant notre fils à sa tombe.
Faîtes de son enterrement une dernière fête !
Entrez dans nos abbayes ! Venez dans nos quartiers ! Mourrons sur les Champs-Elysées !
Que ces nouvelles, ces événements décédés, demeurent quelque part avant de redevenir poussière… »
Dix huit nouvelles composent ce livre où André Bostaille nous raconte les aventures d’Anathème, jeune homme qui erre comme tant d’autres dans cet époque aberrante. A l’occasion de sa sortie, nous vous proposerons quelques lectures issues du recueil. N’hésitez pas à ramener vos propres textes !
Après lecture, buvons.
Buvons rien que pour boire.
Groupe Anathème.
———————
Les « Contes et Légendes d’Anathème » écrit par André Bostaille.
est paru aux éditions Le Mot : Lame sous la direction d’André Bostaille, Thomas Quemener et Roland Devresse. Préface de Roland Devresse. Prix : 10e. Livres disponibles sur place.
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Une histoire sensible de la vieillesse à Bruxelles – Rencontre avec Sophie Richelle
Le jeudi 10 octobre 2019
19h

Une histoire sensible de la vieillesse à Bruxelles – Rencontre avec Sophie Richelle

Le jeudi 10 octobre 2019
19h

Ce jeudi 10 octobre à 19h venez vous frotter aux archives de vieux et aux vieux des archives. En morceaux, quelques bribes et échos des pensionnaires d’hospices du 19e siècle résonneront pour ceux et celles qui tenderont l’oreille.

Le 19e siècle n’invente pas les hospices pour personnes âgées. Cependant, une nouvelle configuration de l’expérience de la vieillesse en établissement se met en place dès le début de ce siècle. Partant de cinq établissements d’assistance publique de la ville de Bruxelles – l’hospice de l’Infirmerie, l’hospice Pachéco, les Hospices-Réunis, le refuge Sainte-Gertrude et le refuge des Ursulines – Sophie Richelle a exploré cette forme inédite de prise en charge sur la période allant de 1830 à 1914. Conçus, construits, aménagés pour l’accueil spécifique de personnes âgées, ces établissements entraînent une « communauté d’expériences » propre au grand âge et nous invitent à l’envisager, à la questionner. Comment était comprise et définie la vieillesse au 19e siècle ? Qu’est-ce qui était attendu, perçu et vécu comme son expérience ?
Après une mise en écoute d’archives choisies, Sophie Richelle présentera son ouvrage « Hospices. Une histoire sensible de la vieillesse. Bruxelles, 1830-1914 » paru aux Presses universitaires de Rennes. N’hésitez pas à venir, curieux•se•s lui poser vos questions.

Sophie Richelle est titulaire d’un masteur en histoire de l’Université libre de Bruxelles et est docteure en histoire de l’université du Luxembourg. Ses recherches croisent les notions d’espaces et d’expériences. De l’asile de folles aux hospices de vieux, elle poursuit aujourd’hui ses questionnements avec les bains publics (projet soutenu par le FRS-FNRS). En plaçant au centre de son attention l’expérience sensible, matérielle et humaine d’espaces resserrés et particuliers, elle tente de raconter l’histoire de ceux et celles qui avaient laissé peu de traces.

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Rentrée: Nouveaux horaires et inventaire en ligne
Le lundi 02 septembre 2019
15h

Rentrée: Nouveaux horaires et inventaire en ligne

Le lundi 02 septembre 2019
15h

Bonjour!

Ce petit mail pour vous annoncer que notre petite librairie a rouvert ses portes quotidiennement et que nous avons légèrement modifié nos horaires, nous serons dorénavant ouverts jusque 19h. Voici les nouveaux horaires:

Du lundi au vendredi de 15h à 19h.

Le samedi de 10h à 19h.

Nous avons par ailleurs profité de l’été pour demander à un ami de rendre accessible notre inventaire sur le site de la librairie:

https://www.librairie-par-chemins.be/inventaire-en-ligne/

Vous pouvez donc maintenant voir de chez vous si le livre que vous cherchez est disponible (avec un petit bémol: les livres poche d’occasion, et plus généralement la majorité des romans, ne sont pas répertoriés). Nous précisons cependant que nous n’effectuons (toujours) pas de vente en ligne.

Bonne rentrée à toutes et tous…

Horaires d’août

Le jeudi 01 août 2019
15h

Bonjour,

L’attachement à notre petite librairie étant toujours aussi présent, nous avons décidé de changer nos périodes d’ouverture de cette fin d’été: nous ne fermerons finalement pas la librairie et serons donc ouverts tout le mois d’août les mardi, mercredi, vendredi et samedi de 15h à 19h.

Bel été à toutes et tous

 

 

Horaires de juillet et arrivages de qualité

Le samedi 06 juillet 2019
15h

Bonjour,

Après des semaines de crachin pénible, l’été est enfin arrivé avec ses canicules, apéros festifs et voyages en tout genre. Nous adaptons légèrement nos horaires pour le mois de juillet, à savoir nous fermons le lundi mais ouvrons tous les autres jours jusque 19h. Voici donc nos horaires pour le mois à venir (il est probable que nous fermerons partiellement en août):

Du mardi au vendredi de 15h à 19h.

Le samedi de 10h à 19h.

Par ailleurs, pour celles et ceux qui envisageraient de lire pendant leur temps libre estival, nous signalons que nous avons eu la chance d’acheter récemment plusieurs lots de livres d’occasion de grande qualité. On signalera particulièrement l’arrivée de dizaines d’excellents ouvrages en philosophie*, mais aussi de nombreux titres en poésie, politique, histoire du christianisme, psychanalyse, histoire, et quelques bandes dessinées.

* Notamment de nombreux titres de: Arendt, Aspe, Badiou, Cassirer, Castoriadis, Deleuze, Derrida, Foucault, Heidegger (nombreux commentaires), Jullien, Nancy, Nietzsche, Sartre, Schelling, Zizek.

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Rencontre avec les revues « Le sabot » et « La vie manifeste », suivi d’un concert de Berzingue
Le vendredi 05 juillet 2019
20h

Rencontre avec les revues « Le sabot » et « La vie manifeste », suivi d’un concert de Berzingue

Le vendredi 05 juillet 2019
20h

Bonjour,

 

Nous avons le plaisir d’accueillir ce vendredi 5 juillet à partir de 20h des membres des revues Le Sabot et La vie manifeste qui viendront présenter leur travail et leurs recherches. La rencontre donnera lieu à des lectures de divers textes poétiques, musicaux, libertaires, dérangeurs, salvateurs, qui seront suivies d’un concert de Berzingue, trio (guitare, basse, saxo) de swing rock’n’roll.

 

« Le Sabot est une revue littéraire et illustrée de sabotage. Son principe est de dénoncer le sabotage intellectuel constant que nous subissons face aux langages établis : utiliser la littérature, l’humour, l’art pour encourager à l’esprit critique, ouvrir l’imagination, interroger, rire, faire collaborer divers auteurs, poètes, photographes et illustrateurs en tout genre, soucieux de participer à un sabotage des imaginaires.”

 

“La vie manifeste, tentative de la meute, du bloc, de l’invention, de l’expérience de la pensée. Un espace multiple dans lequel se mêle sons, textes, images, vidéos. La vie manifeste et ses métamorphoses passées sont venues du sentiment d’un retrait. Retrait de la pensée critique, retrait des espaces critiques, retrait de la politique.”

 

 

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Pranzo et Tarantella – avec Calabro 38
Le dimanche 30 juin 2019
13h30

Pranzo et Tarantella – avec Calabro 38

Le dimanche 30 juin 2019
13h30

Bonjour,

En collboration avec l’ASBL Aria Pagana, nous avons le plaisir de vous inviter à un début d’après-midi gastronomique et musical aux airs de tarantella calabraise (exceptionnellement et pour participer aux frais de déplacement des musiciens, nous demanderons une entrée de 5€):

Dimanche 30 juin à partir de 14h

(ouverture des portes 13h30)

Librairie Par Chemins

Rue Berthelot 116- Forest 1190

Pranzo* et Tarantella de Calabre

avec

Calabro 38

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14h. Pour bien commencer l’été torride qui nous attend, rien de tel qu’une ballade dans la Calabre agro-pastorale en commençant par un repas convivial composé de:

Antipasto de légumes méditérranéens
+ pâtes aux courgettes mentholées

15h30. Suivi du concert( qui débutera peut être pendant le repas) du groupe Calabro 38, qui jouera un répertoire de musiques traditionnelles calabraises, géographiquement situé dans le parc national du Pollino et dans la Sila, deux chaînes de montagne de Calabre dans lesquelles les pratiques agro-pastorales et ses rites festifs sont toujours vivants.

Répertoire d’une grande diversité musicale et chorégraphique de tradition orale, oscillant entre des tarentelles endiablées et des chants polyphoniques, dans un savant dosage de transe et de sérénades, entre bal et chansons engagées.

Repas: 5 euro
Concert: 5 euro
Boissons à prix démocratiques

Ces musiciens et chanteurs chercheurs, multi-instrumentistes et habilités pour animer les fêtes rituels de leur village, sont aussi membre du groupe Totarella qui diffuse depuis une vingtaine d’année ce riche patrimoine culturel calabrais à travers l’Europe.

Paolo Napoli / Voix, friscalettu, organetto, ( accordéon diatonique), zampogna (cornemuses italiennes), flûtes,
totarella(bombardes), chitarra battente (lointaine cousine des guitares baroques du 17ème siècle), tamburello à cymbales et à friction., lira calabrese, surdulina (la plus petite des zampogna d’Italie),

Saverio Marino / Voix, contre-voix, totarella, tamburello.

Francesco Rosa / Contre-voix, zampogna, chitarra battente, tamburello.

Rocco Adduci / Organetto, zampogna a chiave, tamburello.

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Singes en Hiver: « mondes invisibles »
Le vendredi 28 juin 2019
19h

Singes en Hiver: « mondes invisibles »

Le vendredi 28 juin 2019
19h

Ce vendredi 28 juin à 19h, venez assister et participer à l’enregistrement de l’émission des « Singes en Hiver« . Cette fois-ci, il sera question de » mondes invisibles« .

Loin des yeux loin du cœur ? Faudrait voir…

Depuis une quinzaine d’années les antennes relais ont rempli l’espace public d’ondes de plus en plus nombreuses et puissantes. 2G, 3G, 4G, bientôt … 5G

Lorsqu’une partie de la population a commencé à se plaindre d’être atteinte « d’électro-sensibilité », c’est-à-dire de souffrir de ces ondes, on leur a répondu, plus ou moins poliment, que c’était simplement dans leur tête, que ça ne pouvait pas exister dans le monde réel. S’ils souffrent ce serait de leur imaginaire. Et dans la vision des experts légitimes, imaginaire n’est qu’un synonyme d’erreur. S’il y a problème c’est dans le rapport au monde des malades qu’il est situé…

Déterminer ce qui peut exister ou pas, décider ce qui fait partie du monde réel n’est pas une question anecdotique. Ni pour ceux qui souffrent, ni pour tous les autres. L’effet de pouvoir est extrêmement violent : tout ce que peuvent dire les électro-sensibles est disqualifié. Aucun type de savoir produit à partir de leur vécu n’est valable en dehors du registre psy.

Comment cette limite, en apparence si nette, entre ce qui est réel et ce qui est imaginaire se construit-elle ? Surtout, quel type de savoir peut être produit en passant outre?

Nous reviendrons sur ces ondes en compagnie de Nicolas Prignot (ULB)et de Stephanie D’haenens (IEB).

Une émission réalisée par Chedia, Vincent Matyn, Guillermo Kozlowski, Wintz, Mario, Cabiria et avec les voix de Morgane et JB.

Vous êtes les bienvenus pour assister et participer à l’enregistrement de l’émission . Celle-ci est enregistrée vendredi et sera sera diffusée le jeudi 4 juillet à 19h sur les ondes de Radio Panik (105.4fm).  Toutes les émissions sont disponibles en podcast sur Radio Panik à partir de la date de leur première diffusion.

 

Bienvenus!

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Mots-Musiques: Prévert et Les villes invisibles
Le mercredi 26 juin 2019
19h30

Mots-Musiques: Prévert et Les villes invisibles

Le mercredi 26 juin 2019
19h30

Bonjour!

 

Ce mercredi 26 juin à 19h30, nous avons le plaisir de vous convier à une soirée de musique contée, de mots musiques, d’airs de mots-zique.

 

La soirée s’effilochera d’un côté entre Max Van der Linden (guitare) et David Wald (voix) qui, tels Marco Polo et le grand Khan, revisiteront l’univers des Villes Invisibles de l’écrivain Italo Calvino; et de l’autre entre Fanny Bonifait et Clotilde Florence émiettant les poésies de Jacques Prevert sous le voile d’un accordéon blanc.

 

Bienvenue à toutes et tous

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Projection de « Stan et Ulysse », en présence du réalisateur, Benjamin Hennot
Le vendredi 21 juin 2019
19h

Projection de « Stan et Ulysse », en présence du réalisateur, Benjamin Hennot

Le vendredi 21 juin 2019
19h

Bonjour,

Nous avons le plaisir de vous inviter vendredi 21 juin à 19h à la projection du documentaire Stan et Ulysse, l’esprit inventif, en présence du réalisateur, Benjamin Hennot (2018, 63 minutes).

Après La jungle étroite et La Bataille de l’Eau Noire, Benjamin Hennot poursuit sa contribution à une histoire populaire de la Belgique. Avec Stan et Ulysse, l’esprit inventif, les guerriers sont toujours enjoués quoique davantage équipés puisqu’il s’agit d’un groupe de Résistance qui traversa la Seconde Guerre mondiale en s’efforçant d’élever le sabotage au rang des Beaux-Arts.

Bruxelles 1940. A 16 ans, André rejoint le groupe très autonome de Marcel, qui en compte 18. Ils se rebaptisent l’un Stan, l’autre Ulysse. En 1942, la guérilla urbaine devient impraticable en raison de la multiplication des contrôles. Ils installent alors un maquis dans la région de Chimay et Couvin. La population les soutient, l’Occupant les craint. Et pour cause! Le « sabotage und widerstandgruppeFranckson » enchaîne les coups d’éclat : attaques de locomotives, incendies de dépôts de bois-carburant, hold-up, duels au revolver, embuscades meurtrières, neutralisation de bourgmestres rexistes, coupures du câble Berlin-Paris.

Suivant sa pente stylistique, Benjamin Hennot « cherche et fuit le classicisme réaliste pour tirer son film vers l’expérimental presque abstractif » (Cinergie) ; soit, en place de la tradition documentaire « trouduculo-humaniste » (Noël Godin), une inventivité cinématographique capable de traduire et de transmettre l’incandescence de l’expérience de la guérilla anti-nazie.

Bruxelles sera un tramway somnambule : un récit télégraphique rodant dans une capitale assombrie. Le maquis en Thiérache sera un train fantôme, où leur univers de débrouillardise efficace est restitué à l’aide d’une panoplie hétérogène : westerns muets, archives d’époque, found footage régional, pépites propagandistes de « radio-Bruxelles » et de la presse embochée, photographies, sigles et évocations du maquis, cartes d’état-major, locomotives à vapeur, guns et Sten Gun. Propulsé par « un mixage sonore hallucinant – entre hurlements et guitares Youngiennes – » (Cinergie), tout ce matériau truffe leurs souvenirs enjoués de dynamite ou, plus modestement, de pétards pirates.

Ces prolongements formels sont accompagnés de digressions critiques pointant quelques impensés de l’histoire des vainqueurs. Ainsi le film rappelle-t-il l’origine et la nature du régime nazi en tant que premier état d’exception – devenu le modèle législatif de nos démocraties. Ainsi le film oppose-t-il la finesse éthique du sabotage maquisard au cynisme meurtrier des bombardements alliés – qui ont causé la mort de quelque 15.000 civils belges et 60.000 français. Ainsi le film confronte-t-il les actualités du « Monde Libre » diffusées lors de la Libération à l’analyse d’une historienne.

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Rencontre avec le collectif anarchiste grec Rouvikonas
Le dimanche 09 juin 2019
16h

Rencontre avec le collectif anarchiste grec Rouvikonas

Le dimanche 09 juin 2019
16h

Bonjour,

Nous avons le plaisir d’accueillir ce dimanche 9 juin à 16h des membres du collectif anarchiste grec Rouvikonas.

Dix années après le début de « la crise » en Grèce, le résultat des politiques d’austérité imposées au pays est sans appel : 35% de la population vit sous le seuil de pauvreté, 400.000 jeunes ont quitté le pays.

Alors que l’arrivée au pouvoir de Syriza a fini de démontrer aux derniers indécrottables optimistes ce que l’on pouvait attendre de la gauche européenne, certains collectifs continuent de s’organiser et de lutter sur le terrain pour la justice sociale et l’émancipation. Rouvikonas est de ceux-là :

Saccages des bureaux d’une entreprise qui recense les emprunteurs insolvables, attaque contre une mairie après qu’une femme de ménage y soit morte d’épuisement, visites musclées du service en charge de couper l’électricité aux mauvais payeurs, intrusion au domicile du ministre de la justice responsable de la rédaction du nouveau texte de la loi antiterroriste, attaques de l’ambassade de Turquie, d’Espagne ou d’Arabie Saoudite.

Basé au cœur d’Exarcheia et très célèbre en Grèce, Rouvikonas multiplie les actions coup de poing contre toutes les formes de pouvoir depuis plusieurs années et développe une stratégie communicationnelle qui lui est propre : actions filmées et diffusées sur internet, revendications affirmées haut et fort. Ces actions et la publicité qu’ils leur donnent sont, disent-ils, une « manière de participer à la vie sociale ». Pour autant leur politique ne se résume pas à leurs apparitions spectaculaires. Dans une Grèce en crise où le fascisme croît, ils entendent s’imposer en opposant à leurs ennemis une éthique désirable. Ils ne veulent pas être un groupe mais cherche plutôt à « devenir une tendance » cela afin de « devenir un gros problème ».

Comment résister face au durcissement des régimes politiques en Europe ? Comment sortir du capitalisme et de la société autoritaire ? Sur quelles bases créer des convergences de luttes ? Que proposent les membres de Rouvikonas?

Dimanche à 16h, nous les accueillerons pour en discuter. Bienvenue à toutes et tous.

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Présentation du livre « ni prison, ni béton. Contre la maxi-prison et son monde »
Le mercredi 05 juin 2019
19h

Présentation du livre « ni prison, ni béton. Contre la maxi-prison et son monde »

Le mercredi 05 juin 2019
19h

Le Keelbeek, terrain de 18ha de nature préservée à Haren (à la périphérie de Bruxelles) est menacé par le projet de construction d’une maxi-prison de 1200 détenu.e.s.  Depuis 2010 des opposants mènent un combat contre ce grand projet inutile dont les implications dépassent largement le territoire qu’ils défendent. Face à l’urgence de la crise socio-écologique actuelle, illes posent des questions globales sur la préservation et l’utilisation des terres arables, le désastre carcéral, l’ingérence des intérêts privés dans les affaires publiques et sur l’état de nos « démocraties ». Iles inventent de nouveaux modes d’organisation collective, illes prouvent qu’une poignée de personnes déterminées peut faire vaciller l’Etat fédéral et ses alliés industriels.

Le livre « Ni prison, ni béton. Contre la maxi-prison et son monde », recense de nombreux textes, témoignages, articles de cette bataille en cours. Venez assister à sa présentation avec des acteurs de cette lutte.

Au plaisir de vous rencontrer!

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Rencontre avec Alessandro Pignocchi, présentation d’une BD sur la ZAD: « La recomposition des mondes »
Le vendredi 24 mai 2019
19h

Rencontre avec Alessandro Pignocchi, présentation d’une BD sur la ZAD: « La recomposition des mondes »

Le vendredi 24 mai 2019
19h

Bonjour!

Nous avons le plaisir d’accueillir vendredi 24 mai à 19h Alessandro Pignocchi, qui viendra nous présenter son (magnifique) travail graphique, et particulièrement sa dernière BD « La recomposition des mondes » traitant de son expérience sur la ZAD de Notre-Dame-Des-Landes. Il sera accompagné par deux professeurs d’anthropologie, Maïté Maskens (ULB) et Guy Massart (ULG), qui introduiront la discussion, elle-même suivie d’une séance de dédicaces.

Ancien chercheur en sciences cognitives et philosophie, Alessandro Pignocchi s’est lancé dans la bande dessinée avec son blog, Puntish. Son premier roman graphique, Anent-Nouvelles des Indiens Jivaros (Steinkis), raconte ses découvertes et ses déconvenues dans la jungle amazonienne, sur les traces de l’anthropologue Philippe Descola. Dans les deux suivants, Petit traité d’écologie sauvage et La Cosmologie du futur, il décrit un monde où l’animisme des Indiens d’Amazonie est devenu la pensée dominante, et où un anthropologue jivaro tente de sauver ce qui reste de la culture occidentale. Sa nouvelle bande dessinée raconte son immersion dans la Zad de Notre-dame-des-Landes et la révolution de notre rapport au monde que ce territoire préfigure.

Dans une vie antérieure, il a publié chez Odile Jacob L’Œuvre d’art et ses intentions (2012) et Pourquoi aime-t-on un film ? Quand les sciences cognitives discutent des goûts et des couleurs (2015).

A propos de sa dernière BD, il explique: « Je me suis rendu sur la Zad de Notre-Dame-des-Landes, en février 2018, avec un projet quasi anthropologique : je voulais voir si ce territoire est en effet le berceau d’un nouveau rapport au monde, affranchi de la distinction entre nature et culture, où les relations aux plantes, aux animaux et aux lieux sont avant tout des relations de sujet à sujet. L’intensité des événements sur place, que ce soit en période calme ou lors des expulsions, m’a rapidement obligé à abandonner cette position d’observateur distancié. Ma BD raconte comment la zad m’a happé, et discute de la façon dont tout projet écologiste doit nécessairement s’inscrire dans une perspective politique beaucoup plus vaste. »

Au plaisir de vous y voir!

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Fermeture exceptionnelle mardi 21 et mercredi 22 mai
Le mardi 21 mai 2019
15h

Fermeture exceptionnelle mardi 21 et mercredi 22 mai

Le mardi 21 mai 2019
15h

Rupert!

Les mardi 21 et mercredi 22 l’espace de la librairie sera utilisé pour des enregistrements musicaux et sera donc exceptionnellement fermé. Nous ouvrirons normalement le reste de la semaine.

 

 

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Lectures autour de Auxeméry, poète et traducteur
Le mercredi 15 mai 2019
20h

Lectures autour de Auxeméry, poète et traducteur

Le mercredi 15 mai 2019
20h

Nous avons le plaisir d’accueillir le 15 mai à 20 heures une séance de Lectures autour de l’immense travail d’Auxeméry, poète français et traducteur de la poésie nord-américaine du XX siècle. Lectures propose depuis décembre 2013 d’accueillir la parole poétique depuis le parti-pris de la lecture comme acte créateur.

Auxeméry a publié une vingtaine de recueils dont le dernier, Failles/traces, paru chez Flammarion en 2017.

En tant que traducteur et passeur, Auxeméry est connu pour ses traductions entre autres de Charles Olson, Ezra Pound, Hilda Doolitlle (H.D.) ou Charles Reznikoff.

En s’adressant à Auxeméry dans une célèbre lettre ouverte, le poète américain Nathaniel Tarn a salué «votre capacité, excessivement rare d’entrer dans la voix, dans le rythme verbal, dans la prosodie de celui que vous traduisez : en vous lisant, je me suis trouvé chez Olson comme si je le lisais en américain.»

Nous prendrons comme point de départ de notre causerie ce travail de traduction et de commentaire qui permet de situer Olson «non seulement dans sa propre peau et son propre pouvoir, mais aussi dans son contexte – Pound, Williams, Duncan, Creeley, Dorn et toute la sainte lignée.» (Tarn)

Une piste de lecture : https://poezibao.typepad.com/poezibao/2009/10/les-
po%C3%A8mes-de-maximus-de-charles-olson.html

https://infolectures.wixsite.com/2013

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Rencontre avec les éditions « Les Étaques » et avec Thomas B. Yahi, auteur de « Sa gueule d’arabe »
Le samedi 11 mai 2019
18h30

Rencontre avec les éditions « Les Étaques » et avec Thomas B. Yahi, auteur de « Sa gueule d’arabe »

Le samedi 11 mai 2019
18h30

Bonjour,

Nous avons le plaisir de vous inviter samedi 11 mai à 18h30 à venir rencontrer les éditeurs d’une nouvelle petite maison d’édition lilloise: Les Étaques. Ayant vocation à porter la voix et la mémoire de ceux qui en sont dépossédés, les éditions Les Étaques publient des essais, romans et recueils qui nourrissent la critique sociale et explorent des imaginaires subversifs.

L’auteur Thomas B. Yahi sera également présent et présentera son roman « Sa gueule d’arabe« :

« Quand Bastien débarque à Lille, il n’a aucune prise sur sa vie. Sa rencontre avec Khalil pendant l’hiver 2004 marque le début d’un apprentissage de rue. Un parcours qui le conduira à une prise de conscience de sa place dans la société et des frontières qui la divisent. Tragique, cette histoire d’amitié dont il se fait le porte-voix aboutira nécessairement à sa propre révolte.Sa gueule d’Arabe s’ancre dans un décor urbain et nocturne, dans une ville de quartiers et d’inégalités. Le récit se déroule dans la première moitié des années 2000, dans un contexte délétère, celui des années Sarkozy et de la montée sécuritaire. Ainsi, il offre un angle de vue éminemment politique sur notre époque troublée. »

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L’ennemi de l’intérieur
Le jeudi 09 mai 2019
19h

L’ennemi de l’intérieur

Le jeudi 09 mai 2019
19h

Ce jeudi 9 mai à 19h, nous vous invitons à venir assister et participer à l’enregistrement de la troisième émission radio des « Singes en Hiver« . Cette fois-ci, nous discuterons « Ennemi Intérieur« :

Depuis le XIXème siècle les Etats occidentaux se prétendent menacés par des «ennemis de l’intérieur ». Classes dangereuses, indigènes non-civilisés, un peu plus tôt les populations non-disciplinées venues en ville depuis les campagnes sont, d’après toutes sortes de spécialistes, le terreau où croissent ces ennemis sournois. Ceux qui ne comprennent pas que la société c’est bien. Ceux avec qui notre société démocratique ne voit qu’un rapport possible : la neutralisation.

Avec nos invitées Nadia Fadil et Diletta Tatti, nous regarderons comment depuis plus d’un siècle des experts ont construit cette figure de l’ennemi de l’intérieur, notamment à partir de l’évaluation de la « dangerosité » au XIXème siècle, et celle de la « radicalisation » aujourd’hui.

Et, ce qui se joue en creux, comment on définit du coup ce que signifie appartenir à une société ? Comment on établit ce qui fait partie ou pas de cette société ? Qui sont les acteurs légitimes dans ces choix ?

Nadia Fadil est professeure a « l’Interculturalism, Migration and Minorities Research » Centre de l’Université de Leuven. Elle a écrit de nombreux articles sur l’islam et sa perception en Europe et ses recherches la mènent aujourd’hui à questionner la trajectoire du concept de radicalisation.

Diletta Tatti est avocate et assistante à l’Université de Saint Louis où elle travaille avec ses étudiants la question de la dangerosité.

Une émission réalisée par Chedia, Vincent Matyn, Guillermo Kozlowski, Wintz et Cabiria Chomel

Venez assister et participer à l’enregistrement de l’émission qui sera diffusée en différé sur Radio Panik (105.4fm) le jeudi 6 juin à 19h!

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Concert de Qin
Le mardi 07 mai 2019
20h

Concert de Qin

Le mardi 07 mai 2019
20h

Nous avons le plaisir de vous inviter mardi 7 mai à 20h à un concert improvisé de Qin, cithare traditionnelle à sept cordes, par Jacob Alford Garcia. Jacob étudie le qin, compose, et enseigne l’histoire de la musique au conservatoire central de Pékin, en particulier l’histoire des traditions musicales indigènes et de leur reconstruction post-impériale.

AUDIO LINK: https://youtu.be/sUxY9SAqqAg

 » Le répertoire traditionnel du guqin est très restreint, c’est un jeu de thème en variation. Tout est dans l’interprétation de la convention, comme en calligraphie, mais tout est fait pour créer un effet de surprise aussi dans la succession des sons. Jacob essaie de composer du nouveau tout en conservant ce côté impro traditionnel.

Le jeu du qin, parce qu’il fait partie d’une éthique qui traverse toutes les pratiques lettrées, entretient un rapport synesthétique avec les autres arts, notamment les arts du pinceau. C’est en ce sens qu’il s’inscrit dans le cadre de la semaine de l’encre. »


Ce concert se déroule dans le cadre de la semaine de l’encre – Ink Art Week – du 6 au 11 mai – exposition, conférences, atelier –

programme de la semaine : https://www.academia.edu/38090268/INK_BRUSSELS_2019_Programme

catalogue de l’exposition : https://www.academia.edu/38481656/INK_BRUSSELS_2019_Catalogue

https://www.instagram.com/explore/tags/inkbrussels2019/

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Des singes en hiver: « Individus sans monde »
Le samedi 13 avril 2019
18h

Des singes en hiver: « Individus sans monde »

Le samedi 13 avril 2019
18h

Nous vous invitons, ce samedi 13 avril à 18 h, à venir assister et participer à l’émission radio « Des Singes en Hiver ».

Parfois, parfois…parfois lors des longues années d’hiver, les causeries de certains singes perturbent les ondes de Radio Panik. Avec leurs invités et tous ceux qui veulent se joindre à eux là où ils sont accueillis, ils discutent avec un certain sérieux de choses qui les regardent.  Ces interférences se produisent de manière irrégulière, mais chaque mois, et durent 1h30 à 2h.

Réalisation: Guillermo Kozlowski, Vincent Matyn, Chedia

avec l’aide de Winz et Cabiria Chomel

Pour cette troisième émission nous commencerons la tête plongée dans un brouillard hautement toxique, un brouillard mortel tout droit venu nous hanter depuis les années 30 et les usines de la vallée de la Meuse qui l’ont fait naître. Heureusement, Alexis Zimmer sera avec nous pour lever une partie de la brume sur les stratégies discursives qui hier comme aujourd’hui cherchent à naturaliser les phénomènes industriels .

Et puis nous continuerons en parlant de nous, enfin de moi, enfin de chacun son moi, on s’entend. En effet, si une chose intéresse, préoccupe, passionne même, chacun d’entre nous, c’est bien moi. Avec Alexis Zimmer nous allons regarder le « moi » non pas dans le cerveau, encore moins dans la conscience, mais dans le ventre… Là, « moi » c’est beaucoup de monde, d’innombrables colonies de bactéries qui nous permettent de vivre, et qui sont en interaction permanente avec ce qui nous entoure. Le souci c’est qu’il reste peu de monde avec qui échanger dans des milieux que l’artificialisation du mode de vie industriel a appauvris de manière catastrophique.

Avec notre invité nous parlerons de l’étrange aventure de ces scientifiques partis à la conquête des excréments des derniers chasseurs cueilleurs dont ils espèrent extraire, cultiver et vendre à nos ventres ballonnés de miraculeuses bactéries intestinales.

A travers ces histoires différemment toxiques, il est question de comment concrètement un certain de rapport au monde se met en place, dans lequel on n’est pas coupés du monde, loin de là, mais de la capacité de penser et d’agir dans ce monde. Comment on détermine le périmètre de ce qui nous regarde d’un monde qui est beaucoup trop, et de plus en plus, façonné à l’image des individus sans monde.

Les recherches d’Alexis Zimmer concernent les politiques des sciences et des techniques, l’histoire environnementale et l’anthropologie de la nature. Il est l’auteur notamment de « Brouillards Toxiques. Vallée de la Meuse, 1930, contre-enquête », Ed. Zones sensibles, 2016.

L’enregistrement de l’émission débutera à 18h et sera diffusé en différé sur Radio Panik (105.4 fm) le 19 avril à 9h00. Vous êtes chaleureusement invités à venir assister et à participer à l’émission !

 

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Nos pieds engourdis tombèrent dans l’étang
Le jeudi 04 avril 2019
19h30

Nos pieds engourdis tombèrent dans l’étang

Le jeudi 04 avril 2019
19h30

Nous avons le plaisir de vous inviter, jeudi 4 avril à 19h30, à la présentation de « Nos pieds engourdis tombèrent dans l’étang » de Sandra Naji suivie d’un concert d’Antoine Loyer & Mégalodons malades.

Outil d’observation proposé à l’œil enfantin, « Nos pieds engourdis tombèrent dans l’étang » est un poème en treize épisodes, relatant les aventures de ses personnages dans une nature animée. Là, un enfant chasseur aux yeux un peu pétés cherche ses chevaux. Plus loin, huit femmes voient leurs pieds tomber au fond d’un étang opaque… Un flux léger les guide à travers leur marasme ; ils réinventent leurs corps, éprouvent leurs inventions et modifient leur sort. Dans cet univers en métamorphose foutraque, le moderne côtoie l’air ancien.

À l’occasion de la sortie du livre, l’auteur met son texte en péril dans une forme de chansons et de lectures, à la manière anarcho-enfantine d’Antoine Loyer & Mégalodons malades.

La soirée se poursuivra avec le concert d’Antoine Loyer & Mégalodons malades, chansons au lait cru.

https://antoineloyer.bandcamp.com/

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Nous sommes un jeu d’échecs en haut d’un arbre
Le jeudi 28 mars 2019
20h

Nous sommes un jeu d’échecs en haut d’un arbre

Le jeudi 28 mars 2019
20h
Nous avons le plaisir de vous inviter, le jeudi 28 mars à 20h, à la projection du film Nous sommes un jeu d’échecs en haut d’un arbre, en présence du réalisateur Hugo Van der Vennet.
« En avril et mai 2018, les gendarmes ont pénétré sur la ZAD de Notre-Dame-des-Landes pour y expulser de nombreux habitants de leurs lieux de vie et détruire ceux-ci. Le film rend compte de ce moment de la ZAD, en un témoignage visuel qui s’inscrit plus dans la durée de l’expérience vécue que dans l’urgence de l’information immédiate. Car au delà du face-à-face entre zadistes et gendarmes, quelque chose d’hétérogène et foisonnant fait obstinément défi… Un regard empathique, parfois emprunt d’humour, et qui laisse de la place à la réflexion. »


réalisation: Hugo Van der Vennet
durée: 64 min.

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Pour en finir avec l’effondrement
Le jeudi 07 mars 2019
19h

Pour en finir avec l’effondrement

Le jeudi 07 mars 2019
19h

« Des singes en hiver » émission radio en direct sur Radio Panik (105.4), le jeudi 7 mars à 19h

Parfois, parfois…parfois lors des longues années d’hiver, les causeries de certains singes perturbent les ondes de Radio Panik. Avec leurs invités et tous ceux qui veulent se joindre à eux là où ils sont accueillis, ils discutent avec un certain sérieux de choses qui les regardent. Ces discussions sont rythmées par une création radiophonique, ou un son, un poème déclamé, ou encore une parole d’ailleurs. Ces interférences se produisent de manière irrégulière, mais chaque mois, et durent 1h30 à 2h.

Pour cette première émission nous parlerons d’effondrement:

Tout se casse la gueule!
Collapse est le terme qui se répand pour décrire la somme de tous les effondrement: de la biosphère, de l’économie, de la civilisation,…
Comme dans le scénario d’un film hollywoodien à gros budget, tout évènement, d’une grève générale, à l’effondrement de la biodiversité en passant par les attentats terroristes, risque par effet de cascade de mener au grand collapse général.
Et les collapsologues sont ceux qui se proposent à la fois de créer une science transdisciplinaire du collapse et de nous donner les clés psychologiques et sociales pour faire du collapse une opportunité: celle d’ un collapse heureux.
Cette proposition soulève une série de questions: peut-on unifier tous les problèmes du monde en un seul grand problème, l’effondrement? N’y-a-t’il pas une tentation totalisante, voire totalitaire à vouloir poser un nouveau grand et unique récit de la civilisation,  de son effondrement, et des étapes à suivre pour bien le vivre? Qu’est ce qu’on peut, ou pas, faire à partir de ce discours ? Mais aussi quels récits alternatifs, non surplombants, existent pour l’action?

Pour en discuter nous invitons François Thoreau, chercheur en sciences sociales à l’Université de Liège, Elisabeth Lagassedoctorante au centre de sociologie critique, le CriDIS + des  invités surprises, et vous, si vous venez le 7mars à 19h!

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Dégustation des vins naturels de la Cabrery (Longo Maï) à la librairie
Le samedi 15 décembre 2018
17h30

Dégustation des vins naturels de la Cabrery (Longo Maï) à la librairie

Le samedi 15 décembre 2018
17h30

Bonjour,

Ce samedi 15 décembre à partir de 17h30 et jusque 21h, nous vous invitons chaleureusement à une dégustation des vins de la Cabrery, l’un des cinq lieux collectifs du mouvement Longo Maï.

La cabrery, ferme essentiellement viticole, produit du vin naturel. Situées au pied du Luberon, les vignes sont travaillées en biodynamie, vendangées manuellement, et exemptes de tout pesticide. Les vins, rouges et blancs, sont pour la plupart vinifiés en barrique et n’ont aucun intrant ajouté, ni sulfites, ni levures, ni quoi que ce soit.

Ce sera aussi l’occasion de rencontrer l’expérience de la Cabrery et de Longo Maï. Cela fait maintenant plus de 40 ans que Longo Maï expérimente des formes d’économie communautaire comme les coopératives et les biens communaux directement inspirés des pensées des utopistes du 19ème siècle. La première coopérative Longo Maï a été fondée en 1973 sur une colline en friche dans la Provence française. Depuis les coopératives ont essaimé en France, mais aussi en Autriche, en Suisse, en Allemagne et jusqu’en Ukraine et au Costa Rica.

Les coopératives de Longo Maï se sont retrouvées sur l’envie de construire une alternative aux logiques de dévastation sociale et écologique de la planète: l’obligation de croissance, la consommation illimitée, les guerres pour les ressources, la course aux profits… Longo Maï est le nom d’une tentative: celle d’une forme de vie commune où l’économie est au service de la dignité et du bien-être de tous les humains dans le respect de la nature et des générations futures. Elle est aussi le nom d’une longue histoire de pratiques de solidarité que nous vous invitons à venir découvrir et discuter.

La coopérative viticole de la Cabrery s’inscrit dans cette perspective et se veut une alternative collective à la mécanisation à outrance et à l’industrialisation, à l’exploitation d’une main-d’œuvre bon marché et à la tradition paysanne conservatrice.

Venez goûter et discuter: au menu, en rouge: grenache, syrah et merlot; et en blanc: sauvignon, grenache et viognier. Et zakouskis bien sûr pour accompagner tout ça.

Plus d’infos sur le site de la Cabrery, et sur celui de Longo Maï.

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Autour de Cain et Abel – Rencontre avec Ivan Segré
Le jeudi 13 décembre 2018
19h

Autour de Cain et Abel – Rencontre avec Ivan Segré

Le jeudi 13 décembre 2018
19h
Philosophe et talmudiste, Ivan Segré, propose des lectures fines et aiguisées de la situation politique de l’époque. De passage à Bruxelles, il nous rendra visite ce jeudi 13 décembre à 19h. Son précédent passage dans notre petite librairie portait sur Genre et Révolution – Étude à partir de la Bible et du Talmud.

Nous continuerons d’explorer les textes bibliques – de manière simple et radicale, lumineuse donc révolutionnaire. Le mythe de Caïn et Abel (Gn. 4) est fameux: il y est question du premier meurtre, fratricide, et du premier sacrifice. Mais de quoi y est-il vraiment question ? L’avons-nous jamais su ?

Avec Ivan Segré, nous tâcherons de comprendre un peu de quoi il retourne. Ne serait-ce que par curiosité…
Bienvenue !
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« Richard Müller, l’homme de la révolution de novembre 1918 » en présence du traducteur Ivan Jurkovic
Le lundi 10 décembre 2018
19h

« Richard Müller, l’homme de la révolution de novembre 1918 » en présence du traducteur Ivan Jurkovic

Le lundi 10 décembre 2018
19h

Bonjour,

Nous avons le plaisir de vous inviter à venir rencontrer, lundi 10 décembre à 19h, Ivan Jurkovic, traducteur du livre « Richard Müller, l’homme de la révolution de novembre 1918 » de R. Hoffrogge, paru aux éditions « Les nuits rouges ».

Bien que relativement méconnue dans les pays francophones, la Révolution allemande (1918-1921) fut une séquence historique complexe et déterminante pour l’histoire européenne du 20e siècle. L’ouvrage de Hoffrogge décrit avec précision et concision l’action de Müller et de son mouvement et arrive ains à rendre vivante et accessible cette période particulière de l’histoire du mouvement ouvrier allemand.

« Richard Müller n’était ni un théoricien ou un  politicien comme Rosa Luxemburg ou Karl Liebknecht, mais un ouvrier tourneur, simple adhérent du SPD d’avant 1914, l’un de ces héros obscurs que l’Histoire tire de l’ombre avant de l’y replonger, une fois sa tâche accomplie. A la tête du réseau des Délégués révolutionnaires d’atelier, créé en 1916 pour résister au militarisme, il fut, plus que le groupe Spartakus, « l’homme de la Révolution de novembre 1918 ». A travers son action, nous découvrons les ressorts prosaïques de l’événement, souvent plus décisifs que les discours enflammés et les postures héroïques. Modéré – il s’opposera au soulèvement spartakiste prématuré de janvier 1919 à Berlin et à l’aventureuse « Action de mars » de 1921, lancée par le Parti communiste et encouragée par le Komintern –, il était aussi courageux et déterminé quand il le fallait. Partisan d’un « socialisme des conseils », adhérant finalement au KPD en 1920, comme la majorité des socialistes oppositionnels, il en sera pratiquement écarté dès 1924 par la «bolchévisation». Après la publication de précieuses Mémoires au milieu de la décennie, il abandonnera toute activité politique pour se lancer dans les affaires. »

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Enfantillages Outillés – un atelier sur la machine. Rencontre avec Adrien Malcor et Sandra Alvarez de Toledo.
Le vendredi 23 novembre 2018
19h

Enfantillages Outillés – un atelier sur la machine. Rencontre avec Adrien Malcor et Sandra Alvarez de Toledo.

Le vendredi 23 novembre 2018
19h

Nous avons le grand plaisir de recevoir les éditions L’Arachnéen, vendredi 23 novembre à 19h, autour du livre Enfantillages Outillés. Sandra Alvarez de Toledo (fondatrice de la maison d’édition) et Adrien Malcor (co-auteur avec Fanny Béguery) seront présents pour partager leurs réflexions et expériences autour de cet ouvrage d’une transdisciplinarité rare, «disons entre art, psychologie, technologie et pédagogie », où l’enfant est ni plus ni moins joueur, penseur et créateur composant avec son milieu, comme Ilir, six ans : « Oui. Et le feu, il est au-dessus de la voiture. Et là triipschoufff ça fait comme ça fffffsliirp et après l’électricité et le feu font le truc, ça devient du feu qui se met derrière et la voiture roule en vitesse. »

Nous reprenons ici la présentation par l’éditeur :

« Dessine une machine et essaie de montrer non pas seulement à quoi elle sert, mais comment elle fonctionne. Tu ne sais pas ? Alors imagine. » Telle est la proposition que deux artistes, Fanny Béguery et Adrien Malcor, ont faite à des enfants de 4 à 10 ans dans trois écoles primaires de la vallée de la Dordogne, à l’invitation de Peuple et Culture Corrèze.

Enfantillages outillés est un livre de dessins d’enfants et sur le dessin d’enfant. Il comporte deux volets : une partie composée des dessins et photographies réalisées par les enfants pendant l’atelier, accompagnés des paroles des enfants, de leurs dialogues avec les artistes, et de récits et descriptions ; puis un texte, dans lequel Adrien Malcor analyse les enjeux de l’expérience, en mobilisant l’histoire de l’art, la psychologie de l’enfance et la philosophie des techniques. Les généralisations théoriques viennent donc après une tentative pour restituer certains processus créateurs individuels et collectifs. Il s’agit, comme Célestin Freinet en son temps, de porter la richesse de la pensée enfantine dans l’espace public. L’enfant pense, il n’est pas que pensé par les adultes. L’art est « agi » ; il se regarde et s’analyse aussi. Enfantillages outillés présente, à ce titre, une approche renouvelée de l’art des enfants et, peut-être, un regard nécessaire sur notre environnement technique.

L’Arachnéen a notamment (ré)édité Fernand Deligny – Oeuvres, L’Arachnéen et autres textes, Lettres à un travailleur social ou encore Correspondances des Cévennes paru en septembre dernier. À l’occasion de cette parution, un dialogue aura lieu autour de l’ oeuvre de Fernand Deligny à la librairie Tropismes, la veille, le jeudi 22 novembre. Un fac-similé d’un ouvrage de Chris Marker, Coréennes, vient aussi de paraître.

Plus d’informations sur leur site internet.

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Annulée! [Rencontre avec les occupant.e.s du Liebig34]
Le dimanche 11 novembre 2018
18h30

Annulée! [Rencontre avec les occupant.e.s du Liebig34]

Le dimanche 11 novembre 2018
18h30

La rencontre est annulée!

Bonjour,

La librairie accueillera ce dimanche 11 novembre à 18h30 des activistes du collectif anarcho-queer-féministe berlinois Liebig 34. Ces activistes viendront présenter leur lieu, le travail politique qu’ils et elles y réalisent, et parleront des menaces d’expulsion qui pèseront sur le lieu à partir de janvier 2019.

La discussion aura lieu en anglais.

Voici la courte présentation du Liebig 34 que nous avons reçue:

Liebig 34 is a self-organised anarcha-queer-feminist house-project in Berlin, made of different collectives: the infoladen „Daneben“, the-queer-feminist living-project Liebig34 and the queer feminist eventspace L34-Bar.
L34 is one of the few political house projects in the world without cis-men, working actively against sexism, discrimination and systematic oppressions. Spaces like this are needed.
Liebig 34 was squatted in 1990 and later legalized. From january 2019 the house will be in danger of eviction.
But we will fight to keep our house and we need your support to do it!
More infos: http://liebig34.blogsport.de/

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Retour sur la ZAD de l’ULB
Le mercredi 07 novembre 2018
20h

Retour sur la ZAD de l’ULB

Le mercredi 07 novembre 2018
20h

Nous vous invitons à rencontrer des ex-occupant.e.s de la ZAD (zone à démarbrer) de l’ULB et des acteurs et actrices de mouvements sur le campus dans les quinze dernières années, ce mercredi 7 novembre à 20h00.

« La zone à démarbrer, dont l’occupation commença en mai 2018 dura deux mois, deux mois pendant lesquels un noyau de lutte et de résistance se créa sur le campus. Mêlant la fête à la politique, le doute et les interrogations diverses à la réalité d’un ennemi à combattre, créant un espace de vie bienvenu dans les espaces de plus en plus cloîtrés de notre monde, la ZAD fut un lieu autogéré, une maison se voulant accueillante pour tous et toutes, pour les amis et les amies. Partant de l’idée d’une commémoration à Mai ’68, l’occupation prit un chemin différent que celui imaginé, et devint de plus en plus réalité à mesure que le temps passait, et que les gens allaient et venaient. Critiquée, réprimée par l’autorité en place, loin d’être idéale, mais surtout trop méconnue, la maison étudiante n’en fut pas moins créatrice de solidarités, d’amitiés, et de luttes anti-autoritaires, anti-fascistes, anti-capitalistes, anarchistes. »

« Et si on jouait ? »

https://mot-lame.com/quelques-notes-en-faveur-de-la-maison-etudiante.html

https://www.levif.be/actualite/belgique/mai-2018-pourquoi-une-zone-a-demarbrer-a-l-ulb/article-opinion-852163.html

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Labo-fiction de l’Antémonde
Le lundi 22 octobre 2018
19h

Labo-fiction de l’Antémonde

Le lundi 22 octobre 2018
19h

Nous vous invitons le lundi 22 octobre, à 19h, à amener des petits plats puis à participer au labo-fiction de l’Antémonde.

L’atelier de l’Antémonde est un atelier d’imagination dans l’univers du livre Bâtir aussi (voir ci-dessous) pour vivre un moment collectif d’expérimentation. Un moment pour prolonger ensemble cette utopie ambiguë et réfléchir comment, des dynamos aux rites funéraires, des lave-linge aux assemblées, nous pourrions construire des mondes sans dominations.

Bâtir aussi

« 2011, les printemps arabes ont donné le ton à d’autres révoltes. Un mouvement mondialisé s’étend, c’est l’Haraka. Les productions industrielles, les États et toutes les hiérarchies vacillent. Des dynamiques populaires s’entrechoquent pour répondre aux nécessités de la survie et dessiner un futur habitable.

2021, les communes libres s’épanouissent sur les ruines du système. Comment vivre avec l’héritage de l’Antémonde ? Comment faire le tri des objets et des savoirs d’une époque aux traces tenaces ? Les haraks dessinent leur quotidien en fonction de leurs ressources et de leurs rêves. Des dynamos aux rites funéraires, des lave-linge aux assemblées, ces nouvelles d’anticipation politique racontent non pas une utopie parachutée, hors-sol, mais des mondes qui se confrontent à la matière, à ce qui résiste dans les têtes, où les routines collectives bâtissent un monde qui s’espère sans dominations. »

Bâtir aussi
Ateliers de l’Antémonde
Publié dans la collection Sorcières des éditions Cambourakis.

Soyez les bienvenus le lundi 22 octobre pour une auberge espagnole à 19h suivi du labo-fiction de 20h à 22h30

Tout affiche
Rencontre avec Manus McGrogan: Présentation de « Tout! »
Le mercredi 10 octobre 2018
19h

Rencontre avec Manus McGrogan: Présentation de « Tout! »

Le mercredi 10 octobre 2018
19h

Bonjour,

Nous avons le plaisir d’accueillir mercredi 10 octobre à 19h Manus McGrogan qui viendra nous présenter son livre « Tout! » paru cette année aux éditions L’échappée.

Le livre retrace l’histoire trépidante du journal « Tout! » à la croisée du gauchisme, des nouveaux mouvements sociaux et de la contre-culture, fer de lance de la presse alternative:

«Ce n’est qu’un début, continuons le combat!» Après Mai 68, et malgré la répression policière, les groupuscules gauchistes se recomposent et tentent de poursuivre l’aventure révolutionnaire. Parmi eux, les étudiants de Vive la révolution détonnent. Ces maoïstes tendance libertaire, ou «maos-spontex» comme on les qualifiera, militent auprès des ouvriers, notamment immigrés, tout en étant fortement influencés par les mouvements radicaux américains.

Leur journal, rebaptisé Tout!, quinzomadaire grand format aux couleurs vives ayant Jean-Paul Sartre pour Directeur de publication, cherche à fomenter une révolution à la fois politique et culturelle. Il ouvre ses colonnes aux mouvements et luttes antiautoritaires qui foisonnent: libération des femmes, antipsychiatrie, combats des homosexuels, jeunes en colère…

Bien qu’éphémère, cette extraordinaire expérience d’un journal foutraque se trouve au carrefour de trois courants : gauchisme, nouveaux mouvements sociaux et contre-culture. Pour la première fois racontée, cette histoire montre comment Tout! a concentré de façon explosive ces influences, qu’il a agrémentées de slogans percutants et d’un graphisme éclatant, pour devenir le fer de lance de la presse alternative.

  • Après sa thèse de doctorat sur Tout! et la presse alternative en France après 1968, Manus McGrogan est devenu historien indépendant, spécialiste des mouvements radicaux des années 1960 et 1970.
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Réouverture à partir de ce samedi 1e septembre
Le samedi 01 septembre 2018
10h

Réouverture à partir de ce samedi 1e septembre

Le samedi 01 septembre 2018
10h

Bonjour,

Après avoir mis à profit notre longue fermeture aoutienne pour intégrer dans nos étagères quelques centaines de nouveaux titres et pour réorganiser nos rayons et notre espace, nous sommes de retour dans notre petite librairie préférée et rouvrirons à partir de ce samedi 1e septembre aux horaires habituels:

Du lundi au vendredi de 15h à 18h30.

Le samedi de 10h à 18h30.

Au plaisir de vous revoir,

Les libraires

Fermeture au mois d’août

Le mercredi 01 août 2018
15h

Bonjour!

Ce petit mail pour vous annoncer que nous serons fermés à partir du 1e août (d’ici là nous serons ouverts selon les horaires de juillet). Nous rouvrirons doucement à la fin de l’été, avant de reprendre les horaires habituels début septembre.

Nous restons joignables par mail.

Bonnes vacances…

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Être forêts: Rencontre avec Jean-Baptiste Vidalou
Le vendredi 20 juillet 2018
19h

Être forêts: Rencontre avec Jean-Baptiste Vidalou

Le vendredi 20 juillet 2018
19h

Bonjour,

Nous avons le plaisir de recevoir vendredi 20 juillet à 19h Jean-Baptiste Vidalou, qui viendra présenter son ouvrage « Être forêts », publié aux éditions Zones:

Il se passe quelque chose du côté de la forêt : du bois du Tronçay à celui de Sivens, de Notre-Dame-des-Landes aux Cévennes, au Mexique ou au Canada. Jean-Baptiste Vidalou propose une histoire des luttes forestières où aujourd’hui résonne la même idée : la forêt c’est un peuple qui s’insurge, une autodéfense qui s’organise.

 

Depuis une dizaine d’années, que ce soit dans les bois de Sivens, à Notre-Dame-des-Landes, à Bure ou dans les Cévennes, il est évident qu’il se passe quelque chose du côté de la forêt. Certains ont commencé à habiter ces espaces, avec la détermination de sortir du monde mortifère de l’économie. Un tout autre rapport au monde s’y bâtit, à l’opposé de cette science militaire qu’est l’aménagement du territoire – ici contre un barrage, là contre un aéroport, ou une extraction de biomasse.

Ce n’est pas qu’une affaire locale : les paysans du Guerrero au Mexique se battent depuis plus de dix ans pour libérer leurs forêts des exploitants, les trappeurs du peuple cri du Canada défendent la forêt boréale de Broadback contre la déforestation, les Penan de Bornéo s’arment de sarbacanes contre les compagnies de plantation de palmiers à huile… Partout des luttes résonnent de cette même idée : la forêt n’est pas une réserve de biosphère ou un puits de carbone.

La forêt, c’est un peuple qui s’insurge. Nous sommes allés à la rencontre de ces forêts et de celles et ceux qui les défendent. Nous y avons découvert des continents innombrables, des sentiers inédits, des êtres ingouvernables. Toute une géographie depuis laquelle il était possible, enfin, de respirer.

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Horaires de juillet
Le dimanche 01 juillet 2018
15h

Horaires de juillet

Le dimanche 01 juillet 2018
15h

Bonjour,

Avec l’arrivée de l’été et les départs en vacance, nous devons adapter nos horaires aux forces en présence. La librairie sera donc ouverte au mois de juillet les mardi, mercredi, jeudi et samedi de 15h à 18h30.

Nous restons bien entendu joignables par mail, et, en cette période de déménagement et de grands nettoyages, serons notamment disponibles pour d’éventuels vides-greniers et autres rachats de livres.

Joyeuses vacances à toutes et tous!

Poussière sur la méditerranée
« Moria, Chroniques des limbes de l’Europe »
Le vendredi 22 juin 2018
19h

« Moria, Chroniques des limbes de l’Europe »

Le vendredi 22 juin 2018
19h

Nous avons le plaisir de vous convier le vendredi 22 juin à 19h pour la présentation du livre de Marie Doutrepont « Moria, Chroniques des limbes de l’Europe ». La présentation sera suivie d’une discussion.

Le livre prend la forme d’un « journal de bord » tenu durant les trois semaines passées dans le hotspot de Moria sur l’île de Lesbos en Grèce, sous forme de lettres adressées à ses proches. L’auteure s’y était rendue en tant que bénévole afin de fournir une aide juridique aux réfugiées qui s’y entassent durant de nombreux mois, en attente d’une décision sur leur sort.

« J’ai discuté avec Yamila, l’interprète arabe, hier. Elle me dit que plein de gens lui demandent où ils sont, qu’ils ne la croient pas quand elle leur répond qu’ils sont en Europe : « Non, c’est pas l’Europe, ça. En Europe, on ne renvoie pas les gens qui ont besoin de soins médicaux urgents en leur disant : « revenez la semaine prochaine »… ». Je pense à la désillusion de tous ceux qui échouent ici au terme d’un voyage mortel en se disant « Ouf, on y est arrivés. On est sauvés. On a réussi ! », pour se rendre compte qu’ils ne sont nulle part, condamnés à des limbes dont ils ne connaissent pas le terme. Les prisonniers savent au moins quand ils sortiront : ici, tous les mois, c’est le suspense quand les gens font la file pour renouveler leur Ausweis. »

Marie Doutrepont est avocate au sein du collectif Progress Lawyers Network.

Bordel-Cuisine
Vente exceptionnelle du samedi 16 au samedi 23 juin
Le samedi 16 juin 2018
10h

Vente exceptionnelle du samedi 16 au samedi 23 juin

Le samedi 16 juin 2018
10h

Bonjour,

Nous avons la chance d’avoir eu accès récemment à une bibliothèque exceptionnelle regorgeant de livres de qualité (et en excellent état !) dans les champs qui nous intèressent : philosophie, histoire, marxisme, décolonisation, sciences sociales, littérature…* Nous avons acquis de nombreux ouvrages, que nous sommes dans l’impossibilité de ranger dans nos étagères déjà surchargées.

Nous organisons donc une vente exceptionnelle de ce lot à partir du samedi 16 juin jusqu’au samedi 23 juin.

Beaucoup de ces livres étant difficiles à trouver en occasion ou épuisés, et vu l’investissement financier conséquent que nous avons consenti, certains prix seront un peu plus élevés que ceux que nous pratiquons d’habitude (désolé).

Cette vente aura lieu à la librairie « Par chemins », rue Berthelot 116 à Forest, dont les horaires sont les suivants :

  • Du lundi au vendredi de 15h à 18h30.
  • Le samedi de 10h à 18h30.

Merci de transmettre ce mail à vos amis et contacts potentiellement intéressés !

* Le lot est particulièrement fourni en philosophie (ainsi qu’en histoire). On y trouve notamment les auteurs suivants : Foucault, Deleuze, Derrida, Nancy, Virilio, Baudrillard, Strauss, Heidegger, Nietzsche, Spinoza, Sénèque, Aristote… Sont également présents de multiples commentaires et revues de qualité, et des maisons d’édition prestigieuses : P.U.F., Vrin, Gallimard NRF, Minuit, Galilée, Belles Lettres (Budé).

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L’occupation du monde. Rencontre avec Sylvain Piron et Alexandre Laumonier
Le vendredi 15 juin 2018
19h

L’occupation du monde. Rencontre avec Sylvain Piron et Alexandre Laumonier

Le vendredi 15 juin 2018
19h

Vendredi 15 juin à 19h, nos invités seront Alexandre Laumonier, directeur de la maison d’édition Zones Sensibles et l’un de ses auteurs, Sylvain Piron, dont le dernier livre L’Occupation du monde vient de paraître.

Alexandre Laumonier présentera le programme de publications autour de l’« économie » élaboré pour les trois prochaines années. Il nous en expliquera les raisons, les orientations, les horizons. Sylvain Piron, directeur d’études à l’EHESS à Paris, spécialiste de la philosophie médiévale et des doctrines économiques des scolastiques, présentera quant à lui son dernier ouvrage L’Occupation du monde, premier de cette série « économique » de Zones Sensibles.

Occasion unique à Bruxelles de venir discuter les thèses amples et riches proposées dans cet ouvrage – ou comment l’histoire de longue durée de la chrétienté, en particulier les théories économiques de la scolastique franciscaine du XIIIe siècle, nous permet de lire avec une acuité accrue la situation écologique contemporaine et nous offre de sérieuses pistes de bifurcation pour ne plus s’occuper et occuper le monde mais l’habiter et vivre autrement – un appel à une « insurrection spirituelle ».

« Face à l’aggravation des crises environnementales qu’elle a provoquées, la société industrielle semble frappée d’aveuglement. Elle est bercée de l’illusion que tout finira par s’arranger, grâce à la souplesse du marché, l’innovation technique et l’inventivité du capital. Toute une mythologie économique entrave ainsi la réflexion et la perception de la gravité de la situation. Dans le but de défaire cette mythologie, ce livre cherche à en comprendre l’histoire, en associant deux voies complémentaires. Le désastre vers lequel nous avançons est annoncé depuis un demi-siècle. Parmi les penseurs de l’écologie politique des années 1967-72, les parcours de Gregory Bateson et d’Ivan Illich permettent d’observer l’émergence de cette réflexion, puis son occultation sous l’effet du tournant néo-libéral des années 1980. Mais pour saisir la puissance du mythe et ses effets dévastateurs, il faut remonter bien plus haut. L’appétit de transformation du monde naturel par l’action humaine correspond à une pente générale de l’Occident dans la longue durée du second millénaire de l’ère chrétienne. C’est ce que l’on peut décrire comme une dynamique d’occupation du monde, au double sens d’une occupation objective par des êtres subjectivement occupés à le transformer.

Les théologiens scolastiques ont été les premiers à observer le phénomène au XIIIe siècle. Point de départ d’une pensée de l’économie, leur philosophie morale peut aujourd’hui fournir des arguments critiques face aux dogmes de la pensée économique contemporaine. Alors que les réflexions politiques et sociologiques ont eu maintes fois l’occasion de reformuler leurs postulats, la pensée économique est demeurée prisonnière de présupposés qui lui confèrent à présent une texture quasiment théologique. Cet impensé est le premier responsable de notre incapacité à faire face aux crises actuelles.

Cet essai d’histoire de longue durée propose une interprétation globale du destin économique de l’Occident, en vue de défendre la nécessité d’un autre rapport au monde. Il sera suivi d’un second volume qui exposera la formation des mythes et des concepts économiques modernes ».

L’introduction intégrale de l’ouvrage est disponible sur le site Lundi Matin.

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« Colonisation et construction identitaire des pays colonisateurs » Discussion avec Guillermo Kozlowski et Luis Martinez Andrade
Le vendredi 01 juin 2018
18h

« Colonisation et construction identitaire des pays colonisateurs » Discussion avec Guillermo Kozlowski et Luis Martinez Andrade

Le vendredi 01 juin 2018
18h

Dans le sillage du dossier « Hantise (dé)coloniale » publiée récemment par la Revue nouvelle (2018/n°1), nous accueillons avec plaisir, ce vendredi 1er juin à 18h, Guillermo Kozlowski* et Luis Martinez Andrade** qui après une courte présentation nous proposent une discussion à bâtons rompus sur la manière dont le processus colonial a contribué à façonner l’identité, au sens large, des pays colonisateurs.

Comment la colonisation a-t-elle permis l’émergence d’une conscience de supériorité des pays colonisateurs vis-à-vis des autres peuples? Quelle est la place de cette conscience dans la vision que « l’Occident » a de lui-même et des autres? Le processus colonial n’a-t-il pas légitimé un mode spécifique de rationalité au détriment des autres conceptions qu’on peut en avoir, s’arrogeant ainsi le monopole de la « Raison » ?

Et, de ce fait, la colonisation n’a-t-elle pas été aussi un processus essentiel dans l’éclosion de la «modernité» occidentale sous ses divers aspects ? Les ressources – économiques, politiques, symboliques, etc. – dont elle a pourvue à l’Occident n’ont-elles pas contribué à lui donner son visage actuel, et en particulier sa volonté dominatrice ?

Les discutants proposent de prendre appui sur ces questionnements en partant de l’histoire de la colonisation des Amériques par l’Espagne. Ce sera l’occasion d’exposer certaines idées des courants de pensée décoloniaux d’inspiration latino-américaine, encore peu connus en Belgique alors même qu’ils sont d’une grande vitalité. La discussion pourra ensuite s’élargir sur l’histoire et l’identité d’autres pays colonisateurs, et en particulier celles de la Belgique.

Bienvenue à tous!

*Guillermo Kozlowski travaille au Collectif Formation Société – CFS
**Luis Martinez Andrade chercheur postdoctoral au Collège d’études mondiales/ FMSH

 

 

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Terre des villes, Enquêtes potagères de Bruxelles aux premières saisons du 21è siècle
Le mardi 08 mai 2018
19h

Terre des villes, Enquêtes potagères de Bruxelles aux premières saisons du 21è siècle

Le mardi 08 mai 2018
19h

Nous avons le plaisir de vous convier à la Librairie Par Chemins, rue Berthelot 116 à 1190 Forest (arrêt Berthelot, tram 97), le mardi 8 mai à 19h pour la présentation de l’ouvrage collectif Terres des villes. Enquêtes potagères de Bruxelles aux premières saisons du 21è siècle, tout juste paru aux éditions de L’Eclat. La discussion sera suivie d’une salade maraîchère.

Après quelques présentations, parfois sur les lieux mêmes de leurs enquêtes, les auteurs du collectif viendront cette fois-ci pour le lancement officiel du livre, fruit de plusieurs années de travail en commun. Ils présenteront l’origine de leur projet, la mise en oeuvre et en récit des enquêtes ainsi que leurs étonnantes découvertes. De Haren à la rue Navez, du Homborch à Boondael et d’hier à aujourd’hui ils nous feront partager leurs réflexions et leurs expériences situées dans les marges vertes des plans d’urbanisme bruxellois – là où croissent les possibles.

“Depuis quelques années, on voit surgir dans les villes des expériences qui renouvellent sur des modes collectifs la tradition des anciens potagers urbains. En se glissant dans les interstices de la ville, sur des terrains oubliés, dans l’angle mort de barres d’immeubles ou sur les toits des bâtiments, elles interrompent « le long orphelinat » des bâtiments sans âme dont la fureur immobilière a le secret. À partir de Bruxelles, où existait une tradition de maraîchage spécialisé et de jardins ouvriers, l’ouvrage retrace l’histoire de la ville nourricière et des combats qu’elle suppose, et témoigne des expériences nouvelles, quelquefois victorieuses du béton, le temps de reprendre son souffle et sa bêche.”

“Livia Cahn, Chloé Deligne, Noémie Pons-Rotbardt, Nicolas Prignot, Alexis Zimmer, Benedikte Zitouni ont créé le groupe de recherche « Écologies de Bruxelles» (hébergé par l’Université Libre de Bruxelles et par l’Université Saint-Louis Bruxelles), qui travaille sur les questions écologiques et les récits que l’on peut en faire.”

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« Gauche Résistance » et « Expressions du désert » présentation/lecture de recueils de poésie
Le samedi 05 mai 2018
20h

« Gauche Résistance » et « Expressions du désert » présentation/lecture de recueils de poésie

Le samedi 05 mai 2018
20h

« La vie, par abrasion, se distrait à travers nous. » René Char

Nous vous invitons ce samedi 5 mai à 20h à la librairie Parchemins pour découvrir les dernières punchlines de Ceylan et Bartleby Bazlen, lues par un autre compagnon libraire.

Depuis leur plus tendre enfance, ces deux orphelins ne cessent de chercher quelque événement au sein de la banalité du quotidien. Et si la poésie est un genre en voie d’extinction, puisse-t-elle survivre en nous rêvant un peu.

Ps : les recueils sont aussi disponibles chez Tropismes, Ptyx, Joli Mai, Peinture fraîche, A livre ouvert, Point virgule (à Namur) ainsiqu’au fameux vidéo-express de la chaussée de Waterloo.
Pps: à ceux qui manquent d’argent, nous pouvons bien entendu vous les offrir.
Ppps: si vous connaissez quelqu’un capable de traduire vers le darija, l’anglais ou l’italien, envoyez-le nous. (Une traduction espagnole est en cours)
Pppps : pour les curieux, voici un poème de chaque recueil

Une voix nous est échue

Au revers de mes peines
Elusive tu as
Cousu d’impossible
Un silence amant

Vieillis d’un vain sommeil
Vêtu de menus bruits
Des gisements de craie
Sur mes lèvres adviennent

Sans les mots soudains
Un désir pourtant
Parmi nos lointains
D’ajourer le vent

Si enfin l’abîme
Venait à me taire
Puisse-t-il assécher
Les plaies que j’essaime

Royaume d’hier

Au donjon de nos préférences
Contre la violence unanime
Autour de nous l’abîme

Garant du retour
Les flèches de l’extase
L’infini chancelant

Secrets endeuillés de l’insomnie
Vous êtes mon seul souci
Mon action orpheline

Il faut un peu d’espace
Et beaucoup de chance
Pour honorer le oui

Surcroît décrété
Ne soyons pas les contestataires
De notre progression

A la mémoire de nos vertiges
Pour la justesse de nos écarts
J’épelle une dernière fois ta sueur

Dans l’arrière-saison de ta nuque
Repose indécise
La définition du présent

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Rencontre avec Julien Guazinni et les éditions Entremonde : « Tout ce qui est solide se volatilise »
Le vendredi 20 avril 2018
19 h

Rencontre avec Julien Guazinni et les éditions Entremonde : « Tout ce qui est solide se volatilise »

Le vendredi 20 avril 2018
19 h

Nous avons le plaisir de vous inviter, le vendredi 20 avril à 19h, à rencontrer et discuter avec Les Éditions Entremonde et Julien Guazinni, traducteur de l’essai de Marshall Berman: « Tout ce qui est solide se volatilise. L’Expérience de la modernité« .

Londres et New York se réin­ven­tent, Saint-Pétersbourg sort de terre. La marche en avant de la moder­ni­sa­tion exhume des navi­res de pierre depuis les marais de la Neva ou fait flot­ter des palais de cris­tal dont les ver­riè­res cap­tu­rent les étincelles solai­res d’un monde en révo­lu­tion. Mais la moder­nité détruit et se dévore elle-même, elle menace tout ce qui semble soli­de : d’abord les hommes à son ser­vice et plus tard les formes mer­veilleu­ses qu’elle aura enfan­tées.
C’est l’ambi­va­lence – le regard chan­geant des grands témoins, de Pouchkine, Marx, Dostoïevski ou Baudelaire – que ce livre inter­roge. Au cœur des métro­po­les, les trans­for­ma­tions urbai­nes façon­nent le mode de vie, le reflè­tent, mais four­nis­sent aussi les armes de sa sub­ver­sion. Les bou­le­vards de Haussmann liqui­dent une exis­tence étouffante et unis­sent le pro­lé­ta­riat pari­sien, tout en l’excluant de la scène qu’illu­mine le moder­nisme. Le maca­dam s’ins­talle, les voi­tu­res accé­lè­rent et le vieux Paris n’est plus (la forme d’une ville change plus vite, hélas ! que le cœur d’un mortel).
Voilà un livre d’aven­tu­res, de celles que le siècle pré­cé­dent et celui d’avant encore pro­met­taient, à l’huma­nité entière, à la raison, à l’art. Des aven­tu­res en forme de villes nou­vel­les, des ave­nues tra­cées depuis la péri­phé­rie jusqu’aux cœurs des hommes, des artè­res du chan­ge­ment et de la moder­ni­sa­tion : des feux d’arti­fice dont les lueurs sus­ci­taient l’effroi et la fas­ci­na­tion.

Marshall Berman (1940–2013) essayiste, phi­lo­so­phe, a été pro­fes­seur de scien­ces poli­ti­ques au City College de New York. Il a fait partie du comité de rédac­tion de Dissent et a régu­liè­re­ment contri­bué à la New Left Review, entre autres. Il fut un obser­va­teur pas­sionné de la moder­nité, celle qui a cham­boulé l’ordre ancien, celle qui était capa­ble de tout vola­ti­li­ser. Avec Fredric Jameson, il fut un des cri­ti­ques les plus saga­ces du post­mo­der­nisme

Et pour ceux qui désirent prolonger le plaisir de la rencontre, la discussion sera suivie d’un dîner .

 

Fermeture du mercredi 11 au dimanche 15 avril

Le dimanche 15 avril 2018
19h

Bonjour!

De nombreux libraires partant en voyage, nous serons fermés du mercredi 11 au dimanche 15 avril. Nous restons joignables par mail: librairie.berthelot@gmail.com.

Bonnes vacances de Pâques

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La mauvaise herbe : criminalisation de la population à Cureghem de 1880 à aujourd’hui
Le lundi 19 mars 2018
19h

La mauvaise herbe : criminalisation de la population à Cureghem de 1880 à aujourd’hui

Le lundi 19 mars 2018
19h

Nous avons le plaisir d’accueillir – ce lundi 19 mars à 19h – une discussion sur la criminalisation de la population du quartier Cureghem (Anderlecht) de 1880 à aujourd’hui. Cet éclairage historique et contemporain sera présenté par deux intervenants : Yasmina Zian, historienne, auteure d’une thèse sur la criminalisation du juif étranger à Cureghem par la Sûreté publique (1880-1930) et co-rédactrice de la Mauvaise herbe et Vital Marage, anthropologue et acteur de terrain pour l’accueil des primo-arrivants à Anderlecht.
A travers une discussion mettant en parallèle les dynamiques de criminalisation, les deux intervenants parleront notamment des types de surveillance, des guichets de l’immigration et du contrôle social par les institutions durant ces cent dernières années.

La Mauvaise Herbe est la revue quadrimestrielle de l’Université Populaire d’Anderlecht. Elle se propose de thématiser des problématiques issues du terrain pour les mettre en discussion avec des acteurs socio-culturels et des académiciens.

L’Université Populaire d’Anderlecht est un lieu où chaque personne, quel que soit son âge, son origine, son niveau d’étude ou sa couleur, puisse être baignée dans un puits de connaissances et de savoirs non figés. Où ces personnes puissent être acteurs, auteurs ou simplement récepteurs de ce savoir. Où la personne se met ou se remet en situation d’apprentissage en ciblant ses intérêts. Où le dépassement de soi et la responsabilisation sont les maîtres-mots.

photo : Tom Lyons
La photo provient de cureghem.inraci.be,
projet réalisé dans le quartier Cureghem par les élèves de l’INRACI en 2017.

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Rencontre avec Jules Falquet: « Pax Neoliberalia, perspectives féministes sur (la réorganisation de) la violence »
Le vendredi 09 mars 2018
19h

Rencontre avec Jules Falquet: « Pax Neoliberalia, perspectives féministes sur (la réorganisation de) la violence »

Le vendredi 09 mars 2018
19h

Bonjour,

Nous avons le plaisir d’accueillir vendredi 9 mars à 19h Jules Falquet qui viendra présenter son dernier ouvrage: « Pax Neoliberalia, perspectives féministes sur (la réorganisation de) la violence ».

Solidement ancré dans les recherches féministes sur la mondialisation et sur la dynamique des rapports sociaux de sexe, de race et de classe, Pax Neoliberalia est un essai sur l’emploi méthodique de la coercition au service de la mondialisation néolibérale. L’instrumentalisation d’une violence en apparence « aveugle », mais en fait très contrôlée, dessine le fil rouge reliant entre eux les quatre textes qui le composent. Proximité troublante de la violence domestique avec la torture politique et les logiques de « guerre de basse intensité » (au Salvador)… Création de la classe masculine des “frères d’armes” par le service militaire (en Turquie)… Liens entre les féminicides de Ciudad Juárez et la diffusion des techniques de « guerre sale » de la police aux narcos (au Mexique)… Perpétuation (néo)-coloniale des violences contre les femmes indiennes, de la guerre des années 80 à l’extractivisme minier transnational aujourd’hui (au Guatemala)…

Jules Falquet croise différents niveaux d’analyse pour rapprocher des perspectives généralement cantonnées à des sphères séparées. En révélant les continuités qui rattachent la violence contre les femmes aux méthodes coercitives militaro-policières, cette approche met à jour les logiques genrées de la « gouvernance » mondialisée, ici nommée, par antiphrase, Pax neoliberalia.

Un compte-rendu de l’ouvrage est disponible ici.

Jules Falquet, sociologue et féministe, est enseignante-chercheuse à l’Université Paris Diderot depuis 2003.

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Rencontre avec Ivan Segré: Genre et révolution
Le jeudi 15 février 2018
19h

Rencontre avec Ivan Segré: Genre et révolution

Le jeudi 15 février 2018
19h

C’est avec un plaisir certain que nous accueillons, jeudi 15 février à 19h, de nouveau Ivan Segré. Philosophe, talmudiste, et à présent célèbre polémiste tant contre le philosémitisme bourgeois que la réaction communautariste et racialiste, Ivan Segré a le courage d’affronter, parfois esseulé, les arguments des deux camps. Sa position singulière donne toute sa saveur à ses critiques saillantes et à ses imparables assauts logiques.

Formé à la philosophie et aux études talmudiques, il déploie ses arguments avec luminosité, relisant Spinoza, le Talmud et la Bible. Outre ses écrits a priori plus circonstanciés, il nous propose des lectures fines et aiguisées de la situation politique de l’époque. C’est ce qu’il nous avait proposé lors de son précédent passage dans notre petite librairie (Imperium : de Frédéric Lordon au Comité invisible).

Cette fois-ci c’est en déplaçant légèrement le terrain qu’il nous présentera une intervention intitulée Genre et Révolution. Étude à partir de la Bible et du Talmud. A l’heure où les « gender studies » occupent une importante place de la scène intellectuelle, Ivan Segré nous apportera son éclairage si particulier. Tenez-vous prêt. Aiguisez vos arguments. Bienvenue !

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Cabaret Fantochmagorique – spectacle de marionnettes
Le jeudi 18 janvier 2018
16h

Cabaret Fantochmagorique – spectacle de marionnettes

Le jeudi 18 janvier 2018
16h
Nous avons le plaisir de vous inviter ce dimanche 21 janvier à 16h pour un spectacle de la compagnie Scraboutcha. Le spectacle sera accompagné d'un goûter.

Le cabaret Fantochmagorique
Spectacle de marionnettes musical
De 5 à 105 ans

Un cabaret fantoche, tastique et tasmagorique  fera défiler pour vous une galerie de personnages attendus et inattendus venant dévoiler leurs bizarreries, leurs habiletés et leurs talents les plus secrets. Chansons ensorceleuses, farces désopilantes, tours et détours d'influence, divination abracadabrante se succéderons pour tenter de vous charmer.

Laissez derrière vous tracas et fatras, nous partons ensemble vers les contrées du rêve, des passions cachées, des désirs les plus fous, il y en aura pour tous les goûts, petits et grands, préparez vos sourires et vos rires, vos piécettes et vos chèques, le spectacle s'offre à vous !

Mais comme dans tout spectacle, il y a l'envers du décor. Que savons-nous de ce qui se camoufle derrière le rideau rouge, les beaux amours et les flonflons de la passion ? Ces personnages si bien rodés, ce scénario embobiné, ce show si bien rythmé ne cacheraient-ils pas une autre histoire que celle qui se raconte sur scène ?
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Fermeture du 1e au 7 janvier
Le mardi 26 décembre 2017
12h

Fermeture du 1e au 7 janvier

Le mardi 26 décembre 2017
12h

Bonjour!

Plusieurs d’entre nous profitant de ce début d’hiver pour aller chercher la lumière sous d’autres latitudes, ou pour se reposer un peu, nous avons décidé de fermer la semaine du 1e au 7 janvier (ce qui n’empêchera pas l’un ou l’autre libraire acharné d’ouvrir à l’occasion de ses envies ou présences).

Belle fin d’année à toutes et tous…

Les libraires

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Présentation du magazine C4: « Il était une fois la révolution »
Le jeudi 07 décembre 2017
19h

Présentation du magazine C4: « Il était une fois la révolution »

Le jeudi 07 décembre 2017
19h

Nous avons le plaisir d’accueillir jeudi 7 décembre une partie de l’équipe du magazine C4 qui viendra présenter son dernier numéro:

À l’occasion du centenaire d’Octobre 17, l’équipe du Magazine C4 tente notamment de raconter comment la Révolution a habité leur imaginaire, quelles mythologies, paysages et esthétiques intimes elle a contribué à produire, quels chemins et détours elle a balisés.

L’enfance en Lada de Mademoiselle Catherine, la bande-son rouge de Philippe Belligoï, le baptême à la vodka et l’éducation communiste de RaF Pirlot, la théorie sur l’émancipation du Brolétariat de François Thoreau, le culte des superblocks de Sabina Sebastiani, la discut’ de Luca Piddiu avec le Courant Anarco Stalinien, Lénin et Twitter dans une uchronie de Jean Bourguignon…
ce n’est là qu’une partie de ce dossier spécial à découvrir en présence de la rédaction et en mode papote dans un cadre convivial.

19h : ouverture des portes & apéro.

Capitalocène: Rencontre avec Armel Campagne

Le samedi 25 novembre 2017
19h30

Nous vous invitons à venir écouter et rencontrer Armel Campagne pour la sortie de son livre Capitalocène. Aux racines historiques du dérèglement climatique. La rencontre aura lieu à la librairie Par chemins ce samedi 25 Novembre à 19h30. Il sera accompagné de Johan Badour directeur de la jeune maison d’édition Divergences qui publie le livre en question. A cette occasion celui-ci nous présentera le travail de cette maison et les quelques titres qu’ils ont déjà publiés.

« Le dérèglement climatique nous aurait fait entrer dans « l’Anthropocène », cette ère géologique où, depuis l’industrialisation du 19ème siècle, l’espèce humaine serait devenue la force écologique majeure, notamment avec ses émissions de gaz à effet de serre. Mais est-ce vraiment l’espèce humaine de manière indifférenciée, sans distinction de type de société, de classe, de genre et de « race », qui est responsable du dérèglement climatique ? Des historiens ont mis en doute cette vision simpliste, en faisant de l’industrialisation fossile – et donc du dérèglement climatique – un processus résultant avant tout des dynamiques du capitalisme industriel à partir du 19ème siècle, proposant à cette occasion un nouveau concept en substitut de celui d’Anthropocène : le Capitalocène. Armel Campagne, doctorant en histoire à l’Institut Européen Universitaire de Florence, propose dans cet ouvrage une présentation de leurs critiques de l’Anthropocène, une discussion de leurs propositions pour une théorie du Capitalocène et enfin une histoire de l’essor du capitalisme fossile du 16ème au 19ème siècle ».

Armel Campagne est diplômé du Master d’Histoire des sciences, techniques et sociétés de l’EHESS, et doctorant en histoire à l’Institut Européen Universitaire de Florence. Il poursuit actuellement des recherches au sujet du rôle de l’Empire colonial français dans l’essor des productions capitalistes d’énergies fossiles en Algérie et en Indochine (1873-1962). Il a également contribué au chapitre « 1962. Le nouvel ordre agricole mondial » dans Histoire mondiale de la France (Seuil, 2017).

Ci-dessous quelques liens vers des textes et des conférences d’Armel Campagne en compagnie de Christophe Bonneuil et Anselm Jappe :

http://www.palim-psao.fr/2016/07/le-capitalocene-conference-filmee-avec-armel-campagne-et-anselm-jappe.html

https://www.youtube.com/watch?v=A-6yasI1NIY

https://pds.hypotheses.org/2385

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Projection « Un paese di Calabria » – Au-delà du langage, le partage?
Le mardi 07 novembre 2017
19h

Projection « Un paese di Calabria » – Au-delà du langage, le partage?

Le mardi 07 novembre 2017
19h

Nous avons le plaisir de vous inviter à une projection de l’excellent documentaire “Un paese di Calabria”, qui met en lumière l’expérience d’un petit village calabrais dont les habitants ont fait le choix d’accueillir et d’aider à s’installer plusieurs centaines de migrants ces vingt dernières années. La projection sera suivie d’une discussion autour de l’apprentissage de la langue orale et écrite (FLE et alphabétisation).

Cette rencontre est organisée en collaboration avec le Musée éphémère de l’Exil (Medex) et ITECO, centre de formation pour le développement et la solidarité internationale.

Un paese di Calabria:

Rosa Maria a quitté son village de Riace un jour d’été 1931 pour fuir la misère. Depuis, les maisons se sont couvertes de lierre, les terres se sont appauvries, les habitants scrutent la mer depuis les collines. Un jour de 1998, Baïram accoste sur cette plage calabraise avec deux cents autres Kurdes et décide de s’y installer. Aujourd’hui, les gens du village s’appellent Roberto, Ousmane, Emilia, Mohamed, Leonardo, Taira.
La bande annonce (interview d’une des co-réalisatrices)

A partir de cette histoire atypique, nous souhaitons interroger ensemble la transmission de la langue écrite et orale. La rencontre vise à réaliser un partage des limites et des dépassements possibles à partir d’expériences vécues et parvenir aux définitions possibles de mondes en commun.

Quelle approche(s) pédagogique(s) ? Quelles sont les contraintes et les calculs d’opportunité pour les formateurs et les apprenants ? Quelles urgences sociales et vitales se manifestent par ces contacts ? Comment se construit la motivation à apprendre une langue? Comment faire émerger une Koiné ?

Cette rencontre s’inscrit également dans le cadre des cours de français donnés à la librairie depuis un an et demi, actuellement en suspens. Nous souhaitons notamment inviter les personnes intéressées par la transmission de la langue à rejoindre l’équipe du Medex qui pendant un mois animera à la librairie des cours de français gratuits et ouvert à tous.

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Semaine 06-11 novembre: vente de livres de théâtre
Le lundi 06 novembre 2017
15h

Semaine 06-11 novembre: vente de livres de théâtre

Le lundi 06 novembre 2017
15h

Bonjour!

Nous avons récemment eu la chance d’acheter une partie de la bibliothèque d’un metteur en scène quittant Bruxelles, acquérant dès lors plusieurs centaines de livres de qualité, dont une grande partie de théâtre. Le problème est que notre petite librairie déborde déjà de livres, et que le rayon « Théâtre » ne peut accueillir une telle quantité d’ouvrages. Nous proposerons donc ces livres à la vente seulement pendant la semaine du lundi 6 au samedi 11 novembre (ils devront ensuite rejoindre notre espace de stockage en attendant de ressortir petit à petit). Merci de faire suivre à des personnes potentiellement intéressées!

La librairie est située rue Berthelot 116 à Forest, et ouvre:

Du lundi au vendredi de 15h à 18h30.

Le samedi de 10h à 18h30.

Voici une liste de certains auteurs qui seront proposés: S. Beckett, D. Fo, H. Pinter, M. Tsvetaeva, T. Bernhard, B. Brecht, J. Fosse, B.-M. Koltès, F. Garcia Lorca, O. Py, M. Maeterlinck, H. Ibsen, S. Kane, S. I. Witkiewicz. A. Tchekov, V. Novarina, J. Louvet. Il y a également de nombreuses revues, et divers titres moins communs.

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Collectif 1984: Des lendemains qui chantent
Le vendredi 03 novembre 2017
19h

Collectif 1984: Des lendemains qui chantent

Le vendredi 03 novembre 2017
19h

Nous vous invitons ce vendredi 3 novembre à 19h à une conférence gesticulée et chantée par le collectif 1984:

Nous n’avons pas toujours vécu à genoux.

En fait, notre classe sociale n’a jamais cessé de lutter. Jamais complètement.

Des chants innombrables, parfois anonymes, ont accompagné ces combats.

Retrouvons-les, redressons-nous de nouveau… et qu’adviennent, enfin, des lendemains qui chantent !

Vous retrouverez une liste des chants qui inspirent la rencontre sur leur site.

Animé notamment par Jacques Esnault, passionné de chants de luttes et de révoltes, le collectif 1984 propose également des ateliers de création théâtrale collective, d’exploration non-verbale, de danses traditionnelles, et d’exploration théâtrale pour les plus jeunes.