Le samedi 14 février 2026
11h

Le samedi 14 février 2026
11h
Bonjour,

Nous avons le plaisir de vous inviter à une vente exceptionnelle de littérature et poésie les samedi 14 février de 11h à 19h et dimanche 15 de 14h à 17h à la librairie Par Chemins, rue Berthelot 116 à 1190 Forest.

Nous avons acquis ces derniers mois plusieurs bibliothèques de qualité, notamment celles de Pierre Mertens (1939-2025) et Jacques Demaude (1937-2022). Près de 2.000 livres seront proposés à la vente. Nous manquons de temps pour encoder ces livres dans notre inventaire en ligne (près de 300 titres y ont néanmoins été ajoutés : https://www.librairie-par-chemins.be/inventaire/  ). Voici dans les grandes lignes, ce qui sera exposé.

En poésie, un certain nombre de revues belges et françaises de la fin du 20ème siècle, ainsi que des dizaines d’ouvrages des éditions Cadex, Le Taillis Pré, Cheyne, Fata Morgana, L’arbre à parole, Rougerie, Verdier, Le Cormier, Jacques Antoine, Seghers, Caractères, Nadeau, Unes, Lettres vives, Gallimard, Castor Astral, Pauvert, Maspero, La Différence et consorts. (On notera aussi 150 titres de théâtre, essentiellement des éditions L’Arche).

En littérature, plus de 100 volumes de la bibliothèque La Pléiade, quelques dizaines d’ouvrages de la collection Classiques slaves des éditons L’âge d’homme, ainsi que de la littérature contemporaine (publiée ces cinq dernières années). Il y a également beaucoup d’essais littéraires, dont une vingtaine de titres des Cahiers de l’Herne.

Parmi bien d’autres, voici une partie des auteurs et autrices présent.es:
Roland Barthes, Georges Bataille, Maurice Blanchot, Jorge Luis Borges, William Burroughs, Italo Calvino, Joseph Conrad, Julio Cortazar, Albert Cossery, Marguerite Duras, Jean Genet, Julien Gracq, Franz Kafka, Antonio Lobo Antunes, Malcolm Lowry, Herman Melville, Henri Michaux, Yukio Mishima, Anaïs Nin, Kenzaburô Oé, Pier Paolo Pasolini, Cesare Pavese, Fernando Pessoa, Rainer-Maria Rilke, Susan Sontag, Antonio Tabucchi, Marina Tsvetaïeva…
Présentation du « Petit manuel d’autodéfense en interrogatoire »
Le jeudi 19 février 2026
19h

Présentation du « Petit manuel d’autodéfense en interrogatoire »

Le jeudi 19 février 2026
19h

Bonjour,

Nous avons le plaisir de vous inviter, le jeudi 19 février à 19h, à une présentation du livre Petit manuel  d’autodéfense en interrogatoire. Cet ouvrage a d’abord été auto-édité en français et en allemand par le collectif Projet-évasions, dont un membre sera présent pour présenter le livre, avant d’être ré-édité par les éditions du commun.

Un interrogatoire n’est pas un échange harmonieux entre deux individus. C’est un conflit. Et dans ce conflit, notre ignorance fait leur force. Ignorance sur le sens du travail de la police, sur les techniques de manipulation utilisées, le cadre juridique mais aussi sur nos moyens de défense. En réponse à ce constat, ce livre est pensé comme un outil d’autodéfense contre la pratique policière de l’interrogatoire.

Écrit à partir d’une étude de littérature policière, des supports de cours d’académies de police ou de revues spécialisées, ce livre se base également sur l’analyse de cas de répression concrets et de dossiers d’enquête en cours ou déclassés.

Les mécanismes et stratégies d’interrogatoire utilisés aujourd’hui par les différents services de police se sont unifiés au fil des années et des échanges lors de congrès et de colloques. Ainsi, même quand les législations varient d’un pays à l’autre, les techniques d’interrogatoire et les façons de s’en défendre se rejoignent.

Au plaisir de vous y voir.

Les libraires

Rencontre avec Catherine Hass autour de « Terres enchaînées, Israël-Palestine »
Le vendredi 20 février 2026
19h30

Rencontre avec Catherine Hass autour de « Terres enchaînées, Israël-Palestine »

Le vendredi 20 février 2026
19h30

Le vendredi 20 février, à 19h30, nous aurons la joie d’accueillir l’anthropologue Catherine Hass pour son livre Terres enchaînées, Israël-Palestine aujourd’hui, publié aux éditions Nous. 

Hamza Esmili et Montassir Sakhi, tous deux anthropologues, seront également présents pour discuter avec nous. 

Un livre contre l’oubli et l’absentement. L’oubli de la politique ; l’absentement du réel. Une tentative de penser ce qui enchaîne Israël-Palestine, d’en analyser les termes, d’en déplier les rapports. Pensée du conflit et des mots pour le nommer que Catherine Hass creuse et décline, de la théorie au récit, depuis Aujourd’hui la guerre. Penser la guerre : Clausewitz, Mao, Schmitt, Adm. Bush, en 2019, jusqu’à L’offense, en 2023. 

Nommer la colonisation de la Palestine, l’occupation de la Cisjordanie, le génocide à Gaza, pour envisager du commun, et faire signe vers le possible donc vers la paix. A travers des articles de circonstance, des entretiens – avec l’historien Omer Bartov, et d’autres, conduits avec Hamza Esmili et Montassir Sakhi, entre Paris, Bruxelles et Ramallah, avec Fareed Taamallah, agriculteur, journaliste et activiste pacifiste, avec Rami. F. Salameh, anthropologue, Chen Alon et Sulaiman Khatib, tous deux fondateurs de Combatants for peace -, ou encore la présentation et la traduction d’une lettre de Franco Lattes Fortini, datée de 1989, adressée aux Juifs italiens, il s’agit toujours de contrer la guerre et ses discours d’anéantissement. Une écriture qui, en se tenant fermement du côté des vivants, retrouve le sens du deuil, de l’hommage aux morts, aux disparus, une écriture de l’égalité radicale des existences pour résister à la déshumanisation, à la fascisation à l’œuvre. Restituer de l’historicité au présent, tenter de faire date autrement pour ôter à la haine son éternité, voilà le geste auquel nous invite ce livre précieux 

« Faire date autrement et sortir de l’impasse politique et intellectuelle signifierait quitter cet espace comme effondré puisqu’il ne propose qu’une polarisation essentialiste faisant fond sur des catégories vides de politique. Quitter cet espace et chercher à constituer la séquence ouverte par le 7 octobre 2023 en une opportunité de penser à nouveaux frais, donc en de nouveaux termes, les coordonnées de la question palestinienne : non plus à partir du cadre de sa Cause et du Palestinien imaginaire, mais des vies palestiniennes réelles de Gaza et de Cisjordanie qui en constituent l’assise, tout en incluant les luttes politiques du Printemps arabe. » (p.29-30) 

Les événements passés
Revue Papier peint Mauvais drap — Lancement du numéro 3-4, « Noir/Blanc »
Le vendredi 13 février 2026
19.30

Revue Papier peint Mauvais drap — Lancement du numéro 3-4, « Noir/Blanc »

Le vendredi 13 février 2026
19.30

Le 13 février à 19 heures 30, nous avons le plaisir de vous accueillir pour le lancement du numéro 3-4 “ Noir/Blanc” de la revue Papier peint Mauvais drap.

“Créée à Bruxelles en 2022, la revue Papier peint Mauvais drap naît du désir de mettre en évidence des voix singulières issues du champ poétique belge. Le premier numéro, « Un lieu en Belgique », donnait le ton avec, d’un côté, des auteurs déjà reconnus et de l’autre de jeunes débutant·e·s, qui entre temps se sont affirmé·e·s comme de nouvelles voix de la création poétique contemporaine. Depuis ses débuts, la revue est fondée sur un principe de co-présence entre les arts visuels (photographie, collages, peinture, documents) et l’écriture sous des formes variées.”

Avec des lectures de : 

Clarisse Michaux

Jan Baetens

Horatio Decarli

Sophie Devaux & Christophe de La Motte avec le son de Hanneke

une capsule sonore autour de William Cliff

& une édition d’artiste réalisée par Estelle Garcia Blanco pour accompagner le lancement

« je claque la porte et constate : la rue est grise parce que mes yeux tournent déjà ce film répétitif Pas assez de visages auxquels se raccrocher comme dans cette autre ville Alors on baisse la tête En fait il n’y a plus de couleurs À l’exception de ces choses que le trottoir recèle Poubelles jaunes, bleues, blanches et oranges Aussi tout ce que l’homme jette par terre au fil de la journée Mais tous les mardis passe la voiturette gloutonne Elle aspire les restes et on oublie tout (énumérez vous-même) À chaque coin de rue donc sa nature morte Tantôt primitive (mie de pain gorgée d’eau et défoncée, pigeon écrasé) Tantôt très goût du jour (porcherie à base de plastique ou de faux bois) Les rues sont vides En noir et blanc Pourtant on y trouve encore des tas des livres des figures des lignes qui contrarient temporairement l’angoisse »

Stéphane Cunescu, « éditorial » du numéro 3-4

Conception et réalisation graphique : Estelle Garcia Blanco

www.papierpeintmd.com 

Rencontre avec Manon Kleynjans et Matthieu de Wasseige autour de l’exposition de la série photographique «Te amo perdóname»
Le mercredi 11 février 2026
19h

Rencontre avec Manon Kleynjans et Matthieu de Wasseige autour de l’exposition de la série photographique «Te amo perdóname»

Le mercredi 11 février 2026
19h

Ce mercredi 11 février à 19h, à l’occasion de la clôture de l’exposition «Te amo perdóname» à 76.4, Par Chemins a le plaisir d’accueillir l’artiste photographe Manon Kleynjans et le chercheur Matthieu de Wasseige pour une rencontre qui prendra pour point de départ ce travail photographique afin d’interroger les masculinités à travers le prisme des relations amoureuses.

Situé au 24 rue de Bosnie à Saint Gilles, 76.4 est une vitrine sur rue, un espace d’exposition et un projet de programmation qui invite les arts audiovisuels, la danse et la recherche en anthropologie et sciences sociales à dialoguer.

Entre document biographique, témoignage culturel et texte littéraire, le journal intime est le lieu de l’égarement de soi et du lâcher prise. Te amo perdoname est une série photographique réalisée à l’Afghan Box en Argentine, et qui questionne les masculinités à travers le thème de l’amour. 

Manon Kleynjans est une réalisatrice et photographe. Elle explore différents outils tels que le film, le son, la photographie et l’écriture et construit une oeuvre sensible à la frontière entre documentaire et fiction. 

Mathieu de Wasseige a fait sa thèse de doctorat en Langues et lettres (ULB), dans le champ des Cultural Studies, sur la manière dont l’idéologie est véhiculée dans les séries télévisées prime-time des networks étatsuniens. Dans cette dernière un chapitre portait sur le genre et la sexualité. Il a depuis travaillé sur et enseigné la représentation du genre et des masculinités dans les séries et la culture populaire au sens large. Il est Chef de bureau d’études et enseigne à l’IHECS (Institut des Hautes Etudes de Communication Sociale), à Bruxelles, et y donne entre autres un cours intitulé « Introduction to Gender Studies » et un cours de « Cultural Studies ». Il est membre de l’asbl Sophia où il travaille sur les questions de genre dans l’enseignement supérieur hors université.

Pour ceux qui désirent voir l’exposition au préalable, n’hésitez pas à passer voir la vitrine de 76.4, au 24 rue de Bosnie à Saint-Gilles. 

Bienvenu.e.s ! 

LSS – Littérature Supersport
Le vendredi 30 janvier 2026
21 h

LSS – Littérature Supersport

Le vendredi 30 janvier 2026
21 h

Vendredi 30, de 21 h à 3 h, nous avons le plaisir de accueillir la soirée Littérature Supersport.

« Fondé en septembre 2022, Littérature Supersport est un collectif bruxellois qui organise des soirées de lecture dédiées aux écritures actuelles. 

Entre écriture parlée, performance textuelle, live et dj-set, le collectif entend créer des espaces où la littérature quitte le livre pour finir sur le dancefloor. »

Au programme de cette neuvième édition nous avons :

21h : Ouverture des portes et du bar

21h15 : Lectures de Christine Aventin & Clément Delhomme 

21h45: Entracte

22h: Lectures de Rachel Cholz & Gorge Bataille

22h30: Live de Roger3000 x Bitsky Knox

23h15: Live de Bueno White 

00h00: DJ-set d’Holy Coco

01h30: DJ-set de Ludvik x Aroo

03h00: Fin

À titre exceptionnel, il y aura un prix d’entrée de 10 euros au collectif Littérature Supersport destiné aux artistes.

Au vu de la capacité d’accueil limitée, il est très fortement conseillé de réserver via cette adresse: litteraturesupersport@gmail.com.

« Microfissures », une brochure sur le nucléaire en Belgique. Rencontre avec le collectif.
Le jeudi 29 janvier 2026
19.00

« Microfissures », une brochure sur le nucléaire en Belgique. Rencontre avec le collectif.

Le jeudi 29 janvier 2026
19.00

Le jeudi 29 janvier à 19 h, mous vous invitons à une soirée de discussion sur le nucléaire, avec la présentation du zine « Microfissures », qui dresse un état des lieux sur le nucléaire en Belgique.

La présentation se fera en présence du collectif qui l’a créée, un groupe de personnes antinucléaires et non spécialistes qui ont décidé de se consacrer ensemble à l’histoire de la nucléarisation en Belgique, des acteurs qui y sont impliqués et de ses liens étroits avec la colonisation.


« La Belgique compte en fait 2 centrales nucléaires, quelques missiles états-uniens, projette d’enfouir des déchets radioactifs pour au moins 100.000 ans, abroge la loi de sortie du nucléaire, investit dans des projets de recherches. »


Le collectif nous propose une soirée pour mieux comprendre cette histoire en proposant un point sur l’actualité et pour réfléchir ensemble à la manière de faire face à cette situation, qui devient de plus en plus urgente.
Il y aura aussi un infokiosque mobile de fanzines sur le nucléaire et des brochures microfissures, accompagnée d’une sélection de livres sur le nucléaire et la guerre que nous proposons.
La brochure est aussi disponible ici :
https://infokiosques.net/spip.php?article2239

« Vivre sans police »: rencontre avec Victor Collet
Le mercredi 10 décembre 2025
19h

« Vivre sans police »: rencontre avec Victor Collet

Le mercredi 10 décembre 2025
19h

Bonjour,

Nous avons le plaisir de vous inviter mercredi 10 décembre à 19h, à la présentation du livre Vivre sans police, en présence de l’auteur, Victor Collet. Publié aux éditions Agone, ce livre revient sur l’histoire récente du quartier Exarchia à Athènes, épicentre des grandes émeutes de décembre 2008 suivant la mort du jeune Alexis Grigoropoulos (quinze ans), assassiné par la police dans les rues de ce quartier.

Mélangeant souvenirs militants et analyses historiques, Victor Collet propose un point de vue situé, engagé et conscient d’une expérience unique de révolte populaire. A travers une enquête de terrain retraçant les moments clés de cette aventure singulière, il donne la parole aux personnes qui l’ont vécue, faisant resurgir une mémoire collective dévoilant comment, en pleine crise, l’antifascisme se réinvente.

« Mecque des anarchistes, paradis pour anarchotouristes, zoo émeutier pour jeunes égarés, quartier de la résistance ou de l’insurrection contre la dictature des colonels, de la révolte et des émeutiers après décembre 2008, quartier des intellectuels, petit coin laborieux des artisans, maisons d’édition, libraires, imprimeurs, luthiers, quartier paisible et bariolé, commerçant et festif, « contre culturel » ou « alternatif », de plus en plus branché, gentrifié, approché puis envahi par les touristes à la nuit tombée, quartier de tous les refuges, des sans abris et des exilés, des antifascistes et des hooligans de l’AEK Athènes, des dealers et des mafieux, des koukouloforoi, (jeunes encagoulés et délinquants sociaux), quartier de tous les départs, vidé par le Airbnb, la marchandisation ou le folklore militant, quartier des assemblées et des disputes interminables entre groupes militants, à l’agonie devant sa militarisation, étouffé par les barrières métalliques et des projets urbanistes délirants, coeur de ville et place cathartique d’une politique du quartier, de la capitale, du pays.


Décrire Exarchia, le quartier de toutes les hyperboles, version miniature (et extrême) des conflits nationaux, mais aussi des fantasmes et projections du gratin militant international… Autant renoncer d’emblée. Mais n’est-ce pas le propre des mythes que d’échapper aux tentatives d’accaparement ? »

Comment un quartier peut-il s’affranchir pendant toute une décennie du contrôle de la police ? Victor Collet nous guide dans Exarchia, dans ses squats, ses violences, ses solidarités, ses espoirs déchus, ses victoires,… pour nous montrer les possibilités qui existent, lorsque des habitants réussissent à tenir tête au fascisme, que celui-ci soit militant ou étatique ou les deux.


Il parvient à faire l’histoire singulière d’un pays dont il a éprouvé les crises, et l’inscrit dans celle, plus large, des villes qui résistent, coûte que coûte, à toutes formes d’oppression. Si le récit de la Grèce peut être lu comme un récit d’anticipation à bien des égards, il donne aussi des raisons d’espérer. Comprendre Exarchia, c’est comprendre ce qui a marché, entrevoir ce qui aurait pu marcher, et s’inspirer des raisons de l’impossibilité à rester un îlot imperméable aux logiques d’oppression, afin de, peut-être, recréer ailleurs des réseaux de solidarité.

Vente exceptionnelle de romans graphiques et bandes dessinées
Le samedi 06 décembre 2025
11h

Vente exceptionnelle de romans graphiques et bandes dessinées

Le samedi 06 décembre 2025
11h

Bonjour,

Nous avons le plaisir de vous inviter, samedi 6 décembre de 11h à 19h et dimanche 7 de 14h à 17h, à une vente thématique de romans graphiques et de bandes dessinées. Nous en avons profité pour défricher nos rayons et proposerons également un lot de livres neufs décotés. La vente aura lieu à la librairie Par Chemins, rue Berthelot 116 à Forest.

Une fois n’est pas coutume, nous n’avons pas eu le temps de lister les titres proposés dans notre inventaire. Nous pouvons néanmoins dire qu’approximativement 200 romans graphiques et 500 bandes dessinées, tant adulte que jeunesse, seront proposés à la vente. Une partie des BD’s « classiques » sont proposées à prix modique tandis que les romans graphiques en état de neuf sont proposées à des prix légèrement plus élevés qu’habituellement (à soixante pour-cents du prix neuf).

Au plaisir de vous y voir.

Les libraires

Rencontre avec Sébastien Charbonnier sur « Pouvoir et puissance » et « La fabrique de l’enfance »
Le jeudi 04 décembre 2025
19

Rencontre avec Sébastien Charbonnier sur « Pouvoir et puissance » et « La fabrique de l’enfance »

Le jeudi 04 décembre 2025
19

Le 4 décembre à 19 h, nous vous invitons à discuter avec nous des deux derniers ouvrages de Sébastien Charbonnier : « Pouvoir et Puissance. Refuser de Parvenir: une joie pure » publié chez Vrin, et « La Fabrique de l’Enfance. Anthropologie de la Comédie Adulte » parue chez lundi matin.  

Philosophe de l’éducation particulièrement intéressé par la philosophie pratique, ses travaux s’interrogent sur le rôle de la pédagogie, tant comme discipline reproductrice des rapports de domination et de pouvoir qui se manifestent dans des relations hétérogènes et liées entre elles (enfance, genre, classe), que comme espace expérimental pour les dépasser dans une perspective libertaire. Sébastien Charbonnier s’est également intéressé à la philosophie de Deleuze et Guattari, et de Spinoza, entre autres. 

Au cours de la soirée, nous nous interrogerons sur des questions fondamentales qui font écho aux deux textes : comment se libérer des relations de pouvoir que nous subissons et que nous exerçons sans retomber dans la logique binaire opprimé/oppresseur ? Comment refuser le pouvoir sans perdre sa propre capacité d’agir et la renforcer dans un mouvement créatif et puissant de libération ? Et comment la pédagogie peut-elle et le rapport à l’éducation peuvent-ils intervenir dans ces processus ?

« En quoi s’intéresser à l’éducation et prêter une attention particulière à la « domination adulte » peut-il nous aider à mieux penser le pouvoir, partout où il enserre nos vies ? N’est-ce pas que l’oppression y tient toujours à la promesse faite à l’autre d’y « parvenir » à son tour ? Or s’il est entendu que personne n’aime subir le pouvoir, à quel prix nous devient-il plus désirable de l’exercer ? Et à quoi ressemblerait une vie, un geste, une relation qui se déploierait à l’écart de cette alternative ? Retirez le conditionnel: car ce sont nos existences à tous.tes et à tous les étages, du plus intime jusque dans nos luttes, qui se partagent entre les mirages égarants du pouvoir et les lents, tâtonnants mais joyeux accomplissements de la puissance d’agir.

L’enquête philosophique foisonnante de Sébastien Charbonnier peut se lire comme une cartographie de cette aventure qui est celle de chacun.e de nous. Pour y voir plus clair et ouvrir des issues, elle met autant à contribution les leçons de l’anarchisme que celles des pédagogies critiques et de la philo de l’éducation ; il tient formidablement ensemble, d’un bout à l’autre, les exigences d’une anthropologie critique avec celles de la spéculation métaphysique. »

Les droits d’auteur de la photo de couverture appartiennent à l’auteur.

« Courir les Yeux »: un spectacle musical
Le mercredi 26 novembre 2025
20 h

« Courir les Yeux »: un spectacle musical

Le mercredi 26 novembre 2025
20 h

Il était une fois, le mercredi 26 novembre à 20 heures, l’écoute d’une histoire quelque peu particulière…

Courir les yeux retrace, en musique et en paroles, une aventure qui commence lors d’une nuit d’automne au milieu du joyeux chaos d’une fête qui bat son plein. La narratrice voit des yeux qui la saisissent. Aussitôt aperçus, ils disparaissent. Pour les rattraper, elle s’embarque alors dans une course exaltée qui la mènera pendant deux jours et deux nuits de salles de bain en aires d’autoroutes jusqu’à la librairie Par Chemins de Forest. Elle en est sûre : les yeux sont tout près…
Au cours du trajet, elle aura croisé nombre d’histoires et de chansons. Courir les yeux raconte avec humour et poésie cet élan, avec ses frémissements, ses mystères et sa folie douce.

Ce récit est une co-création d’Emilie Garcia Guillen, l’autrice du récit, et du duo de musiciennes Atout Caro. Des compositions, des musiques traditionnelles, de la musique d’Europe centrale et de l’Est et quelques reprises font de leur répertoire un voyage doux, joyeux et parfois teinté de nostalgie, invitant le public à danser et à chanter en chœur des « lalalaaa » et des « Hoï ! hoï ! »

Les portes ouvriront à 19h30.

« Ça commence par un contrôle » discussion avec le dessinateur et le collectif OSVP
Le mardi 25 novembre 2025
19 h 30

« Ça commence par un contrôle » discussion avec le dessinateur et le collectif OSVP

Le mardi 25 novembre 2025
19 h 30

« Ça commence par un contrôle », c’est une brochure illustrée qui retrace le meurtre d’Ibrahima Barrie par la police bruxelloise en 2021, et les soulèvements qui ont suivi. A l’occasion de sa publication, le 25 novembre à 19 h 30, nous proposons une discussion avec le dessinateur et le collectif OSVP – Outils Solidaires contre les Violences policières, qui signe la préface.
Tous les bénéfices de la BD et de la soirée seront reversés à une caisse
commune pour les familles des victimes de violences policières.

« Lettre au père de Kafka »: une mise en scène de Ghyslain Del Pino
Le jeudi 13 novembre 2025
19 h

« Lettre au père de Kafka »: une mise en scène de Ghyslain Del Pino

Le jeudi 13 novembre 2025
19 h

Le 13 Novembre à 19h, nous vous invitons à (re)découvrir les Lettres au Père de Franz Kafka, á travers un seul en scène radical et épuré.

Ghyslain Del Pino donne vie à la bouleversante Lettre au père de Kafka. Entre humour mordant et vertige existentiel, le comédien souligne l’absurde et le tragique du propos, sans jamais l’alourdir.

Ce dernier incarne un texte d’une intensité rare, où se mêlent conflits familiaux, culpabilité et figures d’autorité. Une performance d’une grande humanité, qui résonne avec les débats actuels sur le patriarcat et le masculinisme; un moment de théâtre sensible et universel, où chacun et chacune peut se reconnaître.

Une communion sensible naît entre spectateurs. Le seul en scène de Ghyslain Del Pino est une expérience à vivre et à travers laquelle chacun et chacune peut se reconnaître, touché·e au cœur par la justesse, la force et l’intelligence du texte.

4 « Petites histoires » : rencontre avec le projet éditorial et les auteur.ice.s 
Le samedi 08 novembre 2025
19.00

4 « Petites histoires » : rencontre avec le projet éditorial et les auteur.ice.s 

Le samedi 08 novembre 2025
19.00

Le samedi 8 novembre à 19 h, les auteur·ice·s Sam BouRencontre avec le projet éditorial etffandeau, S. M. Drogo, Juli Le Nahelec et Mia Trabalon vous liront leurs Petites histoires.
Les Petites histoires sont quatre courtes fictions contemporaines. Entre le New York langoureux et solitaire des années deux mille, le pont poétique et capricieux de Louis II de Bavière, l’histoire vraie de Sandy Stone dans les seventies, et la satire cinglante et drôle d’une galerie d’art, ces livres sont de brefs univers vivants et curieux.
En 2025, quatre Petites histoires sont racontées par quatre auteur·ice·s dans quatre livres : L’effondrement du pont de Sam BouffandeauThe Gallery de S. M. DrogoExit de Juli Le Nahelec, et Que faire de Sandy Stone ? de Mia Trabalon.

L’édition des Petites histoires a été imaginée par Élise Comte, Chloé Delchini, Perrine Estienne, Gabriel René Franjou, Justine Gensse, Bastien Hauser et Cyprien Muth.
Ce collectif d’éditeur·ice·s, né à Bruxelles, est composé d’auteur·ice·s qui ont décidé de lancer un projet éditorial dédié à des formes littéraires singulières et contemporaines, afin de publier d’autres auteur·ice·s (une forme de reprise en main d’un secteur dont iels ne détiennent pas  les rênes)
Après trois ans de travail, quatre textes de jeunes auteur·ice·s extérieur·e·s au collectif sortent, tels les épisodes de la première saison d’une nouvelle série.
Ils sont conçus pour être indépendants (chacun possède sa couverture et sa quatrième de couverture), mais sont vendus ensemble grâce à une reliure amovible.

La maquette a été réalisée par Chloé Delchini.

19 h : ouverture des portes
19 h 30 : présentation des Petites histoires et lectures

« Fille de vous »: rencontre avec Z. Hernandez
Le mardi 28 octobre 2025
19:00

« Fille de vous »: rencontre avec Z. Hernandez

Le mardi 28 octobre 2025
19:00

Nous rencontrerons Z. Hernandez autour de son premier roman. Fille de Vous se compose de l’entrelacement des mémoires de cinq femmes de sa généalogie familiale, qui font émerger un récit sensible des blessures et de la violence de la guerre.

Première coédition entre les maisons d’édition Terrasses et les Sabot, Fille de Vous est une autofiction historique qui rappelle à quel point la France est façonnée par cette guerre civile «d’Algérie» qui ne dit pas son nom. Z. Hernandez raconte les hommes de sa famille qui font et ont été faits par la guerre entre l’Espagne anti-franquiste et l’Algérie en lutte indépendantiste. Mais elle n’a pas le choix d’utiliser ce qu’elle sait le mieux pour le faire : la grammaire des filles des femmes.

On vous invite à parcourir le catalogue des deux maisons d’édition sur leurs sites ou directement dans nos rayons : https://le-sabot.fr/ https://terrasses.net/

« Là où se forment les montagnes » Rencontre avec l’autrice Pauline Allié
Le jeudi 16 octobre 2025
19

« Là où se forment les montagnes » Rencontre avec l’autrice Pauline Allié

Le jeudi 16 octobre 2025
19

Le jeudi 16 octobre à 19h, nous avons le plaisir d’accueillir Pauline Allié pour la sortie de son premier roman Là où se forment les montagnes, paru aux éditions du Chemin de fer.

Roman intime, au style poétique, le texte dialogue avec les illustrations de Carlotta Bailly-Borg.

« Pour sa fille enceinte et empêchée d’assister à l’enterrement du père, une mère se souvient et raconte l’homme malade avec qui elle a partagé sa vie. Peu de place ici pour la psychologie : le roman se concentre, patiemment, sur des sensations liées aux petites choses du quotidien, au temps qui passe, aux gestes, aux verbes, aux objets qui constituent la vie et qui, mis bout à bout, composent un délicat récit intime, souvent déroutant de sincérité.

Ce monologue est celui d’une femme enfermée dans un quotidien rétréci par la maladie de son mari, où pointe pourtant, par petites touches, quelque chose de plus vaste. Cette femme donne à la fois de l’attention, du soin et de l’amour – petitement dit – et le raconte avec les mots simples, touchants, parfois drôles, qui sont les siens.

Là où se forment les montagnes trouve sa place entre récit et théâtre de mots. Grâce à un travail sur la ponctuation, le rythme est syncopé : les phrases sont courtes, parfois réduites à un seul mot. Rien n’est suspendu, pas de sous-entendu ni de sens caché : tout est là, devant les yeux du lecteur·rice. Tout ce qui est à voir, entendre, comprendre est présent. C’est là l’évidence et l’originalité de l’écriture de Pauline Allié. À bien des égards, tant par le sujet que par le style, Là où se forment les montagnes évoque certaines œuvres de Chantal Akerman – films comme écrits.

À partir d’images préexistantes, Carlotta Bailly-Borg élabore un langage singulier aux accents surréalistes et développe une œuvre plastique où se télescopent des éléments empruntés à la mythologie, à la culture pop, au classicisme ou encore au document sportif. Elle procède sur le modèle du rhizome deleuzien, où “tout élément peut affecter ou influencer tout autre”. »

Pauline Allié est cofondatrice de la revue de création littéraire Sabir, basée en Belgique (revuesabir.com). Elle a publié des textes, vidéos et pièces sonores dans les revues en ligne Coaltar et Watts. En 2017, elle publie Album, aux éditions Héros-Limite.

© Images de Carlotta Bailly-Borg

Rencontre avec Alex Brossard Komierowski autour du recueil « Le feu ne dit jamais « assez » »
Le vendredi 03 octobre 2025
19.00 h

Rencontre avec Alex Brossard Komierowski autour du recueil « Le feu ne dit jamais « assez » »

Le vendredi 03 octobre 2025
19.00 h

Le 3 octobre à 19h, on a le plaisir de se retrouver autour du dernier texte publié par Les Editions Etaques : Le feu ne dit jamais « assez », premier ouvrage de l’auteur Alex Brossard Komierowski.

« Depuis la fameuse diagonale du vide français où il réside, Alex BROSSARD KOMIEROWSKI nous offre un journal poétique et politique en forme de balade dans l’ère du feu, dite Pyrocène:

Je tamise mes cendres pour semer l’incendie. Je jardine des étincelles, pas dans un souci de destruction mais un besoin de chaleur, de lumière, de clarté.

Tendus entre la campagne et la banlieue, le Groënland et les parkings de supermarché, les textes fragmentés en « figures » analysent, voyagent, observent et interrogent les choix que nous avons à faire face à la voracité des flammes mais aussi face à nos ambivalences. Car s’il est des brasiers que nous souhaiterions éteindre, il en est d’autres que nous nourrissons volontiers. »

Pour en savoir plus sur la maison d’édition, nous vous invitons à aller voir leur site web https://www.lesetaques.org/ , ou à voyager parmi nos rayons pour découvrir les autres ouvrages des auteurs et autrices qui font partie de leur collection.

« ANNETTE » – rencontre avec Clémentine Colpin, Compagnie Canicule, Annette Baussart et Anne-Julia Manaranche
Le jeudi 02 octobre 2025
19.30

« ANNETTE » – rencontre avec Clémentine Colpin, Compagnie Canicule, Annette Baussart et Anne-Julia Manaranche

Le jeudi 02 octobre 2025
19.30

Rencontre le 2 octobre 2025 19h30-21h30 autour de la sortie de la pièce ANNETTE sous format livresque avec Clémentine Colpin (conception et mise en scène, Canicule), Annette Baussart (interprète de son propre rôle), et Anne-Julia Manaranche (Éditions Entre Deux Chaises).

Clémentine Colpin nous dévoile la mémoire d’Annette, septante années de vécu intime et de souvenirs mouvants : Annette embrasse la vie tout en cherchant sans cesse à se défaire des rôles dans lesquels elle est prise. Clémentine la raconte à travers des entretiens et quatre interprètes qui ont permis d’affirmer que l’on est toujours plusieurs à l’intérieur de soi.

Entre exploration philosophique, testament et danse collective, ANNETTE est un hommage aux multitudes que nous sommes, à nos métamorphoses, à nos renaissances.

Les éditions Entre deux chaises (aka E2C) publient des textes, des images, des objets : du théâtre à l’essai en passant par les arts visuels et les objets décalés. Elles sont sensibles aux marges, aux voix qui cherchent leur place, à l’humour et aux ambiances décomplexées, pour ce qu’elles racontent des hommes et de la société.

Agenda de la tournée https://entredeuxchaises.wixsite.com/editions/agenda

Présentation du livre Enfance&Toi de Nicolas
Le lundi 29 septembre 2025
20:00

Présentation du livre Enfance&Toi de Nicolas

Le lundi 29 septembre 2025
20:00

Lundi 29 Septembre à 20H, nous aurons le plaisir d’accueillir les Éditions du Sapin et l’auteur de leur dernier bouquin disponible en librairie le 18 Septembre prochain. Présentation du livre et premier verre de la semaine.

CHANT POUR UNE INSURRECTION ENFANTINE :

Le mythe de l’enfance semble faire son grand retour, et avec lui reviennent les

bienveillances mutilantes qui lui ont toujours coupé l’herbe sous le pied.

Est-il seulement envisageable qu’on puisse s’adresser aux enfants sans passer par une troisième personne qui est ce devenir-enfant ou cet enfant en devenir ?

C’est la question qui traverse cet ouvrage aux mille dimensions, qui y répond en vers pied, en images, en citations et par-dessus tout, au sein d’une tempête faisant table rase des grands prédicats qui hantent encore ce siècle. Dans ce livre, plusieurs propositions cohabitent au moyen d’une même invitation : écouter ce qu’on a fait taire. Il va de soi que dans ce bal aphone, les enfants occupent une place privilégiée et qu’il est plus qu’urgent de contempler ce qui pourrait alors devenir la vengeance des oubliés.Il y est question de communisme, occulte et réel, de pédagogie négative et surtout de profondeur loin en-dessous des discours universitaires et socialisants. Car dans ce livre il s’agit moins de dire que de faire exister. Long poème philosophique, rêve Benjaminien ou collection de citations comme de jouets oubliés, Enfance&Toi interpelle dès son titre. C’est un texte puissant autant qu’honnête, c’est un texte qui transforme.

« Rien ne va plus à l’encontre de l’émancipation

que l’ombre portée de ce monde asphyxié sur l’enfance. »

Dans l’attente de nous retrouver autour de ce texte, nous vous joignons en attendant le site de Les Éditions du Sapin https://www.leseditionsdusapin.com/

Photo de Guillemette Dür ©

Lancement du livre Avant toute chose de Carl Norac et Éléonore Scardoni
Le jeudi 25 septembre 2025
19.00

Lancement du livre Avant toute chose de Carl Norac et Éléonore Scardoni

Le jeudi 25 septembre 2025
19.00

Performance, rencontre et dédicaces

Le jeudi 25 septembre à 19h, nous avons le plaisir d’accueillir le lancement du livre Avant toute chose, écrit par Carl Norac et illustré par Éléonore Scardoni. Troisième titre de la collection de poésie Les Carnets des éditions CotCotCot, Avant toute chose propose une exploration sensible de l’environnement, où la poésie et la gravure dialoguent pour rejoindre ensemble la musique.

Originaire du Hainaut, où la nature et la forêt sont ses premières sources d’inspiration, Carl Norac – nommé Poète Nationale de Belgique en 2020 – s’y souvient de son entrée en poésie et nous invite à le suivre au rythme des sept notes d’une gamme.

Lui répondant en images, Éléonore Scardoni perçoit et retranscrit les sons et ambiances des lieux où elle pose sa pierre lithographique, véritable témoignage de la biodiversité des écosystèmes urbains. Une partie de ses illustrations a ainsi été réalisée au Marais Wiels à Forest, posant de facto la question politique de la préservation du vivant dans les zones où il est menacé.

Lors de la rencontre, Éléonore Scardoni réalisera une gravure qui sera projetée en direct et en musique, offrant ainsi une expérience sonore et esthétique. Cette performance sera suivie d’une discussion entre l’illustratrice Éléonore Scardoni, la directrice éditoriale des éditions CotCotCot, Odile Flament, et une personne du collectif des Fé.es du Marais Wiels.

Une séance de dédicace suivra la rencontre.

***

19h – Début de l’événement

19h30 – Performance d’Éléonore Scardoni
20h00 – Rencontre avec Éléonore Scardoni, Odile Flament et une Fé.es du collectif du Marais Wiels

20h45 – Séance de dédicaces

L’image en couverture est l’impression lithographique: Marais du Wiels à Forest. Il pleut, fragment d’écoute offert aux regards no 2, © Éléonore Scardoni, 2023.

Rencontre avec Jan Baetens autour du recueil « Hiver à Rome »
Le mercredi 17 septembre 2025
19H

Rencontre avec Jan Baetens autour du recueil « Hiver à Rome »

Le mercredi 17 septembre 2025
19H

Nous avons le plaisir de vous inviter mercredi 17 septembre à 19h à venir rencontrer Jan Baetens, qui présentera sont recueil Hiver à Rome.

Jan Baetens est l’auteur de plusieurs essais dans le domaine de l’intermédialité: roman-photo, bande dessinée, novellisation, ciné-roman-photo, tantôt en français, tantôt en anglais, dont par exemple Pour le roman-photo (Les Impressions Nouvelles, 2017 ; 3e édition revue et complétée). Il a également publié un certain nombre de textes de fiction, essentiellement de la poésie, dont par exemple une novellisation en vers de Vivre sa vie de Jean-Luc Godard (Les Impressions Nouvelles, 2005) et Changer de sens (L’herbe qui tremble, 2022), un de ses livres sur Rome. Plusieurs de ses recueils sont faits en collaboration avec des photographes (Marie-Françoise Plissart, Milan Chlumsky) et le plasticien Olivier Deprez.

Hiver à Rome (Tétras-Lyre, 2025), autre livre italien, issu d’un dialogue avec la collection photographique de l’Académie belge de Rome, est un recueil qui mélange textes et images, mais aussi observations de la vie quotidienne et réflexion sur les outils de création du poète et son rapport avec la caméra-stylo.

La rencontre sera animée par Sami El Hage, ancien libraire et lecteur.

[Samedi 13 et Dimanche 14] Vente exceptionnelle de livres et revues de psychanalyse
Le samedi 13 septembre 2025
11h

[Samedi 13 et Dimanche 14] Vente exceptionnelle de livres et revues de psychanalyse

Le samedi 13 septembre 2025
11h

Bonjour,

Nous avons racheté au cours de l’année écoulée les bibliothèques de plusieurs psychanalystes. 

Nous mettrons ces livres et revues en vente le samedi 13 septembre de 11h à 19h et le dimanche 14 septembre de 14h à 17h, à la librairie Par Chemins, rue Berthelot 116 à Forest.

Plus de 1.500 livres et plus de 500 revues* sont proposés, dont un certain nombre d’ouvrages de ou sur les auteurs et autrices suivantes:

Jean Allouch, Serge André, Didier Anzieu, Hervé Castanet, David Cooper, Joël Dor, Sandor Ferenczi, Sigmund Freud, Carl G. Jung, Mélanie Klein, Julia Kristeva, Jacques Lacan, Ronald Laing, Jean-Pierre Lebrun, Guy Le Gaufey, Serge Leclaire, Maud Mannoni, Joyce, McDougall, Alice Miller, Jacques-Alain Miller, Gisèle Pankow, Pierre Pichot, Gérard Pommier, Ginette Raimbaut, Wilhelm Reich, Elisabeth Roudinesco, Moustapha Safouan, Monique Schneider, Daniel Sibony, Denis Vasse, Donald Winnicott.

Vous pouvez avoir un aperçu d’une partie des livres proposés sur notre inventaire en ligne : https://www.librairie-par-chemins.be/inventaire/

Plusieurs centaines de livres proposés à bas prix (livres poche, éditions communes ou ouvrages annotés) ne sont pas repris dans celui-ci.

Au plaisir de vous y voir.

Les libraires

* Revues proposées :

Des dizaines de numéros des revues Quarto ; Nouvelle revue de psychanalyse ; La Cause du Désir, entre 10 et 30 exemplaires des revues Préliminaires ; Les feuillets du Courtil ; L’Âne ; Mental ; Ornicar ; Silicet ; La petite girafe ; Enfances Adolescences ; L’information psychiatrique ; Cahiers de psychologie clinique ; Le Coq-Héron, et de nombreux numéros épars d’autres revues. 

Les revues sont proposées au prix unitaire de 5€, à l’exception des numéros de la revue Ornicar datant des années 1970 (jusqu’au 20e numéro) qui sont proposées au prix actuel de la revue, soit 18€.

Fermeture exceptionnelle samedi 23 et dimanche 24 août

Le samedi 23 août 2025
11h

Bonjour,

Nous serons exceptionnellement fermés ce samedi 23 et dimanche 24 août. Nous rouvrirons lundi sur base des horaires habituels à partir de lundi 25 :
Lundi, Mercredi & Samedi : 11h – 19h
Mardi, Jeudi & Vendredi : 15h – 19h
Dimanche : 14h – 17h

Par ailleurs nous avons profité de notre fermeture estivale pour regarnir nos rayons de quelques centaines de « nouveaux » livres d’occasion. Vous pouvez avoir un aperçu (ne reprenant pas les livres en version poche) sur notre inventaire en ligne : https://www.librairie-par-chemins.be/inventaire/

Au plaisir de vous revoir bientôt.

Les libraires

 

Horaires estivaux
Le mardi 01 juillet 2025
15h

Horaires estivaux

Le mardi 01 juillet 2025
15h

 

« Saurons-nous par moments devenir pareil aux enfants qui construisent toute la journée sur la plage des châteaux de sable et, avec la même excitation joyeuse, voient la marée du soir les détruire? »

Kostas Axelos, Horizons du monde

 

Bonjour!

Nous adaptons nos horaires pendant l’été.

En juillet nous serons ouverts du lundi au samedi de 15h à 19h et le dimanche de 14h à 17h.

Nous serons ensuite fermés du 1e au 17 août.

Nous restons disponibles tout au long pour les rachat de bibliothèque et vide-grenier.

Bel été à toutes et tous

Les libraires

 

Vente exceptionnelle de philosophie et sciences humaines
Le samedi 28 juin 2025
11h

Vente exceptionnelle de philosophie et sciences humaines

Le samedi 28 juin 2025
11h

Bonjour!

Nous avons le plaisir de vous inviter les samedi 28 juin (de 11h à 19h) et dimanche 29 (de 14h à 17h) à une vente exceptionnelle de livres de philosophie et sciences humaines à la librairie Par Chemins, rue Berthelot 116 à 1190 Forest.

Les livres mis en vente proviennent de notre fonds et de plusieurs bibliothèques que nous avons rachetées ces derniers mois, notamment des bibliothèques de feu François Masai (1909-1979), professeur de philosophie médiévale et antique à l’U.L.B., et de feu Jean-Louis Génard (1951-2022), professeur de sociologie et philosophie à La Cambre – Horta (ULB).

Vous pouvez avoir un aperçu* de certains livres proposés sur notre inventaire en ligne.

À noter que de nombreux ouvrages ne sont pas repris dans l’inventaire par manque de temps, notamment:

– Plus de 200 titres de la collection Budé des éditions des Belles Lettres.

– Plus de 400 livres en format poche et apparenté.

– Des dizaines de livres défraichis ou surlignés proposés à prix modiques.

Au plaisir de vous accueillir.

Les libraires

 

* Parmi bien d’autres, vous trouverez notamment un certain nombre de titres de ou sur les auteurs et autrices suivantes :

T. D. Adorno, L. Althusser, H. Arendt, Aristote, G. Bachelard, G. Bataille, Z. Bauman, J. Beaudrillard, L. Boltanski, P. Bourdieu, G. Canguilhem, E. Cassirer, R. Castel, E. Cioran, M. Conche, G. Deleuze, J. Derrida, E. Durkheim,  N. Elias, F. Engels, S. Espinoza, M. Foucault, A. Gramsci, E. Gilson, E. Goffman, J. Habermas, Hegel, M. Heidegger, E. Husserl, V. Jankélévitch, H. Lefebvre, C. Lévi-Strauss, J.-F. Lyotard, M. Maffesoli, K. Marx, M. Mauss, R. Misrahi, F. Nietzsche, K. Popper, C. Rosset, G. Simmel, M. Weber.

Déborder Bolloré.
Le vendredi 27 juin 2025
19h30

Déborder Bolloré.

Le vendredi 27 juin 2025
19h30
Vendredi 27 juin à la librairie Par chemins et ruines à partir de 19h30.

Présentation, lectures, discussions, échanges festifs.

En réponse à l’appel à désarmer l’empire Bolloré, 128 structures éditoriales indépendantes viennent de coéditer le recueil Déborder Bolloré. Cet ouvrage analyse les dynamiques de concentration et d’extrême droitisation du marché depuis le point de vue de différent·es acteur·ices du monde du livre.

Lors de cette rencontre, nous reviendrons sur la campagne des Soulèvements de la Terres, avec des militant·es du comité bruxellois, ainsi que sur la parution du recueil Déborder Bolloré avec plusieurs éditions signataires présentes à Bruxelles( (Acédie 58, CotCotCot, En3000, Femixion, L’Amazone, Le Sabot, Magicité, Météores, Petites Singularités, Phenicusa Press, Surfaces utiles, Tusitala…). Nous chercherons à comprendre pourquoi et comment différent·es acteur·ices du monde du livre indépendant se sont fédéré·es et allié·es à un mouvement d’action directe et de désobéissance civile.

Puis nous reviendrons sur l’appel de la SCAS (Section Carrément Anti Stérin) à s’organiser contre P. E Stérin – un autre milliardaire qui a aussi choisi de mener une guerre civilisationnelle, notamment en ouvrant 300 librairies. Depuis la lutte contre Stérin en Belgique, nous chercherons à déterminer comment et pourquoi le monde du livre indépendant belge pourrait se fédérer et potentiellement rejoindre l’appel des SCAS.Face à la concentration et l’extrême droitisation des médias et du secteur du livre, il semble crucial que les structures indépendantes se fédèrent pour mettre en commun des moyens logistiques et organisationnels. Nous explorerons certaines pistes pour permettre au monde du livre indépendant de déborder le libéralisme autoritaire

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Rasa Night
Le mardi 17 juin 2025
19h

Rasa Night

Le mardi 17 juin 2025
19h

19h – Screening of the film Aboard Paban’s Boat, by Ladly Mukhopadhaya, about the great Baul musician Paban Das Baul.

20h – Concert of Manish Pingle (indian slide guitar) with Sandip Banerjee (tabla)

21h – Indian vegetarian dinner

rencontre conjointe : Mon vrai nom est Elisabeth / Open))res((source
Le mardi 10 juin 2025
19h30

rencontre conjointe : Mon vrai nom est Elisabeth / Open))res((source

Le mardi 10 juin 2025
19h30

Nous avons la joie d’accueillir, conjointement, Adèle Yon pour présenter son livre Mon vrai nom est Elisabeth, publié aux éditions du sous-sol cette année et les membres du Labo de l’Autre lieu qui ont participé à l’écriture d’Open))res((source, Un livre dont nous sommes les échos, publié à la fin de l’année 2024. Aussi différents dans leur forme que dans leur contenu, ces deux ouvrages nous semblent féconds pour penser et questionner ce qu’il en est de la « santé mentale » aujourd’hui.

Mon vrai nom est Elisabeth, Editions du sous-sol :

Une chercheuse craignant de devenir folle mène une enquête pour tenter de rompre le silence qui entoure la maladie de son arrière-grand-mère Elisabeth, dite Betsy, diagnostiquée schizophrène dans les années 1950. La narratrice ne dispose, sur cette femme morte avant sa naissance, que de quelques légendes familiales dont les récits fluctuent. Une vieille dame coquette qui aimait nager, bonnet de bain en caoutchouc et saut façon grenouille, dans la piscine de la propriété de vacances. Une grand-mère avec une cavité de chaque côté du front qui accusait son petit-fils de la regarder nue à travers les murs. Une maison qui prend feu. Des grossesses non désirées. C’est à peu près tout. Les enfants d’Elisabeth ne parlent jamais de leur mère entre eux et ils n’en parlent pas à leurs enfants qui n’en parlent pas à leurs petits-enfants.

OPEN))res((SOURCE, L’Autre « lieu » :

Avec le groupe du Labo, en questionnant cette histoire d’équipements, de ressources, on a collecté des savoirs sous forme de livre. Ce bouquin se construit depuis deux ans à l’Autre « Lieu » à partir de la phrase « Je traverse une période de trouble et je suis en recherche de… ». Il est la forme qu’a prise une longue exploration collective sur les manières d’accueillir et d’accompagner celles et ceux d’entre nous qui traversent de grandes périodes de troubles. Nous nous sommes posé les questions que nous aurions aimé nous poser nous-mêmes, celles qu’on aurait aimé qu’on nous pose. « De quoi t’aurais eu besoin ? De quoi tu aurais envie ? Qu’est-ce qui t’a aidé, toi ? ». C’est donc un bouquin qui, construit par les savoirs expérientiels d’une cinquantaine de personnes passées par le Labo, parle de certains besoins qu’on a eus dans des situations où nos repères s’effilochent, dans des situations extrêmes, en cas de coups durs. Dans ces pages on parle aussi de ce sur quoi on a pu s’appuyer à des moments.

Suivant le fil d’une quête intime sur les traces de son histoire familiale et d’une enquête historique sur les archives de la psychiatrie, Adèle Yon livre un récit puissant et singulier qui déplace le regard que nous portons sur la folie et ses effets. Présenté comme un « livre dont vous êtes le héros » qu’il s’agit de parcourir selon différentes routes possibles, Open))re((source se veut une manière de boussole pour traverser l’expérience du trouble et naviguer dans les mondes qu’il recèle.

Comment prendre soin de nos vies, de nos équilibres psychiques ? Comment construire, individuellement comme collectivement, des réponses à la souffrance, à la détresse, à l’isolement intérieur ? Comment mutualiser des expériences, des savoirs, des lieux et des liens qui nous émancipent des structures d’oppression et donnent consistance à des formes d’interdépendance et de résistances ? C’est en tentant d’articuler les questions que ces deux livres suscitent que nous espérons réunir les conditions d’un dialogue possible par-delà les assignations, mettre des mots sur ce qui fait vriller, défaillir les discours, et retrouver une parole commune à travers une écoute partagée. Nous ouvrirons cette rencontre entre les invité.e.s en interrogeant le rapport à l’écriture à l’œuvre dans chacune de ces aventures spécifiques ; en nous intéressant aux héritages familiaux et aux façons dont ils se transmettent et résonnent au présent ; ainsi qu’à la psychiatrie – ses logiques, et ses pratiques – et  aux tentatives diverses pour s’en affranchir et faire soin autrement. Ce sera dense… venez danser !

La rencontre sera suivie d’un moment convivial où nous pourrons échanger autour d’un verre et de quelques bonnes petites choses.

 

Désirs de justice: tentatives aux marges du pénal. La Brèche n°6
Le mardi 03 juin 2025
19h30

Désirs de justice: tentatives aux marges du pénal. La Brèche n°6

Le mardi 03 juin 2025
19h30

Mardi 3 juin à 19.30, nous vous invitons à une rencontre autour du dernier numéro de La Brèche, consacré aux Désirs de justice: tentatives aux marges du pénal.

« Le système pénal montre chaque jour son incapacité à répondre aux besoins de justice. Pourtant, dans nos sociétés traversées par les violences, les désirs de justice sont puissants et multiples. Ce sixième numéro de La Brèche, revue belge d’enquêtes et de recherche sur les mondes carcéraux, prend au sérieux ces désirs.

Il rassemble les voix de nombreuses personnes qui racontent, à partir des situations auxquelles elles sont confrontées, à titre personnel, professionnel ou militant, le sens dont elles investissent ce mot de « justice ». Elles y décrivent les pratiques qu’elles explorent, souvent dans les marges, pour prendre en charge les conflits et les agressions »

Lors de cette rencontre, nous échangerons avec le comité justice pour Lamine Bangoura et à partir du travail de Retrace, un groupe indépendant de recherche et de contre-enquête, dont l’objectif est de jeter un nouvel éclairage sur les cas de violence sanctionnée par l’Etat et de violations des droits humains.

La revue sera disponible à prix libre.

Droits de l’illustration : Dari Gatti

Les mains vides
Le lundi 26 mai 2025
20h

Les mains vides

Le lundi 26 mai 2025
20h

Lundi 26 mai à 20h, nous accueillons Elio Possoz pour une présentation d’un récit d’anticipation Les mains vides publié aux éditions la Volte, dans la collection EUTOPIA, dédiée aux nouvelles utopies.

Dans la seconde moitié du XXIeme siècle, le climat s’est déréglé, le pétrole est un souvenir et pourtant, parfois, quand un membre d’un village anarchiste subit une séparation amoureuse, il lui faut bien partir, chercher un autre endroit où passer l’été caniculaire, traverser des lieux où tout le monde ne roule pas tout à fait pareil.

         Les vagues de canicule arrivent et tu dois quitter ton foyer. Tu as besoin de partir, d’aller voir de l’ailleurs pour réparer ton corazon brisé. Enfourche ton vélo et va,  enchaine les kilomètres, quitte tes montagnes à la recherche d’une belle communa pour passer la Torpeur. Rencontre, explore, discute et prends soin. Des autres, du vivant, de toi surtout. Le fol Horhizome est fort et fragile, il relie les anarchies entre elles, qui fleurissent différentes sur leur fondement commun : l’ordre, sans le pouvoir. Roule et traverse, prends garde aux Verticaux, mais nourris-toi de la friction, elle remplira ta carte et tes dessins. Mets l’eau à chauffer, fais tes infusions d’encre.

Alors que les utopies s’enclosent souvent dans des îles (des planètes, des tours, des souterrains), les sociétés sont ici pleines de trous, composent avec le voisin, bricolent et font avec. Hommage à Ursula Le Guin, cette eutopie se fait fiction-sacoche, journal de voyage qui tente de se saisir de la crise climatique pour en exprimer un possible désirable, dans une échappée à la fois politique et intime.

Quartier Monde : Palestine. Soirée à la Maison de Quartier Saint-Antoine
Le vendredi 25 avril 2025
18h

Quartier Monde : Palestine. Soirée à la Maison de Quartier Saint-Antoine

Le vendredi 25 avril 2025
18h
! La soirée se déroule à la Maison de Quartier Saint-Antoine (Rue de Fierlant 2, à Forest).
La librairie participe avec une table de livres.

La Maison de Quartier Saint-Antoine et le BRASS proposent pour cette soirée « Quartier Monde » une discussion autour de la Palestine.Nous accueillons :

Tamam Abusalama, militante palestinienne.

Michel Staszewski, historien et auteur du livre Palestiniens et Israéliens : dire l’histoire, déconstruire mythes et préjugés, entrevoir demain.

Ainsi que Marianne Blume, militante membre de l’ABP (association belgo-palestinienne) qui a vécu 10 ans à Gaza.

La discussion sera animée par Stéphanie Koplowicz.

Des textes seront lus au fil de la soirée par Line Guellati.

On clôturera avec un repas proposé par l’asbl Héritage des Femmes.

Les bénéfices du repas seront directement reversés à l’association qui s’occupe de familles palestiniennes arrivées récemment à Bruxelles (logement, nourriture, soins etc…).

Une cagnotte sera également ouverte pour recevoir vos dons.

▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬

Quartier Monde est un cycle de rencontres et de spectacles proposés aux habitants et habitantes de Forest (et au monde entier qui a envie de venir!). Il s’agit de moments pour comprendre les événements qui ont lieu loin de notre quartier mais qui nous affectent pour autant directement.

Les voix invisibles— médiumnité féminine, ou le pouvoir d’écrire.
Le vendredi 25 avril 2025
19h30

Les voix invisibles— médiumnité féminine, ou le pouvoir d’écrire.

Le vendredi 25 avril 2025
19h30

Lancement du livre *Les voix invisibles— médiumnité féminine, ou le pouvoir d’écrire. de Stéphanie Peel introduit par Nicole Edelman et Alexandra Bacopoulos-Viau, suivie d’une discussion et séance (médiumnique) de dédicaces avec l’autrice Stéphanie Peel.

Les Voix Invisibles de Stéphanie Peel est le troisième ouvrage des *éditionsMagiCité. Cet essai montre que les femmes ont joué un rôle essentiel au sein du spiritisme français au XIXe siècle — courant basé sur la croyance et la communication avec les Esprits. Bien qu’elles aient été assujetties à diverses autorités, visibles ou 𝔦𝔫𝔳𝔦𝔰𝔦𝔟𝔩𝔢𝔰, ces femmes ont su atteindre une certaine forme d’indépendance, en publiant textes, (auto)biographies, doctrines, etc. leur offrant l’opportunité de vivre à travers différentes époques, origines, genres et classes sociales tout en faisant entendre leur 𝔳𝔬𝔦𝔵.

 

Révolutions de notre temps. Manifeste internationaliste.
Le mercredi 23 avril 2025
20h

Révolutions de notre temps. Manifeste internationaliste.

Le mercredi 23 avril 2025
20h

Mercredi 23 avril à 20h, nous accueillons la coalition internationale de collectifs Les Peuples veulent qui présentera un ouvrage commun Révolutions de notre temps. Manifeste internationaliste.

Participeront à cette rencontre, qui se veut un moment de liaison, à partir d’expériences locales, entre des enjeux partagés et des perspectives internationalistes à construire :

* Sur Territoria, collectif écoféministe chilien,

* le collectif Roja composé d’exilé.es iranien.nes, afghan.es en France,

* le collectif Ancrages qui anime notamment une librairie autogérée à Nancy,

* le média révolutionnaire franco-soudanais Sudfa

* le groupe international du syndicat de la Montagne Limousine.

« Au Sri Lanka, au Chili ou en Ukraine, pour que le soulèvement aille plus loin, il aurait fallu affronter l’incertitude de savoir comment se nourrir, où se procurer du carburant ou des médicaments, mais aussi comment se défendre face à une agression militaire étrangère. Pour savoir comment survivre puis vivre, il aurait fallu répondre à des questions d’échelles qui pour l’heure dépassent les insurgé·es : que faire des institutions étatiques, des organisations internationales, de l’armée ou de la dette extérieure ? Comment surmonter les obstacles sans contracter de nouvelles dépendances ? Comment tenir sur le temps long malgré l’épuisement, malgré les besoins bien réels de se soigner, de reconstituer nos forces ? L’histoire nous a appris que les compromis conduisent souvent à des concessions, c’est-à-dire à des variations du même, et non à des alternatives. Mais alors, comment continuer à se battre sans tomber dans l’abîme ? »

Les Peuples veulent, Révolutions de notre temps. Manifeste internationaliste, p.26
————-
Mycélium vous invite a l’arpentage de cet ouvrage collectif le mardi 22 avril, de 13h30 à 17h30 au Steki.
Venez parcourir ce livre et réfléchir ensemble à comment résister, construire et combattre sur nos territoires et nos quartiers. 
Pour nous permettre d’apprendre de nos révoltes, de nos succès et de nos échecs, de nous relier et de nous organiser.
Né de rencontres internationales débutées en 2019, Les Peuples Veulent réunit des collectifs, des organisations, des lieux et des personnes du monde entier qui se sont retrouvées pour construire une pratique internationaliste adaptée à notre temps. Un internationalisme pas le bas qui se concentre sur les intérêts des peuples et non ceux des Etats. Un internationalisme qui promeuve la solidarité et l’entraide entre celles et ceux qui sont en lutte, jusqu’au coeur des périodes de crise, de guerres ou de soulèvements.
Il était une fois une île de liens.
Le samedi 19 avril 2025
19h

Il était une fois une île de liens.

Le samedi 19 avril 2025
19h

Le samedi 19 avril à 19h00, nous vous invitons à plonger dans un conte qui a pris vie à Bruxelles en mars 2020, pendant le confinement.

Alors que les mesures gouvernementales nous demandaient de rester seul.e.s pour éviter la contagion épidémique, un groupe d’habitant.e.s a commencé à tisser… une île de liens, formant un réseau de cordes courant de fenêtre en fenêtre, afin de rendre visibles les liens humains entre voisins. De cette toile ont commencé à se produire des rencontres, des échanges, des pratiques de résistance multiples qui se sont transformées avec le temps.

Pauline de La Boulaye, autrice, curatrice, danseuse et dramaturge, relate ces rencontres à travers un récit poétique publié par maelstrÖm. À lire à voix haute et ensemble, Il était une fois une île de liens nous exprime l’urgence de continuer à tisser des liens sous des formes expérimentales et à les multiplier pour faire face aux déserts urbains.

L’autrice et certain.e.s habitant.e.s du quartier seront présent.e.s à la rencontre et nous partagerons  leur histoire avant de tisser des liens.

Il était une fois une île de liens est parue aux éditions maelstrÖm en décembre 2024 dans la collection bookleg Bruxelles se conte (3€) – histoires urbaines à dire – qui allie écriture et oralité et rend hommage à Bruxelles par la voix de ses conteurs et auteurs qui en sont les âmes parlantes.

L’autrice a publié différents livres dont deux volumes scientifiques fondés sur des processus d’action-recherche participative : Being Urban, pour l’art dans la ville Iselp – cfc éditions 2016 et Inventaires #3 inventaire collectif d’architectures éditions FWB – Cellule archi, 2020. Engagée au sein de communautés qui rejoignent les luttes pour soigner les ressources humaines et terrestres, Pauline a récemment publié “Dans la peau de Carnaval Sauvage” dans la publication collective La fête, nuit et jour collection Sensibilités chez Anamosa éditions, Paris janvier 2025.

Au rythme de Sapphô. Se dire femmes en désir
Le vendredi 18 avril 2025
19h

Au rythme de Sapphô. Se dire femmes en désir

Le vendredi 18 avril 2025
19h

Vendredi 18 avril à 19h, nous aurons le plaisir d’accueillir Sophie Klimis et Maya Bösch auteures du livre « Au rythme de Sapphô. Se dire femme en désir », paru aux Editions Rhuthmos et premier de la collection Le libre jeu des plis.

Est-il aujourd’hui possible de dire la puissance d’Erôs pour penser et rêver au-delà des genres, par-delà les rapports de pouvoir ?
Jouant à subvertir les frontières établies, tissant des liens de l’intime au politique, la philosophe se fait poétesse et philologue, tandis que la metteuse en scène philosophe en archéologue dans cette tentative commune d’écrire Sapphô aujourd’hui.

Au fil d’un dialogue qui s’est étendu sur plus d’une année, les deux autrices se sont faites « sage-femmes » l’une pour l’autre. Jouant à subvertir les frontières établies, elles s’attachent à rendre dicible le désir qui les pousse à créer. Tissant des liens de l’intime au politique, elles explorent ensemble le paradoxe du sujet lyrique, ce « je » ancré dans l’ego biographique et qui, pourtant, le transcende vers un sujet transpersonnel, en l’ouvrant à quiconque entend vivre au rythme de sa finitude.

La rencontre sera animée par Sami El Hage, ancien libraire à Tropismes.

Sophie Klimis est philosophe, poétesse, dramaturge et enseigne à l’UCLouvain Saint-Louis Bruxelles. Ses recherches se situent au croisement de la philosophie ancienne, de l’esthétique, de la recherche-création et de la philosophie politique contemporaine.

Maya Bösch est artiste, metteure en scène, curatrice indépendante et réalisatrice. Elle a fondé la compagnie sturmfrei en 2000 à Genève. Elle a dirigé, avec Michèle Pralong, le GRÜ/Transthéâtre de Genève de 2006 à 2012.

Soirée solo avec Fabien Drouet.
Le samedi 12 avril 2025
19h

Soirée solo avec Fabien Drouet.

Le samedi 12 avril 2025
19h

Marre de passer vos soirées en mauvaise compagnie ?

Restez seuls pour une soirée solo avec l’étonnant Fabien Drouet et une floppée d’invité.es !

Le 12 avril à 19 h, il vous invite à venir écouter une lecture musicale de son texte publié aux éditions Le Sabot. Avec la violoncelliste Anaïs Soreil, ils vous accompagneront dans la solitude la plus festive qu’il soit. Poète et musicien lyonnais, grand spécialiste de l’observation du monde moderne à travers ses légendaires cafés/clopes, son travail fait la part belle à une mélancolie qui vous fera pleurer de rire.

Soirées solo fait suite à Sortir d’ici paru aux éditions lilloises les Etaques (2019), Je soussigné à la Boucherie littéraire (2020), Suicides littéraires suivi de Festival, chez Gros Textes (2022) et Je serai jamais morte aux belles éditions des Lisières (2022).

Pour faire suite à leur performance solitaire en public, ils seront suivis de stand-uppereuses poétiques de qualité. Nous ouvrirons la scène avec Clément Dhelomme – poète très très très très très très très très très très très très très très important et Charlotte Ducousso – Fondatrice du Championnat du Monde de ricochet fluorescent, comique au chômage depuis 10 ans.

Dulcis in fundo, nous ouvrirons la scène à un open mic.

Écrivez-nous en privé si vous êtes intéressé.e.s ! valeriacirillo94@gmail.comcompotedecarotte@gmail.com

Entrée libre avec chapeau pour les artistes.

Dessin de Xavier Dekepper

Autour de Jean-Luc Nancy, avec André Hirt et Ârash Aminian Tabrizi
Le vendredi 11 avril 2025
19h

Autour de Jean-Luc Nancy, avec André Hirt et Ârash Aminian Tabrizi

Le vendredi 11 avril 2025
19h

En août 2021, le prolifique philosophe français Jean-Luc Nancy nous quittait. Penseur de la communauté, son œuvre multiple comprend des études sur les arts, des réflexions sur les aspects politiques et religieux des évolutions du monde contemporain, sans jamais qu’elle ne s’éloigne des formes sensibles, des êtres singuliers et d’une méditation constante sur le corps.

Deux ouvrages récents lui sont consacrés : d’une part, Sexpositions (Les presses du réel, 2024), un long entretien entre Jean-Luc Nancy et Ârash Aminian Tabrizi réalisé entre octobre 2020 et avril 2021, qui revient sur l’œuvre et la vie du philosophe à travers le prisme du sexe, d’autre part, la monographie  d’André Hirt, Portrait du philosophe en grand vivant, Jean-Luc Nancy (Kimé, 2024), laquelle parcourt l’œuvre pour donner accès à la concrétude de la pensée que cette œuvre énonce.

Nous avons le plaisir de vous convier à une rencontre autour de ces deux ouvrages en présence d’André Hirt et d’Ârash Aminian Tabrizi le vendredi 11 avril 2025 à 19h, dans le cadre du colloque « Palpitations, Jean-Luc Nancy. Arts, corps, sens » qui se tiendra à l’Académie royale des Beaux-Arts de Bruxelles (ARBA-ESA) les 11 et 12 avril 2025, en partenariat avec les éditions La Part de l’Œil. La rencontre sera animée par Dirk Dehouck, enseignant à l’ARBA-ESA et Sami El Hage, libraire.

Jean-Luc Nancy, Ârash Aminian Tabrizi
Sexpositions

Dans cet entretien, Jean-Luc Nancy et Ârash Aminian Tabrizi agitent de sexe, du sexe, des sexes – de la sexualité, de la différence sexuelle ? – en tout cas, de ce que séparément, de ce qu’autrement, ils ont, tous deux, pu appeler, la « sexistence ». Ici, là, ça sexpose – sinon s’expose parfois – et ça pose « sexe » entre (d)eux.

Par le biais de « sexe », on relit la biographie et la philosophie ; on relie la pensée à la voix de l’écriture. On parle, par exemple, de l’enfance, des amours, du désir et de la jouissance. Mais, on se retourne aussi sur l’œuvre signé J.-L. N. et compulse les textes qui le composent pour distinguer les rumeurs du sexe, des sexes – des susurrements et murmures s’échappant dès les premières publications aux différents cris poussés plus franchement à partir des années 2000. Bref, on explore des corps, leurs mondes, leurs histoires : leurs présences, leurs souvenirs, leurs avenirs ; et on entre dans un corpus abondant pour le parcourir, par haltes successives, de ses commencements à ses conclusions d’alors.

Ainsi, là, ici, ça devise, ça fait suivre – une réponse après l’autre. Aussi sec, on s’ex : on questionne, on repart. On réplique, on repique. On déplace, on joue, on diffère, on supplémente. Et on n’hésite jamais à toucher certaines limites qui jusque-là, jusqu’ici, étaient encore restées ininterrogées. Par cette porte dérobée qu’est ce « sexe » posé, Sexpositions donne donc à lire la vie et l’œuvre d’un philosophe hors du commun, tout en promettant de continuer à écrire cette vie et cet œuvre et de les laisser s’excrire, et s’écrier peut-être même, toujours déjà autrement.

André Hirt
Portrait du philosophe en grand vivant, Jean-Luc Nancy

Penser à mort la vie, quelle qu’elle soit, partout, solitaire comme partagée, dans ses poussées d’énergie et de sexualité, de la veille au sommeil et au rêve. Penser l’existence jusqu’au bout, même le mort dans la mort et dans son espace la résurrection pour y apercevoir dans sa tenue propre l’être cher. Éprouver les séparations comme les partages. Toucher l’autre, être touché par lui, et être habité par le cœur qu’il a donné. Sentir néanmoins l’étreinte de l’union de l’âme et du corps. Travailler, enseigner et écrire à perte de vue, aimer de même. Exister et agir. Garder et protéger la raison, et être ivre d’infini depuis le fond de la finitude. Se défier des significations établies, déjà mortes. Penser désormais le sens qu’il y a, qui est le monde et rien d’autre, au présent, contre toutes les formes de nihilisme.

Telle fut la tâche que se donna le philosophe Jean-Luc Nancy, en grand vivant.

L’ouvrage parcourt son œuvre grâce à des approches successives et des voies souvent moins empruntées, en les accompagnant de souvenirs et de prolongements, par conséquent non pour en faire une fois de plus l’exégèse, mais pour en reconnaître la concrétude, et pouvoir ainsi, qu’il s’agisse des grandes comme des petites choses, s’il y en a, approcher de ce que être homme, philosophe et penser tout ensemble veulent dire.

 

Rencontre avec Rémy Ricordeau autour d’Arthur Cravan
Le jeudi 10 avril 2025
19h

Rencontre avec Rémy Ricordeau autour d’Arthur Cravan

Le jeudi 10 avril 2025
19h

Bonjour,

Nous avons le plaisir d’accueillir, ce jeudi 10 avril à 19h, Rémy Ricordeau, auteur de Arthur Cravan, la terreur des fauves, publié aux éditions l’échappée, avec une postface d’Annie Le Brun. Rémy nous amènera à la découverte de l’univers d’Arthur Cravan.

Figure mythique de l’insoumission à l’égard de tous les conformismes, le poète-boxeur Arthur Cravan a contribué au début du 20ième siècle à dynamiter les convenances sociales, poétiques et esthétiques de son temps. Qualifié par André Breton de « génie à l’état brut auquel les poètes reviendront y boire comme à une source », nous découvrions les aventures et les passions qui ont ponctué son existence. Iconoclaste par principe autant que par goût, il en profite pour porter un regard rétrospectif sans complaisance sur l’insurrection poétique dont il a été acteur. En refusant de dissocier la vie de son expression sensible, son « fulgurant voyage » a ainsi inspiré la plupart des avant-gardes artistiques ou politiques du siècle dernier.

La matérialité du numérique. Revue Curseurs n°4
Le jeudi 20 mars 2025
19h

La matérialité du numérique. Revue Curseurs n°4

Le jeudi 20 mars 2025
19h

Nous avons le plaisir de vous inviter le jeudi 20 mars à 19 h pour un moment d’échange et de discussion à partir du 4ème numéro de la revue Curseurs intitulé La matérialité du numérique et consacré aux enjeux sociaux et politiques des technologies numériques.

« Derrière la gratuité, qu’interrogeait le précédent numéro, s’esquissait une autre question : un service n’est jamais complètement gratuit, entre autres parce que on fonctionnement, et son existence même, nécessite une certaine infrastructure matérielle pour fonctionner : des machines, de l’énergie… »

Les articles qui composent ce numéro nous invitent à visualiser les chaînes de production matérielle qui composent les infrastructures du numérique, souvent invisibilisées derrière le concept-programme mensonger de « dématérialisation ». Elles se déploient derrière nos écrans, puis derrière nos modems et box internet, en suivant les câbles au-delà de nos habitations, et sous les océans, jusqu’aux gigantesques centres de données vers lesquels viennent s’échouer nos connexions. Des mines sanglantes au Congo à l’accaparement de l’eau pour la production de puces, au fonctionnement de l’IA, le numéro assemble les pièces d’un puzzle complexe : colonisation et conflits géopolitiques, esclavage et extractivisme, destruction des territoires, des corps humains et plus qu’humains.

Curseurs est une revue semestrielle éditée par l’asbl Tactic, un projet d’éducation permanente qui organise des ateliers citoyens sur la sécurité numérique, qui éduque à l’utilisation informée des logiciels libres et qui propose des groupes d’échanges sur la production collective et horizontale des savoirs. Le journal est tenu par un collectif de rédaction constitué de bénévoles, il est disponible gratuitement dans divers lieux en région bruxelloise et ailleurs sur abonnement.

Les numéros précédents, consacré à la gratuité et à l’éducation sont disponibles en ligne : https://www.curseurs.be/numeros/

Le Désir de Belle Radio Aujourd’hui
Le mardi 04 mars 2025
18:00

Le Désir de Belle Radio Aujourd’hui

Le mardi 04 mars 2025
18:00

Bonjour gens et gentes de radio (et autres si affinités),

Nous saisissons l’opportunité de la sortie de l’ouvrage « Le désir de belle radio aujourd’hui » pour vous inviter à un moment d’échange sur les enjeux et défis de la création radiophonique francophone.

Dans cet ouvrage d’une grande richesse, auteur.ice.s radio et chercheur.euse.s déploient une série d’expériences et de recherches autour des enjeux politiques, esthétiques et éthiques de la fiction, du docu-fiction et du documentaire radiophonique. On y découvre le récit polyphonique d’une création documentaire qui s’est construite à côté, parfois à l’encontre, des émissions à visée informatives et/ou didactiques ; de créations fictionnelles qui se codifient tout en explorant de nouvelles formes narratives ; de docu-fictions qui brouillent les frontières du réel et ouvrent des espaces d’interprétation.

Dans un espace-temps où la création radio est le parent pauvre des budgets de la Culture et des Médias ; où les promesses du gouvernement fédéral menacent de priver une partie des artistes de leur temps et de leurs espaces d’expérimentation ; où se multiplient les récits simplistes et standardisés … cet ouvrage tombe à point pour proposer un moment d’échange sur ce que peut apporter  la création radio, quand on lui en donne les moyens, comme ouvertures sur les mondes qui nous entourent : réels et imaginaires.

Nous vous proposons de profiter de la venue de certains auteurs de l’ouvrage (Christophe Deleu, Eliane Beaufils, et Marine Angé) pour initier cet échange. Partageons ensemble nos points d’écoute et expériences autour de certains enjeux décrits dans l’ouvrage.

Que nous permettent les espaces et le temps d’expérimentation et de diffusion ? Quels présent et avenir pour ces espaces ? Quelles propositions politiques et esthétiques derrière la radio d’auteur ? Pourquoi brouiller la frontière entre réel et fiction ?

Une soirée organisée en partenariat avec l’ACSR et la SCAM Belgique.

Ouverture des portes à 18h,

Bienvenu.e.s!

La vie sociale des haies. Léo Magnin
Le jeudi 20 février 2025
19h

La vie sociale des haies. Léo Magnin

Le jeudi 20 février 2025
19h

Nous sommes heureux·ses de vous convier, jeudi 20 février à partir de 19h, à une présentation, suivie d’un moment d’échange avec Léo Magnin, auteur de La vie sociale des haies.

Tandis que le monde devient de moins en moins habitable, peut-on déceler les indices d’une transformation des manières d’interagir avec l’environnement ? Dans le sillon de Norbert Elias étudiant la civilisation des mœurs à partir du mouchoir, Léo Magnin interroge l’écologisation des mœurs à travers un objet ordinaire : la haie. Car si les arbres et buissons ont une vie biologique bien connue, leur vie sociale mouvementée reste à découvrir.
Massivement détruites lors de la modernisation agricole après 1945, les haies sont désormais plébiscitées en tant que réservoirs de biodiversité, puits de carbone, sources d’énergie renouvelable, freins à l’érosion et trames paysagères. Comment expliquer un tel revirement ? En enquêtant sur les traces de requalifications des haies : l’inquiétude exprimée par un éleveur face à leur protection, les hésitations d’un planteur dans sa parcelle, le coût de l’entretien, le goût de l’élagage, l’étude scientifique du bocage, sa cartographie numérique, son étonnante politisation gouvernementale et villageoise, etc.
Des cours de fermes aux dorures ministérielles, La Vie sociale des haies investigue ainsi les différentes dimensions du processus d’écologisation, dessinant les dynamiques sociales qui s’essoufflent, se poursuivent ou se réinventent à l’épreuve des enjeux environnementaux. Suivre le dédale des haies éclaire les zigzags de l’histoire qui configurent les contradictions de notre présent, mais aussi ses tâtonnements prometteurs…

Reprendre pied. Un documentaire radiophonique de Camille Valençon
Le jeudi 06 février 2025
19h

Reprendre pied. Un documentaire radiophonique de Camille Valençon

Le jeudi 06 février 2025
19h

« On marche toustes à notre façon. »

Des personnes se rassemblent pour marcher, je les rejoins.

Nous ne sommes pas sur les sentiers de Saint-Jacques-de-Compostelle, ni dans les Alpes, ni sur une île au Japon, mais entre la ville et la nature à Bruxelles. 
Pendant quelques heures, entre parcours guidé et errance, le temps du quotidien est déconnecté, l’attention se déplace, des évènements peuvent alors survenir.
Parfois, la marche s’interrompt. Je rencontre Moussa pour qui ce fut le cas. Pour lui chaque marche amorcée devient une étape essentielle dans son chemin tant intérieur qu’extérieur. Il partage le tracé de ses expériences, difficultés mais aussi les célébrations du corps, pas à pas.

Dans ce documentaire se font entendre un entrelacs de voix de marcheur·euses, de traces de paysages traversés, de pensées et de sensations qui se déplient.

Reprendre pied explore ce que la marche crée en nous dans notre environnement quotidien, ce qu’elle vient transformer par le (re)déploiement du corps. 
Comment ce mouvement, en apparence si simple, peut-il déclencher à nouveau le mouvement dans nos vies ? Comment la marche nous aide-t-elle à trouver un endroit où l’on se sent à sa place ?

Reprendre pied (43′). Un documentaire radiophonique de Camille Valençon

Comme si la nuit avait dévoré le monde : Petite histoire de la photographie des rêves
Le jeudi 23 janvier 2025
19h

Comme si la nuit avait dévoré le monde : Petite histoire de la photographie des rêves

Le jeudi 23 janvier 2025
19h

Nous sommes heureux·ses de vous convier, jeudi 23 janvier à partir de 19h, à un moment d’échange autour de

*Comme si la nuit avait dévoré le monde : Petite histoire de la photographie des rêves

de Philippe Baudouin et Jean-Baptiste Carobolante, préfacé par Laurie Laufer.

Avec Jean-Baptiste Carobolante – un des deux auteurs de l’ouvrage – animé par l’équipe de la librairie et  les *éditionsMagiCité. 

Ce deuxième opus éclaire une part méconnue de l’histoire de la photographie : celle des pensées, des souvenirs et des rêves. Accompagnés d’une mystérieuse iconographie glanée dans différents fonds, les textes de Philippe Baudouin et de Jean-Baptiste Carobolante nous transportent sur les territoires obscurs des images interdites. Un aigle apparu dans un rêve, les gouttes miraculeuses que produit la prière, l’âme lumineuse s’extirpant d’un trépassé — rubans de lumière, charges fluidiques, effluves magnétiques, et s’il était possible de capturer, par la photographie, les soubresauts extatiques dont sont faits nos songes ?

crédits de l’image : Louis Darget (1847-1923), L’Aigle, 29 juin 1896, tirage sur papier à noircissement direct, 9 x 6,5 cm, Académie des sciences (Paris).

Relier les rives. Sur les traces des morts en méditerranée.
Le lundi 09 décembre 2024
20 heures

Relier les rives. Sur les traces des morts en méditerranée.

Le lundi 09 décembre 2024
20 heures

Lundi 9 décembre à 20 heures, nous avons le plaisir d’accueillir Filippo Furri, pour la présentation de l’ouvrage qu’il a écrit avec Carolina Kobelinsky, Relier les rives. Sur les traces des morts en méditerranée. L’ouvrage sera présenté en collaboration avec Daniela Trucco, sociologue au Centre de droit public et social de l’ULB, chargée de recherches au FRS-FNRS.

Port de Catane, Sicile.

Être présents sur le port, assister aux débarquements des vivants et des morts, observer le sort de ces dépouilles, va conduire Silvia, tout comme Riccardo, Davide et quelques autres au sein de la Croix-Rouge à s’engager autrement. Autrement, car ils font des corps morts le point de départ de leur enquête. Contrairement au programme RFL [Restoring Family Links] où les familles cherchent leurs disparus, c’est au mort qu’ils cherchent une famille [] Cette enquête à rebours ne va pas de soi, elle suscite des interrogations à l’intérieur même de la Croix-Rouge italienne qui questionne la légitimité d’investigations que personne n’a sollicitées.

Au cours des visites répétées au cimetière, des lectures de dossiers administratifs et des enquêtes conduites pour suivre les pistes susceptibles de relier un corps à une histoire, un attachement particulier à ces inconnus naît. Le livre raconte les vies des morts auprès de celles et ceux qui les accueillent sur l’autre rivage. Il explore les tentatives collectives et intimes menées pour tracer un chemin entre nous et les autres.

Émaillé d’extraits de textes rédigés par des hommes et des femmes soucieux d’empêcher l’oubli, ainsi que des poèmes et des chansons qui donnent, à leurs yeux, sens à leur engagement, ce récit entend restituer la dimension sensible de leurs investigations. Il rend également perceptible la fragilité des liens invisibles et rarement mis en mots qui unissent des vivants à des morts dont ils ne savent (presque) rien.

Filippo Furri est anthropologue, fellow de l’Institut Convergences Migrations, et membre du réseau Migreurop. Carolina Kobelinsky est également anthropologue, chargée de recherche au CNRS et membre du Laboratoire d’ethnologie et de sociologie comparative à l’université Paris-Nanterre.

La division politique avec Bernard Aspe et les éditions NOUS
Le mercredi 04 décembre 2024
19h30

La division politique avec Bernard Aspe et les éditions NOUS

Le mercredi 04 décembre 2024
19h30

Quelque chose manque, dans le travail politique aujourd’hui.
(…) une manière nouvelle de penser l’unité.

Mercredi 4 décembre à 19 heures 30, nous accueillons Bernard Aspe à l’occasion de la parution de son livre La division politique, aux éditions NOUS. Nous serons également en présence de ses éditeur·ices, Patrizia Atzei et Benoît Casas.

Qu’est-ce que philosophie et politique peuvent avoir à se dire ?
Souvent, l’une prétend parler par-dessus ou pour l’autre : ainsi des philosophes croient faire de la politique ou mieux comprendre la politique que celles et ceux qui s’efforcent d’interrompre réellement le cours des choses. De l’autre côté, militant·es et activistes versent à l’occasion dans une réticence à la théorie, jugée totalisante, au profit de pratiques politiques aussi singulières que dispersées.
Philosophie et politique s’éclipsent tour à tour.
Bernard Aspe défend que, si la philosophie et la politique sont en effet des régimes de pensée et d’action hétérogènes, il est essentiel de trouver une manière de les relier. Leurs puissances respectives sont, sans cela, perdues.

La philosophie est une puissance de transformation des subjectivités par l’exploration de la pluralité des régimes de vérité. Mais une vérité politique a une teneur subjective et collective seulement si elle est aussi mise à l’épreuve par l’action et l’organisation.
La politique advient par la division du monde depuis une vérité partiale.
Or, nous sommes aujourd’hui dans une situation de dispersion des scènes de la conflictualité politique, de refus de penser l’unité, alors même que le monde de l’économie et ses militant.es entretiennent une situation globale où les crises s’enchaînent, s’épaulent et se nourrissent, menaçant non seulement notre monde, nos mondes, mais la condition même d’existence des mondes.

Face à cette situation globale, Bernard Aspe propose de renouer le rapport entre philosophie et politique autour du besoin d’une transversalité, à partir notamment du travail, depuis laquelle nourrir un antagonisme susceptible de démanteler le monde de l’économie, tant dans ses matérialités, que sur le plan des prises subjectives qu’il trouve en nous. Pour cela, il revient sur l’héritage des marxismes, des politiques minoritaires et de la psychanalyse, et propose une clarification conceptuelle à même d’ouvrir de nouvelles perspectives pour des politiques révolutionnaires désirables.

La possibilité d’une vie non fasciste.
Le dimanche 24 novembre 2024
19h

La possibilité d’une vie non fasciste.

Le dimanche 24 novembre 2024
19h

Dimanche 24 novembre à 19h, nous accueillons les éditions Météores, pour la présentation de La possibilité d’une vie non fasciste. Chroniques d’une Allemagne hantée, en présence de l’auteur Klaus Theweleit, du traducteur Christophe Lucchese et de l’éditrice Déborah Brosteaux.

Dans cette série de textes écrits entre 1977 et 2021 et accompagnés d’un entretien inédit, Klaus Theweleit pose la question qui a hanté toute une génération au lendemain de la Seconde Guerre mondiale et n’a cessé de nous hanter depuis :
comment vivre une vie non fasciste ? Question, pour Theweleit, moins idéologique qu’éminemment affective et corporelle.
Mêlant littérature, essai théorique, chroniques d’époque et autobiographie, Klaus Theweleit raconte la recherche de formes de vie qui ne soient pas compatibles avec les désirs répressifs du fascisme. L’intime, la langue, la culture sont confrontés à leurs spectres comme à leur pouvoir parfois lumineux de transformation.

Klaus Theweleit est théoricien de la culture et écrivain allemand. Son premier livre, Fantasmâlgories, compte parmi les ouvrages pionniers en étude critique des masculinités et s’impose comme un classique des théories du fascisme. Son œuvre foisonnante a été récompensée par de nombreux prix, dont le prix Schiller en 2016 et le prix Adorno en 2021, à la suite de Jean-Luc Godard, Jacques Derrida et Judith Butler.

Direction de l’ouvrage : Déborah Brosteaux et Christophe Lucchese
Traduction: Christophe Lucchese
Introduit par Déborah Brosteaux (Météores)

Traces d’une civilisation
Le samedi 23 novembre 2024
19h

Traces d’une civilisation

Le samedi 23 novembre 2024
19h

Traces d’une civilisation avant le déluge. Mégalithes, mythes, peuples de la mer.
Une conférence de Maria Longhena et Widmer Berni, invités par Mathilde Kempf, samedi 23 novembre à 19h.

Maria Longhena est archéologue, spécialisée dans l’étude des civilisations préhispaniques d’Amérique et de la préhistoire avec un intérêt particulier pour la civilisation mégalithique. Widmer Berni est médecin, spécialiste de l’histoire ancienne, de l’Égypte et des nombreuses questions relatives à l’origine des civilisations les plus connues du monde antique.

Italiens parfaitement bilingues en français, ils nous parleront de leurs recherches les plus récentes, à l’appui de leur dernier livre « Una nuova preistoria umana – Vol. II. All’origine delle civiltà » sorti en 2023 aux éditions Pendragon (Italie).

Lorsque Berni a publié et présenté son premier livre, « Haou-Nebout, les peuples de la mer« , un projet de collaboration est né : celui de poursuivre ensemble la recherche sur les origines des peuples et sur les énigmes qui entourent la préhistoire, par exemple l’existence probable d’une civilisation antédiluvienne détruite par des catastrophes naturelles dans l’Antiquité. Leurs deux livres suivants, « Une nouvelle préhistoire humaine, tome 1 et 2« , abordent une série de problèmes non résolus. Les auteurs suivent les traces de cette civilisation et de ses survivants à travers les mégalithes, la mythologie et les traditions communes à l’ancien et au nouveau continent, jusqu’à l’invasion des Peuples de la mer à la fin de l’âge du bronze.

Énigmes et hypothèses d’un monde perdu allant de la préhistoire à la Crète, des Phéniciens aux Égyptiens, des îles perdues d’Haou-Nebout aux Andes. Un fil conducteur à la recherche des origines des Peuples de la mer, héritiers d’anciens navigateurs dotés d’un savoir extraordinaire.

Le théâtre carcéral, d’Alexia Stathopoulos
Le vendredi 22 novembre 2024
19 h

Le théâtre carcéral, d’Alexia Stathopoulos

Le vendredi 22 novembre 2024
19 h

Vendredi 22 novembre à 19h, nous avons le plaisir d’accueillir Alexia Stathopoulos, chercheuse en sciences humaines et sociales et autrice du livre Le Théâtre carcéral. Pour prolonger et enrichir la discussion à partir des expériences carcérales en Belgique, nous aurons le plaisir d’accueillir Serge Glibert, assistant social auprès de l’annexe psychiatrique de la prison de Haren, et François de Borman, visiteur de détenus.

« Parler de théâtre carcéral, et proposer un aperçu de la vie sociale en prison par cette entrée, tend à montrer que si l’expérience carcérale est désocialisante ou désaffiliante comme nombre de chercheurs et de personnes connaissant l’univers carcéral s’accordent à le dire (car elle génère notamment une perte des liens et des repères entre les personnes détenues et l’extérieur), le drame social de la prison se situe avant tout dans le fait qu’elle induit de nouvelles formes de sociabilité (…) Des processus qui répondent à la fois à une matrice institutionnelle structurante et à des logiques de « survie » des individus en détention, réduisant considérablement les possibilités de commun à l’intérieur des murs. La participation au théâtre carcéral s’établit alors comme la seule condition commune à l’ensemble des acteurs des prisons ».

Divisé en deux actes, le livre envisage d’abord le dispositif carcéral dans la relation « intérieur-extérieur », dans ses rapports avec la scène sociale. Le second acte s’intéresse quant à lui aux rapports qui se nouent à l’intérieur des murs, aux rôles qu’endossent  les acteurs sociaux qui y travaillent ou y (sur)vivent. Fruit de la réécriture de la thèse de doctorat de l’autrice, le livre prend appui sur des observations, des rencontres et des entretiens menés avec des acteurs et actrices de la scène carcérale française. Leurs savoirs expérientiels sont au centre de l’ouvrage et de l’analyse de l’autrice. Par sa démarche, elle nous invite à questionner le dispositif carcéral à l’aune du sens de la peine, et écrit son texte « comme on propose une rencontre : avec l’espoir que sa lecture créera de l’interaction avec les voix et les réalités qu’il retranscrit ».

Contes, musique et chansons avec Célia Richie, Jonathan Sarrabia et Arthur Chambry.
Le jeudi 24 octobre 2024
19h

Contes, musique et chansons avec Célia Richie, Jonathan Sarrabia et Arthur Chambry.

Le jeudi 24 octobre 2024
19h

Soirée conte, musique et chansons avec Célia Richie, Jonathan Sarrabia et Arthur Chambry.

dès 19h : Chansons pour sabots, soupirs et bâtons d’Arthur Chambry
Lorsqu’il sort de son terrier, c’est pour trouver de grands espaces dont l’acoustique porte ses sons, ses textes et sa voix. Seul ou à plusieurs, dans des caves, des églises, des vieux hangars, il s’active à faire histoire au sein d’une orchestration complexe faite de vieux sabots, de gonfleurs, de flûtes pvc, de carillons et autres brols. Ces outils qu’il confectionne sont autant de créatures qu’il anime par son corps-tentacule…
https://arthurchambry.com/

dès 20h : Conte monstrueux Volcie et la Fobosine de Célia Richie avec Jonathan Sarrabia
Volcie et la Fobosine est un conte à cheval entre l’épopée fantastique et le documentaire animalier ; un savant mélange de vécu et d’observé pour raconter l’aube d’un soulèvement interespèce. Cette histoire nous emmène dans les tréfonds d’une société où une certaine poudre blanche a emprisonné les mots et les choses pour qu’on oublie leur existence. Enseveli sous cette épaisse croûte, le langage s’est congelé…
Poète souterraine, Richie abreuve le texte de notes qui oscillent entre le drôle et le monstrueux. Accompagné de Jonathan Sarrabia à la musique, le texte se déploie à travers un univers sonore intriguant, teinté de musique traditionnelle et de distorsions expérimentales…
https://www.instagram.com/ce.richie/

21h : Conte exquis…
À la suite de ces propositions, nous vous proposerons de déplier collectivement une histoire pour explorer ensemble la pratique du conte et de la musique improvisée. Ce temps sera ouvert au jeu, à l’écoute et à la participation…

Il y aura de quoi se restaurer et s’hydrater sur place.

Ce sont d’autres gens. Contre-anthropologies décoloniales du monde blanc
Le lundi 21 octobre 2024
19h

Ce sont d’autres gens. Contre-anthropologies décoloniales du monde blanc

Le lundi 21 octobre 2024
19h

Nous accueillons Jean-Christophe Goddard (Université de Toulouse) à la librairie Par Chemins, le lundi 21 octobre à 19h, pour présenter son livre Ce sont d’autres gens. Contre-anthropologies décoloniales du monde blanc, paru aux éditions Wildproject. Manuel Tangorra (UCL) animera la discussion en compagnie d’un de nos libraires.

Comment penser le monde blanc ? Dans Ce sont d’autres gens, Jean-Christophe Goddard répond en prenant au sérieux la façon dont les colonisé·es ont pensé et figuré par des rites ce qui leur arrivait. Goddard propose ainsi d’éviter de concevoir les dominé·es comme si leur attitude était essentiellement la passivité, le défaitisme et la résignation. Comme si le monde colonial, capitaliste et patriarcal avait réussi à façonner tous les mondes à son image, comme s’il était doté d’une force irrésistible. Ce que Goddard invite à voir et sentir, c’est que l’anthropologie que les blancs ont inventé (que ce soit pour légitimer leur conquête ou la contester de l’intérieur) a été immédiatement réappropriée et retournée en contre-anthropologie décoloniale : les colonisé·es ont développé des interprétations du type d’humanité qui les colonisait afin de se donner des prises sur la situation et résister.
Sont ainsi présentés des rituels (des « cultes du cargo » à la danse n’gaulle), les œuvres d’artistes (Sony Labou Tansi, Aimé Césaire, …) et de penseur·euses (Davi Kopenawa, Joseph Tonda, Fabien Eboussi Boulaga, Gloria Anzaldúa, …), avec lesquels et à partir desquels Goddard invite à penser la logique du monde colonial.

En contrepoint, c’est l’histoire de la philosophie et des sciences sociales occidentales qui se trouve re-contextualisée et re-décrite.

Goddard propose ici un tour d’horizon de ces contre-anthropologies qui, de l’Amazonie et la Guyane jusqu’à la Mélanésie et le Congo, ont créé des rites, des œuvres et des pensées qui sont appelées à renouveler la façon dont on peut envisager de penser et agir contre la machine occidentale tout en y vivant.

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Vous pouvez écouter l’enregistrement audio de la rencontre en cliquant ci-dessous :

Silence me Mord
Le jeudi 17 octobre 2024
19h

Silence me Mord

Le jeudi 17 octobre 2024
19h
Nous avons le plaisir de vous inviter le Jeudi 17 octobre à 19h pour une rencontre autour du livre « Silence me mord » de Charlie Demoulin, aux éditions de la Grange Batelière.
« Sérieusement déglinguée, furieusement addict aux drogues et aux sexes, la vie de C. est une récréation permanente entre expériences extrêmes et dérapages hilarants; mais il doit sa survie à l’apprentissage affectif qu’il réserve à son père »
Enfant du troisième millénaire, breton liégeois, ayant grandi entre sous-bois, villes et DAF, Charlie Demoulin écrit ce qu’il voit, ce qu’il entend, ce qu’il y a. Ce qu’il n’y a pas. Silence me Mord est son premier roman.
Ce roman est paru aux éditions de la Grange Batelière, maison d’édition parisienne dont les titres au catalogue mêlent passé et futur de l’écriture francophone, essais politiques et poésies.
La rencontre débutera par une lecture performée, pour ensuite laisser place aux échanges.
A bientôt,
Jachère de Philippe Aigrain
Le jeudi 10 octobre 2024
19h30

Jachère de Philippe Aigrain

Le jeudi 10 octobre 2024
19h30

JACHÈRE nous place dans le temps de la survie. L’humanité, décimée par des guerres et des virus, est au bord de l’extinction. Une petite communauté de  douze personnes tente de relancer la civilisation, parcourant les champs de bataille laissés par des robots tueurs. Leur situation se complexifie lorsqu’ils entament un dialogue avec des machines militaires désabusées. L’enjeu est moins le survivalisme individuel  que la survie des communautés humaines, l’entente entre les hommes, les femmes et les non-humains.

Inspiré par des penseurs tels que Philippe Descola ou Gilbert Simondon, Philippe Aigrain chemine dans ce deuxième roman d’une grande délicatesse avec des littératures qui ont contribué à former son regard et son écriture. Né en 1949, Philippe Aigrain a longtemps été chercheur en informatique  avant de se consacrer à la littérature et à la poésie. Investi dans de nombreuses causes d’intérêt public (son travail de référence en faveur des communs, la co-fondation de l’association la Quadrature du net, son action militante en soutien des mineurs isolés sans oublier l’initiative « J’accueille l’étranger »), il a également dirigé, de 2016 à 2021, les éditions publie.net. Il a participé à de nombreux projets collaboratifs littéraires dont Général Instin, et co-animé le festival de poésie-performance Ourdir. Son Atelier de Bricolage Littéraire reste aujourd’hui l’un des sites de référence de l’écriture sur le web de poésie et de fictions sérielles: atelierdebricolage.net

Lectures propose depuis 2013 des rencontres où la parole poétique est accueillie depuis le parti-pris de la lecture comme acte créateur. Pour cette nouvelle rencontre, nous vous proposons de découvrir JACHÈRE, le roman auquel Philippe Aigrain travaillait encore quelques jours avant sa disparition. Ce livre existe grâce à Guillaume Vissac qui l’a édité aux éditions publie.net et en a écrit la préface, Marie Cosnay qui a rédigé sa postface et Roxane Leconte qui l’a illustré.

En jardinant, de Jean-Louis Van Malder, aux éditions CFC
Le jeudi 19 septembre 2024
19h

En jardinant, de Jean-Louis Van Malder, aux éditions CFC

Le jeudi 19 septembre 2024
19h

Jeudi 19 septembre à partir de 19h, nous accueillons Jean-Louis Van Malder pour une présentation de son ouvrage, En jardinant, avec un entretien mené par Sami El-Hage et Muriel Verhaegen (CFC-Editions). 

« Je me sens vraiment bien lorsque je gratte la terre à quatre pattes, læ©orsque je trace un sillon avec le manche de mon outil pour y déposer des graines, lorsqu’avec le pouce et l’index je ramène de la terre au bord du sillon pour les couvrir. Le temps ne m’importe plus. Je suis en dehors du lieu et du moment. (…) Je suis quelque part où seul le sifflement d’un merle, le crissement d’une feuille ou le suintement d’un filet d’eau me rappelle à l’existence. Comble de bonheur, après une petite pluie, des mottes de terre durcies à blanc par le soleil, sans aucune trace de vie organique, le monde minéral à l’état pur, s’effritent, se ramollissent, explosent en particules permettant aux racines d’explorer l’invisible, d’y rencontrer des organismes qui leur permettent de s’alimenter, de se protéger, de se reproduire. »

Jean-Louis Van Malder est jardinier, horticulteur à la retraite et auteur des livres Le jardinier de la Grand Place (CFC-Éditions, 2019) et En jardinant (CFC-Éditions, 2023) avec des photographies de Lucia Radochonska.

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Le samedi 21 septembre 2024, atelier jardinage avec Jean-Louis Van Malder.

Les mois d’automne, réputés de tout repos au jardin, le sont-ils vraiment ?

Cet atelier a pour objectif non seulement de répondre à cette question, mais aussi de partager votre expérience avec d’autres jardiniers, d’envisager de nouvelles pistes, d’agrandir notre champ de vision coutumier. Et, dans bien des cas, de vous faciliter la vie dans votre coin de verdure.

« Le climat évolue, notre biodiversité change, notre avenir devient de plus en plus imprévisible, précaire. Le seul endroit sur terre où le jardinier peut faire une différence se situe indiscutablement dans son propre jardin. Il en est le seul responsable, le seul maître d’œuvre, sans aucun groupe de pression, sans aucune contrainte politique, sans aucune directive, si ce n’est celle dictée par l’observation de ce que la vie apporte naturellement. »
Le Champ de Maille | Neerpedestraat – 1070 Anderlecht
14 H 00 – 16 H00 | 5€
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Vous pouvez écouter l’enregistrement audio de la rencontre en cliquant ci-dessous :

Accumuler du béton, tracer des routes.
Le mercredi 11 septembre 2024
20h

Accumuler du béton, tracer des routes.

Le mercredi 11 septembre 2024
20h

Nous avons le plaisir de vous inviter mercredi 11 septembre à 20h pour une présentation de Accumuler du béton, tracer des routes, premier ouvrage de Nelo Magalhães, économiste et chercheur en histoire environnementale.

Dans les décennies d’après-guerre, des milliers de kilomètres de routes et d’autoroutes sortent de terre pour soutenir l’intensification des flux de marchandises.
« Abstraire le sol » pour faire passer la route – et supporter le poids des camions – devient un leitmotiv de l’aménagement du territoire.
Il s’agit de relier, à travers les paysages agricoles remembrés, les métropoles aux zones industrielles, ports, aéroports, centrales électriques et complexes touristiques.
C’est le début d’une « grande accélération » qui bouleverse la production ordinaire de l’espace.

En effet, pour affranchir la construction des contraintes du relief, du climat et de la géologie, des milliards de mètres cube de terres de terrassement sont mobilisées – l’extraction de sédiments (sables et graviers) dans les rivières et carrières est complétée par les terres de remblais des chantiers de construction et par les déchets de l’industrie sidérurgique.
Ces matières à faible valeur financière, banales et omniprésentes, représentent une dimension négligée de l’engrenage technique, économique et politique dont nous héritons.
Les modes d’occupation du monde dépendent de forces sociales et de choix politiques qui se traduisent en paysages ordinaires.

Cette socio-histoire des grandes infrastructures et de leurs composantes permet de repenser les conditions d’une bifurcation.
Dès lors, s’opposer aux ravages de l’occupation du monde n’implique pas de planifier à partir d’une comptabilité basée sur des indicateurs écologiques (réduire l’impact carbone, rendre plus efficace l’utilisation des ressources, augmenter la valorisation des déchets de l’industrie).
Il s’agirait plutôt de repenser nos rapports aux techniques pour se donner les moyens de démanteler.

« Das ist unser Haus! » – alternatives pratiques à la propriété privée
Le vendredi 06 septembre 2024
19h30

« Das ist unser Haus! » – alternatives pratiques à la propriété privée

Le vendredi 06 septembre 2024
19h30

Projection du film « Das ist unser Haus! » et discussion sur des alternatives pratiques à la propriété privée

Vendredi 6 septembre à 19 heures 30

« Das ist unser Haus! » est un film-documentaire (allemand sous-titré français) sur le Mietshäuser Syndikat : un réseau allemand de propriétés collectives comptant 170 espaces d’habitation et plus de 3.800 habitant.e.s.

Le film présente le fonctionnement de ce réseau d’habitations reposant sur un alliage subtil d’autogestion, de caisses mutuelles, de solidarité entre espaces collectifs, de montages juridiques permettant de neutraliser certains principes constitutifs de la propriété privée, le tout au plus faible coût possible pour les habitant.e.s.

Donnant la parole aux acteur·ices du Syndikat, le film explique au gré d’un voyage aux quatre coins de l’Allemagne les ressorts de cette forme alternative à la propriété privée et la vie collective qu’elle rend ainsi possible.

Existant depuis près de 30 ans déjà, le modèle du Mietshäuser Syndikat s’est depuis propagé en Europe : Autriche, Espagne, France, Tchéquie, Angleterre ou encore aux Pays-Bas. Partout donc, sauf … en Belgique. Mais plus pour longtemps ! Plusieurs groupes sont sur le pied de guerre pour transposer ce modèle en Belgique, notamment à Liège avec le collectif Usus et à Louvain-la-Neuve avec le collectif Graph.

La projection sera suivie d’une discussion autour du film et de la pertinence et des envies de constituer un nouveau groupe sur ces enjeux à Bruxelles.

Si vous ne pouvez pas être là, mais êtes intéressé·es par la démarche, vous pouvez écrire à l’adresse bonjour@usus.be afin d’être tenu·es au courant des prochaines discussions et initiatives.

Retour aux horaires habituels

Le lundi 19 août 2024
11h

Bonjour,

Nous avons repris notre rythme normal d’ouverture, soit:

Lundi, Mercredi & Samedi : 11h – 19h

Mardi, Jeudi & Vendredi : 15h – 19h

Dimanche : 14h – 17h

Au plaisir de vous revoir

 

Horaires estivaux
Le jeudi 01 août 2024
15h

Horaires estivaux

Le jeudi 01 août 2024
15h

Bonjour!

Nous restons ouverts selon nos horaires habituels au mois de juillet:

Lundi, Mercredi & Samedi de 11h à 19h

Mardi, Jeudi & Vendredi de 15h à 19h

Dimanche de 14h à 17h

Par contre, nombre de nos libraires partant bientôt se prélasser dans des endroits incongrus loin de Bruxelles, nous passerons à un rythme plus léger pour la période du 1e au 18 août:

Nous serons ouverts du mardi au samedi de 15h à 19h.

Bel été à toutes et tous

 

(Painful) the story et Sawa band
Le vendredi 05 juillet 2024
20h30

(Painful) the story et Sawa band

Le vendredi 05 juillet 2024
20h30

Vendredi 5 juillet à 20h30, la librairie Par Chemins et Ruines a le plaisir de vous convier à une soirée théâtrale, avec une représentation de (Painful) the story, pièce écrite et dirigée par Hussein Al Zubaidi, et musicale, avec le groupe Sawa (oud et violoncelle).

(Painful) the story – 20h30 (25 min) – Écrit et dirigé par Hussein Al Zubaidi

Une femme palestinienne, marquée par la violence et les guerres dans son pays, décide de migrer en Europe en quête de paix. Cependant, en Europe, ses relations avec les hommes deviennent un véritable calvaire, transformant amis et amants en ennemis. Traumatisée par les de violence où les soldats israéliens, majoritairement des hommes, sont acteurs, elle développe un profond dégoût pour son partenaire. En proie à une phobie de la violence, elle se retrouve face à un choix radical : vivre dans l’isolement ou embrasser la mort.

Avec Claudia Bruno, Ameer Jabarah et Hussein Al Zubaidi

SAWA band – 21h15 (30 min)

Le groupe SAWA, dont le nom signifie « ensemble » en arabe, illustre leur philosophie. Comme l’a dit Ayman Naama : « vivre ensemble embellit la vie et la rend plus simple ». Avec leur passion pour la musique, ils font découvrir certaines sonorités traditionnelles, dans un esprit de paix et de convivialité.

Avec Ayman Naama (Oud et vocal) et Marah Kwefati (Violoncelle)

Arpentage « Rêver l’obscur – Femmes, magie et politique »
Le vendredi 28 juin 2024
9h30

Arpentage « Rêver l’obscur – Femmes, magie et politique »

Le vendredi 28 juin 2024
9h30

La librairie Par Chemins et la collective Les Flower Rangers ont le plaisir de vous inviter à l’arpentage* du livre « Rêver l’obscur – Femmes, magie et politique » de Starhawk.
-> 𝗤𝘂𝗮𝗻𝗱 ? Le vendredi 28 juin, de 9h30 à 12h30. Accueil dès 9h15.
-> 𝗘𝘃𝗲́𝗻𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗴𝗿𝗮𝘁𝘂𝗶𝘁, sur inscription ici : https://urls.fr/tDS8rh

L’auteure, figure historique de l’écoféminisme, ouvre des pistes pour en finir avec le sentiment d’impuissance face à l’oppression et au saccage écologique :
« Retrouver notre pouvoir personnel est un voyage qui guérit, mais il n’est pas facile. (…) Pour nous libérer, pour retrouver le pouvoir du-dedans, le pouvoir de sentir, de guérir, d’aimer, de créer, de donner forme à notre avenir, de changer nos structures sociales, nous pouvons avoir à nous battre contre nos propres formes de pensée. Nous pouvons avoir à changer notre territoire intime autant que l’extérieur, et à nous confronter aux formes d’autorité que nous véhiculons en nous. Car nous faisons la culture à notre image, comme elle nous fait à la sienne. Si nous n’acceptons pas de nous confronter à nous-mêmes, nous risquons de reproduire le paysage de la domination dans les structures mêmes que nous créons pour combattre l’autorité. Le changement est effrayant, les sorcières ont un dicton : « Où il y a de la peur, il y a du pouvoir. » (…) Si nous apprenons à ressentir notre peur sans la laisser nous arrêter, la peur peut devenir une alliée, un signe qui nous dit que quelque chose que nous avons rencontré peut être transformé.  »

Qui sont les 𝗙𝗟𝗢𝗪𝗘𝗥 𝗥𝗔𝗡𝗚𝗘𝗥𝗦 ? Une collective de joyeuses herboristes, un bouquin dans une main et une binette dans l’autre. Elles plantent, cueillent, animent des groupes, et s’interrogent sur la portée politique de leurs gestes. Le tout en collants à paillettes biodégradables.

*Un 𝗔𝗥𝗣𝗘𝗡𝗧𝗔𝗚𝗘 est une méthode de lecture collective d’un ouvrage, issue de l’éducation populaire. Le principe est de lire un ouvrage au même moment, à plusieurs et en morceaux – chacun.e son morceau – puis d’en discuter ensemble pour en retirer un savoir critique et collectivement partagé.
 

Papiers pour tous… ou tous sans papiers !
Le vendredi 28 juin 2024
19h

Papiers pour tous… ou tous sans papiers !

Le vendredi 28 juin 2024
19h

Vendredi 28 juin à 19h, nous organisons une présentation croisée de deux ouvrages parus récemment autour des luttes des personnes « sans-papiers » en Belgique.

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Cliquer pour écouter l’enregistrement audio de cette rencontre, montée par l’émission Tranche d’Anar sur Radio Air Libre.
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Le premier, « Papiers pour tous », est un ouvrage en deux tomes, issu d’une thèse de doctorat, qui revient sur un peu plus de quarante années (1974 – 2020) de mobilisations pour la régularisation des personnes sans-papiers en Belgique. À travers une histoire critique de ces luttes, le livre « offre une réflexion sur les questions de micropolitique au sein de ces mouvements sociaux et participe, ce faisant, à la préservation de la mémoire des luttes des immigrés en quête de statut en Belgique ».

Le second, intitulé « VSP, l’odyssée des sans-papiers ? », est le fruit d’une recherche participative, menée pour et par les sans-papiers, afin de fournir des outils aux premie·ères concerné·es par ces luttes : les personnes sans-papiers elles-mêmes. La publication, qui se veut une contribution aux luttes pour la régularisation, revient sur l’histoire de la Voix des Sans Papiers (VSP) depuis dix ans, à travers de nombreuses occupations, et les parcours de vie et de lutte de certain·es de leurs protagonistes.

Pour présenter ces deux publications, nous aurons le plaisir d’accueillir Youri Vertongen, docteur en sciences politiques et sociales, auteur de « Papiers pour tous »; Modou Ndaye, chercheur au CFS asbl, membre du comité de pilotage de « VSP, l’odyssée des sans-papiers », Henriette Essami-Khaullot, du Comité des femmes sans papiers, également membre du comité de pilotage « VSP, l’odyssée des sans-papiers », et Milady Renoir, militante pour les droits des personnes « sans-papiers ».

La présentation sera une occasion pour écouter des expériences rapportées ou vécues, de partager les trajectoires passées et présentes des luttes et d’interroger les perspectives à venir.

Ce sera également l’occasion de présenter différentes propositions de VSP, dont le projet Y’en a marre (YEAM), qui vise à mettre en lien un·e membre de VSP Bruxelles avec une personne avec papiers pour accompagner et renforcer la personne « sans-papiers » dans ses démarches et dans sa trajectoire individuelle de réappropriation de ses droits. Le prochain cycle de formation à l’accompagnement juridique et administratif d’une personne sans papiers aura lieu les samedis 29 juin et 7 juillet.

Rencontre avec les éditions du Sapin
Le mercredi 26 juin 2024
19h

Rencontre avec les éditions du Sapin

Le mercredi 26 juin 2024
19h
L’attente à l’été 
 
Le mercredi 26 Juin, à 19h, les Éditions du Sapin vous invitent à la Librairie Par Chemins. 
L’attente à été longue. Pour rééditer nos livres, pour envisager la suite, mais nous y sommes.
 
C’est donc à l’occasion de la réimpression de nos livres ainsi que de la réédition de Au confinement des Mondes de Roland Devresse préfacé par Raoul Vanegeim que nous nous réunissons. 
 
Éditeur.ices, auteur.ices et lecteur.ices ensemble pour faire le point sur nos ambitions partagées. Plutôt que de proposer un X’ième moment de lectures ou une X’ième conférence, on vous propose de nous retrouver pour boire un verre : ce sera l’occasion de se revoir ou de se rencontrer et, avant que l’été ne porte totalement atteinte à notre intelligence, de vous faire part de la suite de nos projets, des livres à venir et des lieux à conspirer.  
 
Nous prendrons le temps de revenir sur l’histoire des éditions du Sapin, de la ZAD à la Sapinière et puis de discuter de la suite des mondes.  
Vous pourrez trouver à cette occasion notre catalogue complet, réédité, dont certains livres modifiés.  
Ecologie, alternatives et capitalisme : glissements de terrain.
Le jeudi 13 juin 2024
19h

Ecologie, alternatives et capitalisme : glissements de terrain.

Le jeudi 13 juin 2024
19h

Jeudi 13 juin à 19h, nous accueillons l’association d’éducation permanente Action et Recherche Culturelles pour une présentation de Ecologie, alternatives et capitalisme : glissements de terrain, dixième numéro de Permanences Critiques.

« La crise écologique sera sans doute le point de basculement du système-monde capitaliste. Mais, justement, vers quoi basculera-t-il ? Tout l’enjeu est là. S’il faut encore espérer autre chose qu’une catastrophe majeure, il est crucial d’œuvrer à construire des alternatives à cette économie fondamentalement écocide. Mais l’ébauche d’un monde post-capitaliste n’est pas chose aisée à tracer – d’autant que les logiques de récupération, de captation ou de neutralisation que l’ordre dominant déploie pour assurer sa perpétuation sont complexes, intriquées, et redoutablement efficaces.
Entre désirs consuméristes, glorification de la résilience, apories des luttes de petite échelle et effets pervers de sous-systèmes palliatifs, Permanences Critiques tente de fournir des éléments de réflexion critique pour tous·tes celleux – citoyen·nes, militant·es, associations, collectifs, etc. – qui œuvrent, à toutes échelles, à bâtir d’autres modèles que celui du capitalisme. »

Sommaire
Réalisme capitaliste et alternatives – Benoît Halet
Contre la résilience et son monde – Thierry Ribault
Au nom de quoi la lutte se forme ? – Igor Dejaiffe
ZAD partout, une stratégie révolutionnaire – Juliette Léonard et Miguel Schelck
Déchets textiles et économie circulaire : comment fermer la boucle ? – Mona Malak
Construire la « classe qui souffre le plus ». Réflexions sur le problème de l’altérité dans les luttes – Nicolas Marion

Avec les présences de :
Mona Malak, sociologue et chargée de recherches à l’ARC asbl. Elle s’intéresse notamment aux questions liées au travail, au militantisme et aux rapports de domination.
Nicolas Marion, philosophe, éditeur responsable de Permanences Critiques et coordinateur à l’ARC. Ses travaux portent principalement sur l’exercice des dominations capitalistes, y compris dans et par les structures et les individus qui entendent s’y opposer.
Benoît Halet, philosophe, enseignant et chargé de recherches à l’ARC. Il travaille notamment autour des questions liées à l’imaginaire et aux structures narratives en philosophie politique.
Juliette Léonard, sociologue et chargée de recherche dans le milieu associatif. Elle est militante féministe et antifasciste à la FGTB Bruxelles.
Miguel Schelck, animateur aux Jeunes FGTB Bruxelles et militant au groupe syndical antifasciste de la FGTB Bruxelles et dans la plateforme 21/03 « Lève-toi contre le racisme ».
Igor Dejaiffe, sociologue. Ses recherches portent sur l’analyse des mouvements sociaux et la sociologie du conflit.

L’ARC (Action et Recherche Culturelles) est une association qui oeuvre pour une société plus juste par le biais de la promotion et de la protection des droits culturels.
La revue de l’association, Permanences critiques, se propose de produire des savoirs critiques qui abordent les phénomènes sociaux dans leur complexité pour en cerner les structures profondes, assument leur ancrage dans les mouvements de transformation sociale pour y déployer des perspectives stratégiques et, surtout, explicitent les arguments qui les soutiennent pour permettre aux lecteur·rice·s de se positionner de manière autonome.

Vente thématique de philosophie
Le samedi 01 juin 2024
11h

Vente thématique de philosophie

Le samedi 01 juin 2024
11h

Bonjour,

Nous avons, au cours de l’année écoulée, régulièrement mis de côté des lots de livres de philosophie qui ne rentraient pas dans nos rayons par manque de place. Nous allons proposer à la vente l’ensemble de ces livres (près d’un millier) le samedi 1e juin de 11h à 19h et le dimanche 2 juin de 14h à 17h à la librairie Par Chemins, rue Berthelot 116 à Forest.

Parmi d’autres, nous proposons un certain nombre d’ouvrages de, ou sur, les auteurs et autrices suivantes:

Agamben, Aristote, Bachelard, Badiou, Baudrillard, Beaufret, Canguilhem, Cassirer, Cioran, Debord, Deleuze, Derrida, Descartes, Didi-Huberman, Foucault, Gilson, Hegel, Heidegger, Husserl, Hyppolite, Kant, Kierkegaard, Kojève, Koyré, Leibniz, Lévinas, Lyotard, Maldiney, Marin, Merleau-Ponty, Nancy, Nietzsche, Platon, Rancière, Rosset, Schelling, Schopenhaeur, Eric Weil, Simone Weil & Wittgenstein.

Vous pouvez consulter une liste partielle des titres proposés sur notre inventaire en ligne: 

https://www.librairie-par-chemins.be/inventaire/

(à noter que tous les livres poches ne sont pas repris dans cet inventaire.)

N’hésitez pas à transmettre ce mail à des connaissances potentiellement intéressées.

Bien cordialement

Les libraires

La zone critique : voyages en sols incertains.
Le jeudi 30 mai 2024
19h

La zone critique : voyages en sols incertains.

Le jeudi 30 mai 2024
19h

Jeudi 30 mai à 19h, nous avons le plaisir d’accueillir Matthieu Duperrex et Jérôme Gaillardet qui échangeront sur le concept de « zone critique ». Ils nous inviteront à imaginer ce que pourrait être les territoires dans leur épaisseur étonnante, inconnue, invisible, vitale… bref, critique. Comment les faire exister non pas comme de nouveaux espaces à conquérir ou à contrôler, mais en suscitant le désir et les capacités d’y ajuster nos modes de vie ? 

La notion de zone critique désigne une épaisseur de quelques kilomètres de l’environnement terrestre qui s’étend de l’atmosphère jusqu’aux roches géologiques non altérées. Au sein de cette zone, interagissent l’air, l’eau, les sols, les roches et les êtres vivants. Fragile et mince, cette zone est critique parce que les processus biogéochimiques qui s’y déroulent sont indispensables au maintien de l’habitabilité de la Terre, mais également parce que les impacts anthropiques qui s’y déroulent sont aujourd’hui aussi rapides qu’inquiétantes.
Proposée par la géologue spécialiste des sédiments Gail Ashley en 1988, la notion a été reprise récemment par le géochimiste Jérôme Gaillardet et par le philosophe Bruno Latour. A l’enseigne de l’Anthropocène, la « zone critique » inaugure de nouveaux dialogues entre sciences naturelles et sciences humaines, de nouveaux protocoles de surveillance, mêlant appareillages techniques et approches anthropologiques, qui se traduisent notamment en représentations nouvelles des sols et des territoires.

Matthieu Duperrex, philosophe, est l’auteur de Voyages en sol incertains. Enquêtes dans les deltas du Rhône et du Mississipi aux éditions Wildproject et de La rivière et le bulldozer aux éditions Premier Parallèle. Il enseigne à l’Ecole nationale supérieure d’Architecture de Marseille et assure la direction artistique du collectif Urbain, trop urbain. A la croisée de la littérature, des sciences humaines et des arts visuels, ses travaux procèdent d’enquêtes de terrain sur des milieux anthropisés – notamment les deltas de certains grands fleuves.

Jérôme Gaillardet, géochimiste, est l’auteur du récent ouvrage La Terre habitable ou l’épopée de la zone critique aux éditions La Découverte. Professeur à l’Institut de Physique du Globe,  il coordonne l’infrastructure de recherche nationale OZCAR (Observatoires de la zone critique : applications et recherche).

illustration : 2024.04.19 – Image capturée par le satellite OLI-2 de Landsat 9, montrant Djebel Ali, à environ 35 kilomètres au sud-ouest de Dubaï, au lendemain de pluies diluviennes. source :  NASA EARTH OBSERVATORY / AFP

Lancement THX : Par surprise
Le vendredi 24 mai 2024
19h

Lancement THX : Par surprise

Le vendredi 24 mai 2024
19h

Vendredi 24 mai à 19h, nous accueillons le lancement d’une fiction spéculative de THX : Par surprise,
dans le cadre de Eukairos 2054 rencontres des pratiques collectives et militantes de fictions spéculatives.

Et si la guerre ailleurs se préparait ostensiblement ici ?

Et si nous ne devions pas nous battre pour exister ?

La question technique, au cœur de nos sociétés, occulte en réalité un déni fondamental :

le complexe militaro-industriel en est l’invisible clé de voûte.

Et si nous étions confronté·es à la question des armes dans nos luttes ?

Et si l’empire de Chronos s’effondrait ?

Et si la fiction devenait un outil de lutte capable d’effrayer l’État ?

Nos écrits sont agissants : ils engagent des imaginaires et des capacités d’agir ici et maintenant.

Et si les militaires se retrouvaient à court de munitions ?

Et s’ils exprimaient une conscience de classe ?

Dans ces nouvelles on voit l’impuissance du désespoir solitaire et la puissance de l’action collective. Ce n’est qu’une ébauche.

Et si un type désemparé préférait emporter le monde dans son naufrage personnel et n’ajouter qu’au désastre ?

Et si prendre soin de nos corps échappait à l’autorité sanitaire ?

Et si un recueil de nouvelles pouvait participer à la démilitarisation du monde ?

THX est un projet d’écriture collective sur les enjeux des technologies transversales entre les connaissances et savoirs-faire du logiciel libre, les pensées de la technique et les enjeux des luttes en cours. D’abord interrogation des séparations entre science, technique, philosophie et les moyens de les mettre en tension, THX s’engage à présent dans la fiction spéculative — des imaginaires de lutte et de société démilitarisée.

Joyeuse entrée de François Liénard aux éditions CFC
Le jeudi 23 mai 2024
19h

Joyeuse entrée de François Liénard aux éditions CFC

Le jeudi 23 mai 2024
19h

Jeudi 23 mai, nous accueillons une présentation de Joyeuse entrée aux éditions CFC, l’auteur, François Liénard et Antonio Moyano dialogueront autour du livre en compagnie de Muriel Verhaegen pour CFC-Editions.

Un livre qui pourrait être un pamphlet, composé de soixante-sept poèmes en vers libres.

Élisabeth de Bavière, le Roi des Moules et Jésus font leur Joyeuse Entrée à Bruxelles, ils visitent Michel de Ghelderode, Bruegel L’Ancien et Odilon-Jean Périer, mangent une croquette au Roy d’Espagne, boivent des bières avec Chuck Berry à Forest National, accompagnent Camille Lemonnier dans la forêt de Soignes. Ils repêchent Icare tombé dans la Senne, déterrent une ferronerie de la Maison du Peuple de Victor Horta, décorent des fonctionnaires de la Caisse d’Épargne et du Tri postal de la gare du Midi.

Bruxelles est une cité administrative, un gras village, un trou de mémoire qui a enfoui son patrimoine en parkings et tunnels. Une ville qui, a force de faire la bête, a engendré peintres et poètes. Il n’y a pas si longtemps, elle était encore habitée de sphinges et d’anges.
Joyeuse Entrée, le poème qui donne son titre à l’ensemble du livre, salue le célèbre peintre belge James Ensor et son tableau L’Entrée du Christ à Bruxelles.

Présentation de « Pipeline » avec l’autrice, Rachel Cholz
Le lundi 13 mai 2024
19h

Présentation de « Pipeline » avec l’autrice, Rachel Cholz

Le lundi 13 mai 2024
19h

Bonjour,

Nous avons le plaisir d’accueillir une nouvelle fois, lundi 13 mai à 19h, Rachel Cholz jeune autrice bruxelloise, qui avait déjà publié No ou le pactole aux éditions La lettre volée, pour la sortie de son premier roman: Pipeline aux éditions du Seuil, que nous avons particulièrement apprécié.

« L’existence des êtres, la vie des phrases sont bitumées, encerclées par les vapeurs post-punk du « no future ». C’est dans le territoire mouvant du peuple des marges que Rachel M. Cholz campe Pipeline, son premier roman. Comme dans son premier récit, No ou le pactole paru à La Lettre volée, la fiction se penche sur les exclus, les broyés, les largués du système néolibéral, sur les tribus de la débrouille qui se livrent à mille et un trafics, tapinent, volent, dealent pour survivre. Comment écrire au cœur des mots qui sentent la folie du monde ? Princes des combines, des zones clandestines, la narratrice, « la timide », et son ami Alix écument la rue Heyvaert, les entrepôts près du canal de Bruxelles, louvoient dans des quartiers de Molenbeek, à la recherche de véhicules à siphonner. Le monde est en ruines mais il reste le gazole, l’élixir noir, pivot d’une économie parallèle depuis qu’Alix a découvert un pipeline qui relie une raffinerie à un entrepôt de stockage. Avec une liberté radicale, dans une langue serpentine, nerveuse, imprévisible, Rachel M. Cholz nous plonge dans un capitalisme à la dérive, impitoyable, paupérisant, braque ses projecteurs sur les êtres de l’ombre talonnés par les flics d’un côté, par les gangs mafieux de l’autre.

Avec brio, Rachel M. Cholz plonge à mains nues dans les veines profondes de l’écriture, dépeint l’excitation de passer dans les zones industrielles, de s’adonner au rituel très physique du pompage illégal du gazole. Virtuose des courts-circuits, elle passe des complices qui font le guet au canal qui « sourit comme s’il avait fait une bêtise », des filles qui tapinent à des réflexions explosées sur le cosmos, les corps traversés par la came dans des afters. » – V. Bergen dans Le Carnet et les Instants.

« La langue de Rachel M. Cholz suit les diagonales de ses personnages. Nerveuse, elle se décale, pivote parfois autour de la syntaxe, devient poème hoquetant, bouillonne comme le pétrole dans un tuyau trop étroit. Elle dit l’effervescence de l’énergie qui tourne en rond, ne sait comment sortir, sinon en un geyser. » – S. Omont dans En attendant Nadeau.

Arpentage de Reclaim – recueil de textes écoféministes.
Le mardi 30 avril 2024
9h30

Arpentage de Reclaim – recueil de textes écoféministes.

Le mardi 30 avril 2024
9h30
La collective Les Flower Rangers ont le plaisir de vous inviter à l’arpentage* du livre «RECLAIM – Recueil de textes écoféministes » de Emilie Hache, le mardi 30 avril, de 9h30 à 13h30.

Événement gratuit, sur inscription (places limitées) en suivant ce lien : https://forms.gle/paJLkA2S5ivtn7Vh6

« RECLAIM est un livre d’espoir, un livre sur la guérison de nos blessures et sur le fait de croire dans notre propre force, dans le courage de faire des choses ensemble, de changer et transformer la politique de tous les jours de manière non-violente. Ce livre parle de sororité écologique mondiale ! »
(Petra Kelly, avant-propos à Healing the Wounds : The Promise of Ecofeminism, 1989)
Cette anthologie permet de découvrir les textes des principales figures du mouvement écoféministe, parmi lesquelles Susan Griffin, Starhawk, Joanna Macy, Carolyn Merchant, `certains textes donnant l’impression qu’ils ont été écrits hier, aujourd’hui même, en réaction à la situation qui est la nôtre.

Qui sont les FLOWER RANGERS ? Une collective de joyeuses herboristes, toujours un bouquin dans une main et une binette dans l’autre. Elles plantent, cueillent, animent des groupes, et s’interrogent sur la portée politique de leurs gestes. Le tout en collants à paillettes biodégradables.

*Un ARPENTAGE est une méthode de lecture collective d’un ouvrage, issue de l’éducation populaire. Le principe est de lire un ouvrage au même moment, à plusieurs et en morceaux – chacun.e son morceau – puis d’en discuter ensemble pour en retirer un savoir critique et collectivement partagé.
GLOBAL 404 saison 02
Le vendredi 26 avril 2024
19h00

GLOBAL 404 saison 02

Le vendredi 26 avril 2024
19h00

Avant sa diffusion officielle sur les ondes, Par Chemins vous invite à venir écouter en avant-première les premiers épisodes de sa dernière production radiophonique:  GLOBAL 404 (saison 2) une série d’anticipation politique.

La soirée d’écoute aura lieu  en présence du réalisateur Pierre-Etienne Vilbert

Pour ceux qui ne connaissent pas la saison 1. Elle est accessible sur internet (https://podcast.ausha.co/global-404) et comptabilise à ce jour près de 19.000 écoutes.
Pour ceux qui ne connaissent pas encore l’histoire, il est question d’intelligence artificielle… mais aussi d’un monde où les jeux vidéos sont de plus en plus réalistes, où le contrôle et la surveillance sont insidieusement mis en place…
Il s’agit d’une dystopie, portée par une douzaine d’acteurs, qui sous ses traits de fiction d’anticipation nous invite à un vrai retour au réel.
La soirée débutera par une écoute collective puis se poursuivra par une discussion autour d’un verre.
Bienvenu.e.s!
Gouverner le peuple et soigner les corps, quatre épidémies dans l’empire chinois
Le lundi 22 avril 2024
19h

Gouverner le peuple et soigner les corps, quatre épidémies dans l’empire chinois

Le lundi 22 avril 2024
19h

Lundi 22 avril à 19h, nous accueillons une présentation de Gouverner le peuple et soigner les corps, quatre épidémies dans l’empire chinois par Françoise Lauwaert avec la complicité de Lia Wei.

Françoise analyse quatre crises suscitées par des épidémies dans l’Empire chinois et nous permet ainsi de mieux comprendre les articulations entre gouvernement des masses et soins des corps.
Ce travail historique et philologique sur la longue durée donne des éléments de réponse aux interrogations posées par la diffusion des dispositifs biopolitiques que sont le confinement et la distance sociale dans le cadre de l’épidémie de Sars-Cov2, qui a hanté nos existences collectives pendant plusieurs longues années. Le monde semblait alors s’être mis, sans transition, à l’école du Parti Communiste Chinois, trop heureux de démontrer la supériorité sociale d’un commandement étatique centralisé, avant d’abroger ses politiques Zéro-Covid devant les « soulèvements de feuilles blanches ».

Pourtant les traditions d’exclusion et d’enfermement face aux maladies appartiennent également et indubitablement à la généalogie du pouvoir d’Etat en « Occident », comme le signalait Michel Foucault dans Surveiller et Punir : « Pour faire fonctionner selon la pure théorie les droits et les lois, les juristes se mettaient imaginairement dans l’état de nature ; pour voir fonctionner les disciplines parfaites, les gouvernants rêvaient de l’état de peste. » A sa suite et avant l’irruption de la Covid-19, Giorgio Agamben a signalé l’avènement d’un nouvel espace métropolitain de l’Occident : « Il s’agit d’un schéma complexe, à l’intérieur duquel les dispositifs simples d’exclusion et de division (du type « lèpre ») complètent une articulation complexe des espaces et de leurs habitants (du type « peste »), afin de produire un gouvernement global des hommes et des choses. »

Avec Gouverner le peuple et soigner les corps, François Lauwaert nous permet de reconstituer l’avènement de ces dispositifs d’exclusion et de confinement dans un empire chinois compris comme segment singulier d’une histoire globale aux interactions continues.
La première épidémie analysée fit rage sous les Song au 12e siècle, elle contribua à consolider et diffuser le savoir médical sur les épidémies. Phénomène naturel provoqué par des souffles toxiques, ou punition divine, l’inévitable épidémie dépassait le cadre d’action du praticien de la médecine traditionnelle chinoise et l’obligeait à imaginer, avec le corps lettré impérial, de nouvelles dispositions visant à gouverner le peuple au nom du soin collectif. La « crise de la variole », survenue au 17e siècle, fut combattue par la dynastie conquérante mandchoue, avec les premières techniques efficaces : une quarantaine des vaincus et la variolisation, technique chinoise nouvelle qui précède la vaccination.
Enfin, les deux vagues de peste survenues au tournant du 20e siècle, sont l’occasion de replacer ces épidémies dans le contexte politique et scientifique de la modernité coloniale, appliquée à un empire « malade ». Les zones côtières du sud de la Chine, soumises au régime colonial des concessions, et la Mandchourie convoitée par les empires russes et japonais voisins, apparaissent comme des laboratoires planétaires où s’élabore le triomphe de la biomédecine contemporaine et ses modes d’interprétation et d’intervention sur les peuples et les corps. La logique épidémique de la modernité hygiénique peut dès lors imposer des atteintes à la vie matérielle et spirituelle des sujets-citoyens, justifiées par la sécurité collective et les enjeux économiques et stratégiques.

Anthropologue et historienne, sinologue, Françoise Lauwaert a enseigné la langue et la culture chinoises à l’Université libre de Bruxelles et à l’ISTI (Institut supérieur de Traducteurs et Interprètes).
Historienne de l’art et calligraphe, sinologue, Lia Wei enseigne la langue et la culture chinoise à l’INALCO (Institut National des Langues et Civilisations Orientales).

Les plantes du chaos. Et si les pestes végétales étaient des alliées ?
Le samedi 20 avril 2024
19h30

Les plantes du chaos. Et si les pestes végétales étaient des alliées ?

Le samedi 20 avril 2024
19h30

Samedi 20 avril à partir de 19h30, nous accueillons une présentation de Les plantes du chaos. Et si les pestes végétales étaient des alliées ?

Thierry Thévenin, paysan herboriste, participe au syndicat SIMPLES qui rassemble depuis quarante ans des producteurs-cueilleurs de plantes médicinales aromatiques, alimentaires, cosmétiques et tinctoriales.
Il présentera Les plantes du chaos. Et si les pestes végétales étaient des alliées ? Importées d’Asie, d’Amérique ou d’Afrique, les néophytes – jussie, ailante, ambroisie, arbre aux papillons, renouée du Japon ou encore armoise – ont prospéré avec une vitalité stupéfiante dans nos milieux ravagés par l’urbanisation et artificialisés par tous les aménagements agricoles et industriels. Le livre propose de modifier le regard que nous portons sur elles, à voir leur beauté et, pourquoi pas, à en faire nos alliées, dans une nouvelle relation au chaos dont elles témoignent.

Poésie en scène : un duo poétique suivi de Sillages
Le vendredi 19 avril 2024
20h30

Poésie en scène : un duo poétique suivi de Sillages

Le vendredi 19 avril 2024
20h30

Ouverture de la librairie – 19h30

20h30 / première partie :
Duo poétique – Robin Bonenfant & Camille Coomans

Robin Bonenfant est une poétesse, slameuse et comédienne bruxelloise. C’est dans le cadre de sa préparation pour un rôle que Robin fait un stage de slam. Elle a ainsi petit à petit intégré divers micro-ouverts mais aussi quelques scènes à l’étranger (Canada, Bénin, Togo, France). Depuis sa sélection pour la finale des Prix Parole Urbaine, Robin écume les tournois et les scènes slam toujours à la recherche d’une phrase bien trouvée ou de nouvelles rencontres. Dernièrement, elle a notamment remporté le titre de championne de Belgique, foulé la scène des Bozars de Bruxelles, et participera au Grand Poetry Slam de Paris.

Camille Coomans est une poétesse-slameuse bruxelloise. On dit de son style qu’il est rythmé et clinique, aussi délicat qu’acéré, aussi urgent que poétique : une lame de scalpel dans un écrin de soie, la caresse et la morsure à la fois. Camille partage pour la première fois sa poésie sur une scène ouverte L-Slam en 2022. Depuis, elle arpente les micros ouverts en Belgique et en France et porte haut les couleurs du slam, notamment lors de concours comme Slam fait une belle Jambe ou les Prix Parole Urbaine 2023, où elle termine finaliste. En 2024, elle interprète ses textes pour les collectifs L-Slam, Poëtik Babeleir et Slameke, donne des ateliers d’écriture, compose des paroles pour une artiste-chanteuse et co-organise des évènements slam à la Fleur en Papier Doré. Son premier recueil paraîtra aux éditions MaelstrÖm en mai 2024.

Ensemble, elles nous proposeront un voyage poétique à deux voix.

Durée : 45 minutes

21h30 / deuxième partie :
SILLAGES – Phosphore & Gab

Voyageur immobile, un passant cherche son lieu, hanté par la guerre et la disparition.
Dans les rues d’une grande ville, il soliloque et se souvient ; invoque l’Algérie, les empreintes de l’exil, des sillages sur la mer.

Spectacle poétique et musical, à la croisée du théâtre et du  spoken-word, Sillages associe la voix de Phosphore et la trompette de Gabriel Long, influencée par le jazz et la musique improvisée. Le bugle, le looper ainsi que des samples étoffent la texture sonore.

Poèmes : Phosphore (et trois poèmes de Mahmoud Darwich, Salima Aït Mohamed et Antonio Machado).

Durée : 45 minutes

Deleuze et Guattari – Avec Igor Krtolica et Julie Van der Wielen
Le jeudi 18 avril 2024
19h

Deleuze et Guattari – Avec Igor Krtolica et Julie Van der Wielen

Le jeudi 18 avril 2024
19h

Le jeudi 18 avril à 19 h, nous vous invitons à passer une fin d’après-midi en compagnie d’Igor Krtolica et de Julie Van der Wielen. Ce moment sera autant introductif qu’une occasion de faire le point sur certains usages contemporains de Deleuze et Guattari.

Les pronostics les plus sombres de leur philosophie politique semblent gagner chaque jour en actualité : sur les nouvelles formes de micro-fascisme, de guerres totales, de fragmentation des formes de vie, de destruction des milieux et de terreur globale sous couvert de paix. Qu’en est-il de la perspective d’une révolution minoritaire ? Comment penser une stratégie politique capable d’autres devenirs que le devenir-État ou, aujourd’hui, le devenir start-up ? Comment faire en sorte de rester ou de devenir-minoritaires plutôt que produire de nouvelles morales, de nouvelles identités et de nouvelles hiérarchies, autant à l’échelle globale que des groupes ? Est-ce que ces questions sont encore les nôtres, quel événement nous sert de matrice politique ? En bref, comme Deleuze s’est demandé, à travers les spéculations de Spinoza : que peut un corps ? Nous nous demanderons encore : que peuvent Deleuze et Guattari?

Igor Krtolica (maître de conférence en philosophie à l’Université de Picardie Jules-Verne) vient de publier aux éditions Amsterdam Gilles Deleuze et Félix Gattari. Une philosophie des devenirs révolutionnaires.

Julie Van der Wielen (chercheuse en philosophie à la Vrije Universiteit Brussel) a publié l’année passée les résultats de ses recherches de thèse sous le titre Empirisme transcendantal et subjectivité. La notion de sujet dans les monographies de Deleuze sur Hume, Kant, Nietzsche et Bergson, aux éditions Hermann. Elle travaille actuellement sur les institutions chez Guattari.

Failles et fuites – Sourcellerie précapitaliste et radiesthésie moderne (Chloé Pretesacque) aux *éditionsMagiCité
Le samedi 13 avril 2024
19h

Failles et fuites – Sourcellerie précapitaliste et radiesthésie moderne (Chloé Pretesacque) aux *éditionsMagiCité

Le samedi 13 avril 2024
19h

Samedi 13 avril à 19h, nous accueillons Chloé Pretesacque et les *éditionsMagiCité pour une présentation de Failles et fuites – sourcellerie précapitaliste et radiesthésie moderne.

La sourcellerie est un mode de connaissance situé et empirique qui permet de rechercher des sources d’eaux, à partir d’une attention sensuelle portée à l’élément eau (des corps, des terres, des vents), par le biais d’une baguette ou de mains tendues dans une prière renversée vers les puissances souterraines. Elle a été discréditée avec l’ensemble des modes de connaissances qui ne répondaient pas à l’épreuve de la science universelle et moderne, positiviste et capitaliste, avant d’être théorisée comme radiesthésie par des militaires et des ecclésiastiques au début du vingtième siècle. L’histoire de la sourcellerie nous montre des manières d’habiter et de construire des savoirs avec les forces terrestres dans une perspective féministe et en contact avec les eaux et leurs univers, sourcières et sorcières partagent une étymologie latine commune : l’Oracle. Convoquant le sensuel et le rituel, Chloé Pretesacque réactive la puissance créative, les liens entre eaux et humains, introduisant un rapport érotique au sujet, transformant cette relation en source d’émancipation radicale. Son opuscule est suivi d’une pièce d’archive, Théorie et pratique de la radiesthésie par Guy Alexandre (1990).

Chercheuse en science politique et en philosophie, spécialisée en études de genre et en art, Chloé s’intéresse aux arts de la résistance pratiqués par des formes de vies habitant les ruines du capitalisme. Tantôt invasives, tantôt éteintes, ces espèces troublent les catégories des sciences modernes et nourrissent la notion polymorphe de « contre- nature ». Ainsi les champignons, les méduses ou les escargots sont pour elle des êtres et des figures – en somme, des guides – pour fonder des stratégies d’émancipation.

Les *éditionsMagiCité pistent des textes et des documents risqués, explorent la transdisciplinarité des sciences — sociales ou naturelles, toujours sans majuscules — et ouvrent celles-ci à des relations hybrides, parfois inavouables. Chaque livre se compose de deux parties : un essai, politisé et radical, qui dialogue avec un document visuel rare ou inédit proposé par l’auteur·ice ou les éditeur·rices. Cette friction révèle une complexité plus qu’elle ne propose des solutions ou une quelconque morale.

Ecoute « Te rendre ta peau »
Le jeudi 11 avril 2024
19h30

Ecoute « Te rendre ta peau »

Le jeudi 11 avril 2024
19h30

Nous avons le grand plaisir de vous inviter jeudi 11 avril 2024 à 19h30 à l’écoute de notre dernière production radio : le documentaire sonore Te rendre ta peau. L’écoute sera suivie d’une discussion autour d’un verre avec la réalisatrice Lola Furet.

Avertissement: Ce documentaire rapporte des situations de violences sexuelles.

Synopsis :

« Il y a des choses qui sont importantes à dire parce qu’il n’y a pas souvent les espaces pour les exprimer. J’ai peut-être pas pu les exprimer aussi au moment où j’aurais dû les exprimer.»

Des mémoires silencieuses, peu évoquées, à fleur de peau. J’entends que nommer la violence patriarcale n’est pas si simple. Le passé interroge le présent et se rappelle à nous. A ma mère. A mes ami·e·s.

On entend aussi Michèle, Anne et Irène qui travaillent à empêcher cette violence, sa répétition. On entend des oiseaux, un poème, des évocations de dessins et de gravures, du violon. Au travers de souvenirs partagés et de rencontres, je me demande si la parole peut délivrer et comment. Qu’est que ça ouvre de parler ?

Durée : 56 min.

Réalisatrice : Lola Furet / Accompagnement à l’écriture et à la réalisation : Paola Stévenne / Montage : Maika Larrue et Paola Stévenne / Mixage : Audrey Ginestet / Graphisme : Pauline Gillet / Production : Par chemins et ruines

Avec le soutien de l’ACSR, l’Atelier Graphoui et le FACR de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

Trois films courts en found footage — autour du 11 septembre 2001
Le jeudi 28 mars 2024
20h

Trois films courts en found footage — autour du 11 septembre 2001

Le jeudi 28 mars 2024
20h

L’Atelier des Jeunes Cinéastes (AJC) et la librairie vous invitent à une projection de trois films courts, en found footage, à partir d’images produites avant et après l’attentat du 11 septembre 2001.

Sans jamais montrer la catastrophe, ces films interrogent la mystification du World Trade Center et ses ruines, à travers trois types de matériaux : cinématographique, médiatique et amateur.

La séance sera suive d’un échange avec le réalisateur de See Forever Paul-Emile Baudour et la co-autrice Camille Vercruysse.

Misty Picture / found footage / 2021 / 16′ / DCP couleur stereo / Allemagne / Christophe Girardet et Matthias Müller

Il y a 20 ans, les tours du World Trade Center s’effondraient. Avant que ces images ne tournent en boucle, les tours jumelles avaient été maintes fois mises en scène comme un lieu hautement symbolique, fantasme d’une hypothétique destruction ou simple décor spectaculaire. Dans Misty Picture, ces motifs fictionnels s’enchaînent les uns aux autres : symphonie urbaine, film catastrophe et thérapie du trauma ne font qu’un. Le film questionne le culte des tours jumelles dans l’industrie cinématographique. A-t-il contribué à sa chute dans le monde réel ?


It’s Too Quiet
/ found footage / 2012 / 5′ / Couleur / US / O C O

La fashion week vient tout juste de démarrer à New York. George W. Bush sort faire un jogging tôt le matin en Floride. L’Irak a abattu un drone. Le temps est estival. Jusque 8h46, aux Etats-Unis, la matinée du 11 septembre 2001 était tout à fait ordinaire.


See Forever / found footage / 2022 / 22′ / DCP couleur video / Belgique / Paul-Emile Baudour et Camille Vercruysse

Jusqu’au 9/11, de nombreux touristes montaient au 107 étage des tours du World Trade Center pour filmer la vue de New York. Aujourd’hui, grâce au One World Trade Center, il est de nouveau possible de monter et de filmer cette vue. See Forever – nom de la nouvelle plateforme d’observation créée en 2015 – questionne l’évolution de notre rapport aux images, et nous invite à plusieurs pistes de réflexion : Pouvons-nous tout recommencer, tout reconstruire ? Même une vue, une image de New York ? Est-il possible de « voir pour toujours » ?

Bienvenu·es !

Le Poulet, une pièce comique
Le mercredi 27 mars 2024
19h30

Le Poulet, une pièce comique

Le mercredi 27 mars 2024
19h30

Mercredi 27 mars à 19h30, une performance se déroulera à la librairie : Le Poulet.

Le Poulet-cop est une pièce hybride entre théâtre, humour et rap. On prétend y disséquer un poulet pour tenter de répondre à la question :

« Que faire d’un poulet lorsqu’il présente une forte propension à l’agressivité envers ses congénères ? »

Venez assister le professeur immérité Hassâne Bal dans ce gigantesque tour de dissection. Dépêché spécialement par l’université libre et non faussée de Montpeul Vaul Palèry, et plus particulièrement du DADPIP, le Département d’Auto-Défence Prolétaire Intellectuel et Physique, Hassâne Bal est prof de lettres.

Très vite le cours se change en tour de magie. Hassâne Bal tentera par tous les moyens de faire disparaître son POULET, comme pour tenter de faire disparaître un présent trop brutal.

Pour distraire son auditoire, le professeur Hassâne Bal, s’exprime sur des diapositives sonores à base d’instrumentales hip-hop, issues de son laboratoire ou de celui de son confrère Doc Had. L’exploration d’un intérieur de poulet associé à ce boom bap bien lourds, rythment le concert vers un envoûtement quasi sorcier.

Abordant tour à tour des sujets tel que l’industrie agro-alimentaire, les violences d’état, les violences sexistes, la colonisation, la pollution… ce poulet tout fait de lettres disparaît peu à peu sous nos yeux.

Ses outils ? Essentiellement sa langue rapée, l’homophonie, les jeux de mots et un certain sens de l’humour.

Ce spectacle solo requiert une écoute importante !

Attention, nombreu.ses sont les spectateurisses qui voient un parallèle avec les forces de l’ordre, pourtant toute ressemblance avec des personnages existants serait purement fortuite. Et notons le, aucun mal n’est fait à aucun animal.

Spectacle au chapeau, prenez du cash !

Mawda vs Medusa, autopsie d’un crime d’État
Le mardi 26 mars 2024
19h

Mawda vs Medusa, autopsie d’un crime d’État

Le mardi 26 mars 2024
19h

Dialogue autour de l’affaire Mawda : faire le deuil, créer l’élan solidaire ?

« Persée se couvrait d’un nuage pour poursuivre les monstres ; nous, pour pouvoir nier l’existence des monstruosités, nous nous plongeons dans le nuage tout entiers, jusqu’aux yeux et aux oreilles. » Karl Marx, Le Capital

Mardi 26 mars à 19h, nous aurons le plaisir d’accueillir Sophie Klimis, auteure du livre « Mawda v. Medusa. Donner un visage à la criminalisation des migrants en Europe » et Manu Scordia, auteur de la bande dessinée « Mawda, autopsie d’un crime d’État ».

À travers un récit attentif et minutieux du meurtre de la petite Mawda Shawri, tuée par un tir policier dans le cadre d’une opération « Medusa » le 17 mai 2018, du procès qui a suivi, et des nombreuses actions et manifestations de soutien, les deux auteur.e.s nous proposent leurs regards croisés sur le déroulement, les causes et les suites de ce crime d’État.

Dans son essai, Sophie Klimis nous propose de réfléchir cette affaire en déconstruisant les discours – médiatiques, politiques, policiers, judiciaires, littéraires – qui l’ont entourée, et en mettant au jour la violence du système qui a rendu possible le meurtre de Mawda et suscité la sidération pour empêcher de le penser. Elle nous propose aussi de parier sur la puissance de « l’Élan-Mawda » : la multiplicité des initiatives citoyennes, aussi bien collectives qu’individuelles, qui ont travaillé à ce que « le sens de ce qui est advenu demeure vivant » (Arendt) et nous donne l’espoir d’une transformation tant des mentalités que des institutions.

Sur la base de plusieurs sources et témoignages, la bande dessinée de Manu Scordia retrace les événements qui ont mené à la mort de la petite fille, la manière dont les policiers ont tenté de maquiller le crime, et dont le parquet de Mons a couvert leurs mensonges et blanchi les coupables. Elle revient aussi sur le cadre des « opérations Médusa » qui visent à traquer les migrants et migrantes, et dans le cadre desquelles les policiers ont carte blanche pour arrêter un maximum de personnes. Impunité policière et chasse aux migrant.e.s, deux facettes du racisme d’État qui, cinq ans plus tard, n’a fait que gagner du terrain et est toujours plus meurtrier.

Pour prolonger la discussion et l’élan solidaire et citoyen, nous aurons le plaisir d’accueillir un.e représentant.e de la Voix des Sans Papiers (VSP) qui nous présentera la campagne Y en a marre (YEAM) . Elle vise à mettre en lien chaque membre de la Voix des Sans Papiers de Bruxelles, avec une personne soutien qui l’accompagne dans ses démarches juridiques et administratives, ainsi que dans sa trajectoire personnelle, vers de meilleures conditions de vie.

La rencontre sera animée par Sami El Hage, ancien libraire à Tropismes.

Sophie Klimis est philosophe et enseigne à l’université UCLouvain, Saint-Louis-Bruxelles. Ses recherches se situent au croisement de la philosophie politique, de la philosophie ancienne et de l’esthétique.

Manu Scordia est auteur de bande dessinée et militant antiraciste. Il se sert du dessin comme d’un outil politique pour aborder les sujets liés au racisme d’État.

Si l’immensité était contée.
Le dimanche 17 mars 2024
17h

Si l’immensité était contée.

Le dimanche 17 mars 2024
17h

A l’occasion de l’Immense Festival, nous accueillons dimanche 17 mars entre 17h et 19h, Catherine Pierloz et Lucile Lux (sous réserve), autrice et illustratrice.

Si l’immensité était contée.

Saviez-vous que la pauvreté n’est pas une fatalité ?
Saviez-vous que l’immensité a été inventée dans une clairière ensorcelée et ramenée à tire-d’ailes dans nos villes inhospitalières par deux parents qui recherchaient désespérément leurs enfants ?
C’est un conte.
C’est donc une histoire vraie.

Le livre est destiné aux adultes et aux enfants à partir de 10 ans.
Il sort aux éditions Maelström et est vendu au prix de 13 €.

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L’Immense Festival : 85 événements culturels pendant tout le mois de mars touchant de près ou de loin l’immensité (= la survie sans authentique chez-soi), impliquant d’une manière ou d’une autre des immenses (= les personnes en non-logement ou en mal-logement) et sur le territoire de la Région bruxelloise.

Deux films réalisés par le Syndicat des immenses (à l’initiative du festival) résument le cœur politico-théorique du festival : À bas les 4 piliers du sans-chez-soirisme persistant ! (2’ 23’’) et Udéskif toute ! (7’ 18’’).

Pour aller plus loin : l’article Dix-sept mots pour en finir avec le sans-chez-soirisme, et sa version courte Le sans-chez-soirisme n’est pas une fatalité, la vidéo Le sans-chez-soirisme en 33 minutes, constituent le cœur théorique de L’immense festival.

L’immense festival veut permettre au grand public bruxellois de se saisir, en connaissance de cause, de la question suivante : décidons-nous, collectivement, d’en finir également avec le sans-chez-soirisme qui brise des milliers de vie, puisque, la Finlande le prouve, c’est possible et, en plus, économiquement rentable ?
    •    Le sans-chez-soirisme n’est pas une fatalité, mais un choix politique, et un autre choix est possible
    •    Brusselaars moeten weten dat er een vraag rijst over dak- en thuisloosheid
    •    The war against homelessness is too serious to leave “experts” in peace

Présentation et discussion autour du livre « Du fric ou on vous tue! »
Le jeudi 08 février 2024
18h30

Présentation et discussion autour du livre « Du fric ou on vous tue! »

Le jeudi 08 février 2024
18h30

Bonjour!

Nous avons le plaisir de vous inviter, jeudi 8 février à 18h30, à une discussion autour du livre « Du fric ou on vous tue! », écrit par Alessi Dell’Umbria et publié aux éditions des Mondes à faire.

« Du fric ou on vous tue ! : j’ignore qui avait pu écrire ça sur un mur, au début des années 1980, à Marseille, mais j’avais bien aimé cette menace de braqueur qui résonnait là comme une injonction plus générale à ceux qui tiennent les cordons de la Bourse. »

Une association de hors-la-loi révolutionnaires, ainsi pourrait-on qualifier le groupe Os Cangaceiros, qui prit ce nom en hommage aux bandits du Nordeste brésilien. Ce livre raconte l’histoire de cette bande de jeunes qui, refusant d’aller travailler, s’était orga­nisée pour arnaquer les banques et prêter main-forte aux luttes qui secouaient alors les prisons, les usines et les banlieues.

Ce récit de première main peut être lu comme une contre-histoire de la dé­cen­­­nie 1980, durant laquelle se mit en place le régime de gouvernance que nous subissons depuis.

Sale flic. Enquête dans les coulisses de la police belge
Le jeudi 18 janvier 2024
19h

Sale flic. Enquête dans les coulisses de la police belge

Le jeudi 18 janvier 2024
19h

Jeudi 18 janvier la Librairie par chemins et le Front de Mères Belgique vous invitent à la présentation du livre « Sale flic. Enquête dans les coulisses de la police belge ».

Le livre est le résultat d’une enquête qui a duré 5 ans, menée au sein de la police belge par les journalistes Philippe Engels et Thomas Haulotte. Il nous décrit la violence et le racisme ordinaires, les faux PV, les zones d’ombre autour des décès en cellule, le harcèlement et l’impunité, ou encore le sort de celles et ceux qui veulent briser le silence et se retrouvent dans un « couloir des déportés ».

Ce travail documentaire, accablant, résonne avec les nombreuses affaires judiciaires de violences ou de décès aux mains de la police qui ont eu lieu ces dernières années. Certaines ont été médiatisées, à l’instar de la mort de Sourour à Bruxelles il y a tout juste un an, d’autres sont restées dans l’ombre, comme le décès d’Imad en mars 2023 à Seneffe. Dans d’autres cas, comme suite à la mort d’Adil, le pouvoir politique a été interpellé, mais a montré autant ses limites que son absence de volonté à penser ces cas à partir d’une situation structurelle, pourtant régulièrement dénoncée par les familles de victimes. Récemment, un épisode du magazine Investigation de la RTBF, intitulé « Racisme à la police, l’impunité en question », s’intéresse à la culture de l’impunité en interpellant la manière dont la hiérarchie de la police réagit face aux comportements violents et aux accusations de racisme envers des policiers.

Pour lier la question du fonctionnement de la police et des violences policières à celle des violences judiciaires, qui assurent et prolongent l’impunité dans ce type de dossiers, nous accueillerons Joke Callewaert, avocate au cabinet Progress Lawyers Network, qui défend notamment les familles de Ouassim et Sabrina. Nous aurons également le plaisir d’accueillir Naïma Ben Ali du Front de Mères Belgique qui partagera son expérience et ses réflexions en tant que mère de jeunes racisés confrontés à la police.

Ravages, nouvelle édition.
Le mardi 09 janvier 2024
19h

Ravages, nouvelle édition.

Le mardi 09 janvier 2024
19h

Mardi 9 janvier à 19h, nous accueillons Alexandre Antolin pour une présentation de l’édition augmentée de Ravages de Violette Leduc, un texte publié en 1955 dans une version censurée, notamment car l’autrice y témoignait d’un viol, d’un avortement, mais aussi de ses amours saphiques.

À l’occasion de l’anniversaire de Simone de Beauvoir, la grande protectrice de Leduc, Alexandre Antolin présentera ce « roman de formation et d’émancipation », véritable clé de voûte de l’œuvre leducien et désormais classique de la littérature lesbienne.

Docteur en lettres modernes et histoire du genre, Alexandre Antolin a contribué à l’ouvrage de référence Écrire à l’encre violette : littératures lesbiennes en France de 1900 à nos jours, édité en 2022 par Le Cavalier bleu. En 2023, il a publié sa thèse aux Presse Universitaires de Lyon sous le titre Une censure éditoriale : Ravages de Violette Leduc. La même année, il a participé à l’établissement du texte et des notes de l’édition augmentée du texte de Ravages, sorti en octobre dernier dans la collection « L’imaginaire » (hors-série) des éditons Gallimard.

« Nous avons effleuré et survolé nos épaules avec les doigts fauves de l’automne, nous avons lancé à grands traits la lumière dans les nids, nous avons éventé les caresses, nous avons créé des motifs avec de la brise marine, nous avons enveloppé de zéphyrs nos jambes, nous avons eu des rumeurs de taffetas au creux des mains. Que l’entrée était facile. Notre chair nous aimait, notre odeur giclait. Notre levain, nos bulles, notre pain. Le va-et-vient n’était pas servitude mais va-et-vient de béatitude. Je me perdais dans le doigt d’Isabelle comme elle se perdait dans le mien. Qu’il a rêvé notre doigt consciencieux… Quels mariages de mouvements. Des nuages nous aidèrent. Nous étions ruisselantes de lumière. »

Noir de Elias Soma aux éditions Harpo&
Le vendredi 08 décembre 2023
19h

Noir de Elias Soma aux éditions Harpo&

Le vendredi 08 décembre 2023
19h

Vendredi 8 décembre à 19h, nous accueillons Elias Soma, un poète francophone né à Montevideo, habitant à Paris actuellement. Il présentera Noir son deuxième recueil de poésie publié en France. Précédemment, il a publié Après La fin du monde aux éditions Hourra.

Noir est un poème qui montre une histoire, celle de la civilisation, déclinée par les vies qui traversent l’inconnu d’un abandon sans précédent.

Extrait I
Cette fille m’envoyait des lettres pour toucher mes mains. Sûrement claustrophobe, clochard assermenté, je vais sacrer ses feuilles. Je te confonds à son manteau, je mélange tes cheveux et son écharpe. La boîte à lettres recueille les polygraphes. Elle veut dormir cette fille. Je peins mon visage, je trouve un jeu de société, je sais qu’elle m’aime bien. Entre-temps j’ai changé mon nom. J’ai vécu une vie grossière en ton absence, je vais lui dire ça, et encore plus. J’ai égorgé Humbaba dans la forêt, j’ai mis sa voix dans ma bouche. Ecoute.

Pour une architecture des communs
Le mardi 05 décembre 2023
19h

Pour une architecture des communs

Le mardi 05 décembre 2023
19h

Mardi 5 décembre à 19h, nous accueillons une présentation de Pour une architecture des communs, autoconstruction et espaces collectifs, écrit par la Facto, association d’architecture participative, sociale et écologique. Les autrices proposent un retour d’expériences d’auto-construction collective* accompagnées par des professionnel.les, architectes et artisans.

Les communs sont ces espaces qui contreviennent à la division moderne entre sphère privée, publique et professionnelle; des ressources dont la propriété et la gestion sont collectives, dont les règles d’usage et d’accès sont établies par la communauté usagère. Ces expériences, nécessairement situées, permettent notamment aux participant.es de se ré-approprier un espace-temps de la subsistance : “s’opère ainsi une politisation du moindre geste”  énonce Geneviève Pruvost dans la préface.

En effet, la constitution de ces nouveaux communs implique de définir des modalités collectives de fonctionnement et  simultanément de mettre en oeuvre des pratiques de construction basées sur des (contre)matérialités, sociales et écologiques : occupation de parcelles délaissées, récupération de ressources, mise en oeuvre de matériaux localement disponibles à forte intensité en main d’oeuvre,…
Ces tentatives de pérennisation d’usages et de formes de vie permettent de se ressaisir de la question foncière, essentielle à la subsistance. Elles comprennent une dimension économique – l’autoconstruction est une condition de la viabilité des projets -, politique – la place centrale des usagers passent par l’horizontalité des processus de décisions – et juridique – certaines formes qui impliquent associations, sociétés coopératives et fonds de dotation foncière, permettant de jouer avec les cadres propriétaires, réglementaires et assurantiels.

Pour une architecture des communs est inspirée par certaines pratiques, qui restent cependant marginales dans le métier d’architecte : chantiers associatifs et participatifs, permanences architecturales qui impliquent les habitants dans la définition de la commande publique, production de contre-projets face à certains aménagements.
L’ouvrage met en évidence certains aspects moins abordés : l’art de construire et la transmission des savoirs à l’épreuve des chantiers participatifs; la préférence à une certaine déprise d’oeuvre (une expertise non dépossédante) plutôt qu’à la figure de l’architecte vernaculaire; l’importance de la valeur temps et de la valeur sociale dans une économie contributive non-marchande ; mais aussi l’intérêt des promoteurs à favoriser l’occupation temporaire conventionnée; les alliances avec des municipalités, en contexte rural, qui peuvent reconnaître des droits d’usages et favoriser certaines installations ; les conditions d’auto-construction et d’auto-rénovation d’équipements recevant du public,…

Avec cette réflexion sur les dimensions politiques et culturelles des techniques constructives, l’art d’habiter apparaît comme un processus convivial à cultiver.

* Les entretiens rendent compte d’une série d’expériences de constitution de communs, en contexte urbain et rural, en France :
– l’association Récolte Urbaine qui compte un jardin, une cuisine et des marchés solidaires à Montreuil,
– la base de vie mobile de l’association la Facto également à Montreuil dans le quartier des Murs à Pêches,
– la Bergerie des Malassis en Seine-Saint-Denis qui s’est constitué sur une friche, sans autorisation, comme abri pour des chèvres et salle de concert, à proximité d’une école dans un quartier populaire, Bagnolet.
Rural Combo dans un ancien collège dans le Puy-de-Dôme, concédé par une muncipalité,
– la construction de la Bricole, atelier de bricolage partagé au sein d’un centre d’hébergement de l’association Aurore à Paris.
– le déménagement de l’espace autogéré des Tanneries à Dijon vers un lieu concédé par la municipalité, avec l’aménagement d’une salle de concert et de logements,
– le Moulinage de Chirols en Ardèche, avec des logements et des locaux d’activités,
– l’alliance entre une association et une société coopérative sur le plateau de Millevaches, pour mettre en place un café associatif, deux logements et des ateliers.
– d’autres expériences sont évoquées : l’école de charpente des Renardes, la bâtifestation au Quartier Libre des Lentillères à Dijon, la levée de charpente de l’école des Tritons à la ZAD de Notre Dame des Landes, les chantiers ouverts et les permanences architecturales pratiquées notamment par l’agence Construire et l’agence la preuve par 7.

Présentation de « Atelier panique » d’Antoine Jobard
Le samedi 11 novembre 2023
19h

Présentation de « Atelier panique » d’Antoine Jobard

Le samedi 11 novembre 2023
19h

Bonjour,

Nous avons le plaisir de vous inviter le samedi 11 novembre à 19h à une rencontre avec nos amis des éditions du Sabot pour la sortie du livre d’Antoine Jobard, Atelier Panique.

Après une nuit agitée, un jeune saboteur s’éveille dans un jardin public. Au marché aux puces, il déniche un étrange portrait et se lie bientôt d’amitié avec son auteur vieillissant.
S’écroulant sur sept jours et sept chapitres, atelier panique impose le rythme d’une genèse à rebours : celle du peintre ayant décidé d’en finir au bout d’une semaine. Tandis que le monde et ses insurrections se diluent autour des deux personnages, le récit se resserre dans leur confrontation.

Quelques extraits du livre sont également disponibles ici.

D’abord revue littéraire entreposée dans les toilettes de nombreux lecteurs, Le Sabot est, depuis 2021, un collectif qui édite de jeunes auteurs et autrices. Déjà passés en nos murs pour la présentation de certains de leurs ouvrages précédents (Aller au fond, l’été de Esther, et plein soleil de Natol Bisq), plusieurs membres du collectif Le Sabot seront présents pour présenter le livre et nous partager quelques lectures.

A bientôt,

Les libraires

 

Projet Evasions. Comment la police interroge et comment s’en défendre.
Le jeudi 26 octobre 2023
19h

Projet Evasions. Comment la police interroge et comment s’en défendre.

Le jeudi 26 octobre 2023
19h

Jeudi 26 octobre à 19h, nous accueillons le collectif Projet Evasions pour une présentation du livre Comment la police interroge et comment s’en défendre.

« Rappelons le contexte dans lequel tu es placé·e lorsque tu vis une situation d’interrogatoire: Tu ne possèdes que des informations lacunaires sur l’enquête qui te concerne et sur les éléments que la police détient. Tu vis un moment inhabituel et stressant. Tu es dans l’incertitude de ce qui va t’arriver. Si tu es mis·e en détention, tu subis toute une série de pressions supplémentaires dues à tes conditions d’emprisonnement et à la privation de liberté. En face de toi, tu as des personnes entraînées à des techniques de manipulation poussées, fortes d’une expérience professionnelle en la matière et d’une connaissance plus ou moins large de ton profil.
L’ensemble des stratégies et techniques de la police ont un point commun: pour atteindre leurs objectifs, la participation de la personne interrogée est nécessaire, voire essentielle. Cet élément constitue la meilleure défense que tu possèdes. Si tu refuses cette collaboration, tu détruis les armes que la police pourrait utiliser contre toi.

Un interrogatoire n’est pas un échange harmonieux entre deux individus.
C’est un conflit.
Et dans ce conflit, notre ignorance fait leur force.
Ignorance sur le sens du travail de la police,
ignorance sur les techniques de manipulation utilisées,
ignorance sur le cadre juridique
et enfin ignorance sur nos moyens de défense.

En réponse à ce constat, après une année et demie de travail, nous avons le plaisir d’annoncer la parution d’un livre, pensé comme un outil d’auto-défense contre la pratique policière de l’interrogatoire.« 

Métaphoriques cannibales.
Le mardi 24 octobre 2023
19h

Métaphoriques cannibales.

Le mardi 24 octobre 2023
19h

Nous avons le plaisir d’accueillir, mardi 24 Octobre à 19h, le collectif ɴon-ᴀ qui vous convie à un atelier de spéculation pour le lancement du recueil transdisciplinaire « Métaphoriques cannibales », où nous explorerons des mondes imaginés collectivement, grâce à un processus entièrement oral.

Cette année c’est la grande agora interzone.
Vous avez été tiré.e.s au sort pour représenter votre communauté.
En parallèle de cette grande rencontre, vous avez reçu une curieuse invitation.
Un groupe de recherche profite de la forte affluence créée par l’agora, pour organiser un atelier autour des pratiques mortuaires dans notre contexte post-capitaliste contemporain :

« Bonjour,
vous êtes convié.es à l’atelier « La mort, les Autres, la viande », pour partager les rites funéraires de votre communauté. Cette rencontre s’inscrit dans une recherche d’apaisement des conflits surgissant à chaque agora.  Depuis les changements radicaux de ces dernières décennies, comme la décentralisation du pouvoir et la fin de l’impérialisme capitaliste, nos us et coutumes ont une forte tendance à se particulariser. Ces singularisations culturelles ultra-localisées participent au réenchantement de nos nouveaux mondes bigarrés, mais elles sont aussi sources d’incompréhensions et de conflits inter-communautaires. C’est pourquoi nous vous invitons à nous présenter votre communauté et découvrir les particularités de vos voisin.es, proches ou lointain.es, et ainsi prendre soin de nos relations interzones. »

Ecoute du documentaire « Honneurs au gibier »
Le mardi 10 octobre 2023
20h

Ecoute du documentaire « Honneurs au gibier »

Le mardi 10 octobre 2023
20h
Bonjour,
Nous avons le plaisir de vous inviter mardi 10 octobre à 20h à l’écoute du documentaire sonore « Honneurs au gibier », suivi d’une discussion avec le réalisateur Némo Camus.
Synopsis :
Lorsque l’on retrouve sur le sol belge le premier corps de sanglier mort du virus de la Peste Porcine Africaine en 2018, la vie de Guy et des chasseurs de Breux change. Ce petit village français de 300 habitant·es, collé à la frontière belge, figure dans la « zone blanche ». Sur ce territoire, l’État français ordonne aux chasseurs locaux d’éradiquer la population de sangliers sauvages pour limiter les risques de propagation du virus. « On est passés de chasseurs à tueurs », regrette Guy.
Du récit de ses cauchemars aux traques sans précédent mises en place contre les sangliers, Honneurs au gibier déploie une trame documentaire qui dévie par décrochements poétiques et sonores sur les notions de frontière, d’animalité, de prédation, de mort…
Ce travail a reçu le Prix Documentaire du Brussels Podcast Festival 2023.
Durée : 52 min.
Avec la voix de Janick Pierard
Réalisation, prise de son, montage : Némo Camus / Création musicale : Brice Agnès / Prises de son additionnelles, production et mixage : Quentin Jacques / Illustration : Hélène Marcon / Graphisme : Sylvain Brillault / Production : deux temps trois mouvements
Avec le soutien de l’ACSR, le Corridor, la FACR de la Fédération Wallonie-Bruxelles et le Ministère de la Culture français

Performance théâtrale et musicale: Les moutons II

Le jeudi 05 octobre 2023
20h

Bonjour,

Dans le cadre du parcours d’artiste Forest 2023, nous avons le plaisir d’accueillir jeudi 5 octobre à 20h trois voisin.e.s qui viennent nous présenter leur spectacle Les moutons II, le retour.

Bienvenue à toutes et tous

 

Performance théâtrale et musicale

Attention attention, les moutons sont de retour. Et si quelques années ont passé sur iels, un temps futur non déterminé, iels sont toujours ensemble et se posent de nouvelles questions. Quelque chose est arrivé dans leur petit zoo qui a été évacué et défait. Est-ce à la suite de problèmes d’insalubrité ou de non-rentabilités des numéros des animaux ? Iels qui voulaient tant “ralentir la machine” constatent que la machine s’est arrêtée. L’État semble avoir disparu. La ville est désertée, il n’y a plus trace d’activité sociale ni de travailleurs. Que se passe-t-il ? Il semblerait que l’humanité, si elle existe encore, soit à un stade de son évolution particulièrement critique… Quoi qu’il en soit, les deux moutons et leur Tommy Tom sont restés dans le zoo, personne ne s’est soucié d’eux trois, et eux trois qui n’intéressaient personne ont donc continué leur vie en douce dans cet espace abandonné. Une sorte de squat désormais, lieu de créativité et de réflexion libres, qui ressemble aussi par certains aspects à une décharge sauvage dans laquelle il est toujours possible de dégoter quelque chose d’instructif. Alors, avec toute sorte de vieux bouquins et vieilles chansons qui traînent dans leur parage, iels ont de quoi poursuivre avec passion leurs questionnements philosophico- musicaux sur les natures humaines… Pour ceux et celles qui ne les connaissent pas, deux tempéraments très différents, mais indissociables se dessinent. Le mouton noir.e plutôt cynique et cérébral.e à tendance anarchique et tyrannique et le mouton blanc plutôt solair.e avec une fâcheuse tendance à l’enthousiasme et un penchant pour la naïveté et les joies de la séduction. Toustes deux s’appellent Corinne et sont indécrottables.

Écriture : Elena Perez et Lise Wittamer 

Musique : Renaud Garnier Fourniguet

Interprétation : Elena Perez, Lise Wittamer et Renaud Garnier Fourniguet. 

Coproduction : Schieve compagnie et de Solarium ASBL.

 


Lancement de la revue poétique A4
Le mercredi 27 septembre 2023
19h

Lancement de la revue poétique A4

Le mercredi 27 septembre 2023
19h

Bonjour!

 

Nous avons le plaisir d’accueillir mercredi 27 septembre à 19h le lancement du premier numéro de la revue poétique A4, initiée par le collectif Littérature Supersport. Les auteurs et autrices Eva Mancuso, Victor Malzac, Maud Joiret & Clément Delhomme seront présent.e.s et nous partageront quelques uns de leurs écrits.

Au plaisir de vous y voir

A4. 

Parce que le cœur a quatre ventricules, que le cerveau a quatre hémisphères et qu’un triangle n’est peut-être qu’un carré raté.

Pensée comme un lieu d’exploration poétique et de monstration de pratiques d’écriture contemporaine d’expression francophone, la revue se présente sous forme de 4 cartes postales qui, mises côte-à-côte, forment une feuille A4.

Un format léger, voire précaire, pour une littérature qui se glisse dans la poche arrière du pantalon et s’accroche sur les portes de frigo.

Chaque numéro réunit les textes inédits de 4 auteur·ice·s.

Enveloppée de couleurs vives, A4 sera distribuée par voie postale et présente dans les bonnes librairies. Le tirage s’élève à 200 exemplaires imprimés sur papier Munken 240g chez Vervinckt & fils (Liège).

Pour ce premier numéro, A4 accueille les textes de Clément Delhomme, Maud Joiret, Victor Malzac & Eva Mancuso.

Comité éditorial : Robin Faymonville & Clarisse Michaux.

Férale
Le mercredi 13 septembre 2023
19h

Férale

Le mercredi 13 septembre 2023
19h

Mercredi 13 septembre à 19h, nous accueillons Charlotte Cosson pour une présentation de son essai Férale, Réensauvager l’art pour mieux cultiver la terre.

“ L’heure n’est plus à faire connaître les dérèglements, ils sont sus -, mais à offrir des pistes nouvelles afin de retisser les liens des Modernes aux autres vivants.

Charlotte cherche les oeuvres et les rituels qui invitent les Modernes à sentir leur appartenance à la trame vivante du monde et explorent la zone de turbulence entre sauvage et domestique.
Ces pratiques de permaculture, de cocréation, renouvellent les tentatives conceptuelles de jouer du statut de l’art et de l’artiste. Elles s’inscrivent matériellement dans des manières agradantes d’être aux mondes et visibilisent la puissance d’évocation esthétique des vivants. Parmi les tentatives évoquées dans le livre : s’allier avec les castors et les amarantes pour réparer les rivières et les sols, cuisiner pour les ratons-laveurs (Dana Sherwood), fabriquer des refuges – perchoirs et plateformes de nidification notamment – (Lynne Hull), dédomestiquer les vers du mûrier – Ivana Adaime Makac), jouer avec les plantes rudérales (Lois Weinberger), rétrosélectionner des poules (Apolline Grivelet), constituer des bibliothèques publiques de graines – community seed stations (Suzanne Husky, Jenny Kendler), soigner la fin de vie des animaux,…

Historienne de l’art, enseignante et commissaire d’exposition, Charlotte Cosson  cultive la transe et accompagne la renaturalisation d’un champ d’expérimentation de 2,6 hectares en Provence.

Organisé en collaboration avec le Cifas dans le cadre de Feral 2023.

Ending the Anthropocene
Le lundi 11 septembre 2023
19h

Ending the Anthropocene

Le lundi 11 septembre 2023
19h

Lundi 11 septembre à 19h, nous accueillons Lieven de Cauter pour une présentation de son essai Ending the Anthropocene: Essays on Activism in the Age of Collapse. Giulia Fiocca et Lorenzo Romito du collectif romain Stalker échangeront avec l’auteur. La soirée se déroule en anglais.

 » Pessimism in theory, optimism in practice.« 

Pour l’auteur, En finir avec l’Anthropocène, l’ère où l’humain est le principal facteur de transformation géologique, serait la voie praticable face à l’effondrement en cours des écosystèmes et des sociétés.
La mélancolie politique suscitée par la quasi-certitude d’un désastre climatique impose un sursaut, une interruption radicale de la normalité, que l’auteur identifie dans certaines formes d’activisme urbain, de mouvements sociaux et de résurgence des biens communs. Dès lors, les hétérotopies et autres lieux d’altérité représentent autant de fenêtres sur ce que pourrait signifier un monde d’après.
Cette collection de textes se conclut à l’ère des pandémies, avec une actualité nouvelle de la biopolitique, c’est-à-dire la prise en charge de la vie de la population par l’État.

Professeur d’histoire et théorie de l’architecture à la KUL, activiste néerlandophone basé à Bruxelles, Lieven De Cauter a publié plus d’une douzaine d’ouvrages : The Capsular Civilization: On the City in the Age of Fear (2004),  Heterotopia and the City (2008), Art and Activism in the Age of Globalization (2011) ; Entropic Empire (2012) ; The Dwarf in the Chess Machine. Benjamin’s Hidden Doctrine (2018) ; et Ending the Anthropocene. Essais sur l’activisme à l’ère de l’effondrement (2021).

Organisé en collaboration avec le Cifas dans le cadre de Feral 2023.

Artillery III – Présentation de « Christine l’Admirable » par Sylvain Piron
Le mercredi 30 août 2023
18h

Artillery III – Présentation de « Christine l’Admirable » par Sylvain Piron

Le mercredi 30 août 2023
18h

Bonjour!

 

Dans le cadre du festival Artillery III – Dérives et errances, organisé par les éditions du Sapin, nous avons le plaisir d’accueillir mercredi 30 août à 18h une présentation de Christine l’Admirable, vie, chants et merveilles par Sylvain Piron, médiéviste et directeur d’études à l’École des hautes études en sciences sociales, auteur du livre éponyme paru aux éditions Vues de l’Esprit, qui viendra nous parler de la vie et de l’œuvre de cette sainte liégeoise à l’avant-garde de l’écologie et du féminisme.

Festival Artillery III: Déconfiner les mondes
Le mardi 29 août 2023
18h

Festival Artillery III: Déconfiner les mondes

Le mardi 29 août 2023
18h

Bonjour,

Dans le cadre du festival Artillery III organisé par les éditions du sapin, nous vous avons le plaisir de vous inviter mardi 29 août à 18h à la rencontre Déconfiner les mondes qui se présente en quatre temps.

D’abord le temps des faits. À travers une exploration du livre Le confinement par les nuls, démocratie, état de droit et crise sanitaire, Nicolas Thirion, professeur à l’Université de Liège, viendra nous faire le compte rendu des errements et aberrations constitutionnels, des manquements au droit et des dangers de telles dérives.

Le deuxième temps sera celui de la rétrospective sensible à travers la vision in situ de Roland Devresse, auteur de Au confinement des mondes, un livre qui explorait au moment même des faits l’urgence sanitaire par le biais du directement vécu.

Le troisième temps sera celui de l’échappée, où Pierre Etienne et Pascal Midrez viendront nous faire le retour de leurs recherches anthropologiques et ethnographiques autour des organisations en collectifs des identités subalternes face aux crises sociales et écologiques.

Le quatrième temps sera celui de l’exploration des Confins, une performance de Mandrin Kill:

Dans Confins, Mandrill Kin combine musique expérimentale improvisée et visuels semi-génératifs autour des notions de limite et de frontière, à la fois comme entités engendrant ruptures et séparations, mais aussi — en s’inspirant de la notion d’ecotone et de l’expression « vivre aux confins » — comme lieux en soi et interfaces pouvant offrir à qui peut les saisir des conditions d’habitabilité ou des libertés propres.

Horaires d’août

Le mardi 01 août 2023
15h

Bonjour!

Nous resterons ouverts durant tout le mois d’août, mais avec des horaires un peu adaptés que voici.

Du premier au 20 août : 

Du mardi au samedi de 15h à 19h.

A partir du 21 août:

Du lundi au vendredi de 15h à 19h

Le samedi de 11h à 19h

Le dimanche de 14h à 17h

 

Au plaisir de vous voir,

Les libraires

Horaires de juillet

Le samedi 01 juillet 2023
15h

Bonjour!

La librairie adapte un peu ses horaires pour le mois de juillet, durant lequel nous serons ouverts:

Du lundi au vendredi de 15h à 19h

Les samedis de 11h à 19h

Les dimanches de 14h à 17h

Bonnes vacances à tou.te.s

Les libraires

La Brèche : Psychiatrie et carcéral, l’enfermement du soin
Le jeudi 29 juin 2023
20h

La Brèche : Psychiatrie et carcéral, l’enfermement du soin

Le jeudi 29 juin 2023
20h

« Comment le carcéral s’invite-t-il dans ce qui devrait être du soin ?

Comment faire soin autrement ? »

Jeudi 29 juin à 20 heures, la librairie Par Chemins se propose d’accompagner à nouveau la sortie d’un numéro de La Brèche. Depuis son apparition en 2019, la revue cherche à donner voix aux personnes incarcérées tout en élaborant une critique des politiques pénitentiaires.

Ce nouveau numéro prend spécifiquement pour champ d’expression et d’exploration, la question de l’intrication des logiques psychiatriques et carcérales. Faire entendre celles et ceux qui, d’une manière ou d’une autre, ont été concernées par cette question constitue un premier pas indispensable pour penser ce qui prend la forme d’une mise à l’écart bien souvent irrévocable.

C’est là la profonde vigueur d’une revue qui lime avec patience et ténacité les murs de l’enfermement : faire vibrer des paroles singulières d’un bout à l’autre de la chaîne humaine.

En compagnie du collectif éditorial ainsi que de Nordine Saïdi – travailleur psycho-social à Macadam, lieu d’accueil bruxellois pour les jeunes sans-papiers, et John Vlac – pair-aidant.

« Nucléaire solitude » du Comité imbaisable
Le mardi 27 juin 2023
20h

« Nucléaire solitude » du Comité imbaisable

Le mardi 27 juin 2023
20h

Bonjour!

Nous avons le plaisir de recevoir mardi 27 juin à 20h le Comité imbaisable qui viendra présenter une conférence gesticulée autour de leur livre Nucléaire solitude.

Nucléaire solitude est une conférence qui aborde les questions du nucléaire et du pouvoir à travers le prisme émotionnel de deux personnes qui traînent leur manque d’amour à Bure – le village où seront enfouis les pires déchets radioactifs – dans un milieu militant saturé de séduction où l’amour libre est devenu une norme politique soi-disant émancipatrice.

—-

Nous sommes en l’an de grâce 2017, à Bure, dans la Meuse.

La lutte contre le projet d’enfouissement des déchets nucléaires est à son paroxysme.

Chaque soir, après une journée héroïque à tenir les barricades, et à faire le ménage dans des espaces collectifs où les toilettes sèches débordent sur le frigo de l’étage en-dessous, les opposant·es au projet regagnent leurs cabanes dans les arbres afin d’y faire le polyamour, laissant derrière elleux quelques ridicules oublié·es de l’affection et de la sensualité.

C’est ainsi que Héma rencontre Hétonque, par une nuit de verglas et de solitude où elles devaient ensemble vider les toilettes sèches dans le fond du jardin.

Dans un éclair de lucidité déchirant le ciel sans lune, elles réalisent toutes deux que leur vie, c’est de la merde. Elles décident alors de s’allier contre les dominant·e·s sexuel·le·s qui pendant ce temps lisent, publient ou écrivent des brochures vantant les grâces de l’amour libre pour tous·tes, et admirent leurs jeunes corps sexy dans le miroir à paillettes de la radicalité.

Héma et Hétonque tentent d’abord d’écrire une brochure contre les brochures contre l’amour, donc pour, mais leur tentative échoue lamentablement, comme tout ce qu’elles entreprennent.

(Lire la suite : https://comiteimbaisable.wordpress.com/2021/09/05/nucleaire-solitude/ )

Les veilleurs du vivant. Avec les naturalistes amateurs.
Le lundi 26 juin 2023
20h

Les veilleurs du vivant. Avec les naturalistes amateurs.

Le lundi 26 juin 2023
20h

Lundi 26 juin à 20h, nous accueillons Vanessa Manceron pour une présentation de son ouvrage Les veilleurs du vivant. Avec les naturalistes amateurs.

Dans le contexte d’extinction d’espèces communes et de destruction de milieux de vie que nous traversons, les pratiques des naturalistes font l’objet d’attentions croissantes. Un site comme observations.be permet de mutualiser les savoirs de terrain, et d’en rendre compte face à ce qui voudrait les éteindre, ainsi qu’en témoignent les dizaines de milliers d’observations réalisées à la Friche Josaphat. Ces pratiques permettent notamment de nous rendre visibles des êtres que nous connaissons mal et d’une certaine manière de repeupler les mondes. « Nous sommes les témoins directs du silence qui progresse » affirmaient récemment les naturalistes des terres qui se déclarent en lutte et essaiment.

A partir d’une enquête ethnographique sur les pratiques de naturalistes anglais, Vanessa Manceron décrit ce qui constitue un régime d’attention particulier aux vivants.

Comment s’exercent ces pratiques d’identification et de classification des vivants mais aussi d’observation de leurs comportements et de leurs émotions?

Quels sont les motifs qui amènent ces amateurs et amatrices à consacrer des heures à parcourir des territoires souvent limités, parfois pendant des années, à des espaces parfois très restreints ?

Au-delà de leur intérêt écologique et sans doute politique, que pouvons-nous apprendre d’un point de vue ontologique de ces passioné.es de « nature » ?

Lectures de poésies : Effondrement d’Achille
Le dimanche 25 juin 2023
18h

Lectures de poésies : Effondrement d’Achille

Le dimanche 25 juin 2023
18h

Bonjour!

 

Ce dimanche 25 juin à 18h, Achille viendra présenter son recueil de poésie Effondrement. Lectures de poèmes et présentation du processus de création seront au rendez-vous !
Achille est un.e jeune artiste bruxellois.e, qui mélange rap et poésie. Il a tout récemment sorti « Effondrement », un projet qui se divise en deux sous-parties : un album de rap et un recueil de poésie. Ici, les poèmes répondent aux musiques pour engendrer une œuvre complète. Il s’agit de dépeindre la tristesse de l’époque en y insufflant un souffle de vie. Oubliez l’espoir, oubliez le temps long, il est question d’icis et de maintenants, de camaraderies et d’aventures, de corps et d’âmes.
 Le terme « effondrement » s’entend comme un processus voué à s’approfondir continuellement dans le temps, dans l’espace et dans l’expérience des corps. Ainsi, ces quelques textes n’abordent pas une société qui verrait venir l’effondrement, mais une jeunesse qui le vit de plein fouet.
 « Parce qu’il faudra vivre dans l’effondrement.
Tirer notre force de l’absence de perspective et de la mort de l’espoir.
Fêter son enterrement jusqu’au nôtre ».
Arpentage « La puissance des mères » (Fatima Ouassak)
Le mardi 20 juin 2023
10h

Arpentage « La puissance des mères » (Fatima Ouassak)

Le mardi 20 juin 2023
10h

La ligue des familles organise un arpentage de “La puissance des mères” de Fatima Ouassak à la librairie. L’atelier se déroulera les mardis 20 et 27 juin de 10h à 12h30. Il est ouvert à tou.te.s, gratuit et les livres seront prêtés. Il faut s’inscrire pour participer et s’engager à venir aux deux séances, qui forment un atelier en deux volets.  

Historiquement utilisé dans les cercles ouvriers anarchistes du 19e siècle, l’arpentage est une méthode de lecture collective d’un ouvrage, en vue de son appropriation critique, pour nourrir l’articulation entre pratique et théorie. C’est une méthode qui vise à dés-élitiser la connaissance, se (ré)-approprier un savoir tout en partageant les idées et vécus du groupe. La lecture est singulière dans la mesure où elle restera partielle car chaque membre du groupe n’aura lu qu’une partie de l’ouvrage (pendant l’atelier du moins). 

Une animatrice de la Ligue viendra avec une dizaine d’exemplaires de l’ouvrage ou photocopies de l’ouvrage pour les participant.e.s. Le livre sera analysé par découpage / carottage, c’est-à-dire que chacun.e recevra à lire quelques pages ou un chapitre du livre. La pensée de l’auteur sera synthétisée et augmentée des réflexions, savoirs et moments de vie des participant.e.s.  

Nous aurons le plaisir de découvrir ensemble le premier livre de Fatima Ouassak, qui montre et soutient la puissance politique des mères de jeunes de quartiers défavorisés. “En s’appuyant sur les luttes menées par les Folles de la place Vendôme, dans les années 1980, comme sur les combats du Front de mères aujourd’hui, Fatima Ouassak montre, dans ce livre combatif et plein d’espoir, le potentiel politique stratégique des mères. En se solidarisant systématiquement avec leurs enfants, en refusant de jouer un rôle de tampon entre eux et la violence des institutions, bref, en cessant d’être une force d’apaisement social et des relais du système inégalitaire, elles se feront à leur tour menaces pour l’ordre établi.” (La Découverte) 

Inscription : madodebacker (at) outlook.com 

[Documentaire radio] Sainte Soline, La guerre de l’eau
Le mardi 13 juin 2023
20h

[Documentaire radio] Sainte Soline, La guerre de l’eau

Le mardi 13 juin 2023
20h

Bonjour,

Nous avons le plaisir de vous inviter mardi 13 juin à 20h à venir écouter le documentaire radiophonique Sainte-Soline, la guerre de l’eau, en présence du réalisateur Jacques Lemaire. L’écoute sera suivie d’une discussion.

Le 25 mars 2023, plus de vingt mille personnes se sont rendues dans le Marais poitevin pour lutter contre l’accaparement de l’eau et le projet de mégabassines à Sainte-Soline. 

Le documentaire radiophonique traverse ces trois jours de mobilisation au gré des rencontres, le micro tendu vers des militants d’un jour ou de toujours. De la Confédération Paysanne, aux Soulèvements de la Terre en passant par Bassines Non Merci, ces associations se sont serrées les coudes pour orchestrer l’action de milliers de personnes. Tenter d’atteindre le site de la mégabassine malgré les blocages policiers. Chanter Paul Éluard sous la pluie, dans la boue. S’organiser et marcher en plusieurs cortèges jusqu’à la bassine. Affronter trois mille cinq cents CRS, pleurer dans les nuages de lacrymogènes et subir une grande violence d’Etat. Echouer, mais fêter la lutte ensemble, partager les expériences, envisager les suites et se sentir vivant. 

Ce documentaire met en lumière la grande ferveur solidaire, sociale et écologique qui a eu lieu durant ces trois jours de mobilisation, la continuité d’un soulèvement qui ne cesse de grandir.

Solidarités entre bassins versants de Forest à Saint-Gilles
Le jeudi 01 juin 2023
19h

Solidarités entre bassins versants de Forest à Saint-Gilles

Le jeudi 01 juin 2023
19h

Jeudi 1er juin à partir de 19h, la librairie Par chemins et ruines accueille les Etats Généraux de l’Eau à Bruxelles pour une soirée consacrée au bassin hydrographique de la Senne et plus particulièrement aux bassins versants entre Forest et Saint-Gilles.

Avec la participation des Etats Généraux de l’eau à Bruxelles, d’une Fé.e du Marais Wiels, d’une représentante du comité de quartier Saint-Denis / Stop Inondations et d’une jardinière du Jardin Essentiel.

Mais que se passe-t-il sur les pentes est de la Senne, du Bempt à la Porte de Hal, de l’Altitude 100 aux quartiers aux pieds du versant, pour que tant de monde s’occupe de la question de l’eau ? Qu’est-ce qui motive ces collectifs pour un élément qui apparaît pourtant comme si peu visible (sauf en quelques lieux exceptionnels) ? 

L’eau, cet élément trop oublié depuis la création de la ville moderne avec le tout à l’égout, l’imperméabilisation croissante des sols et la densification qui se poursuit de façon effrénée, est pourtant partout. Elle resurgit sous des formes inattendues – comme un retour du refoulé – parfois catastrophiques. Les inondations ravivent des peurs ancestrales, renforcées par les changements climatiques.

Elle est pourtant bien présente sous nos pieds, arrachez le béton et vous la verrez porteuse d’une vie trop souvent bafouée dans l’urbain. C’est que pour nombre d’entre nous, l’eau accompagne nos imaginaires positifs de relation à nos territoires et à nos paysages, à ce qui nous est commun et dont nous voulons prendre soin durablement : le vivant. Là, les préoccupations sont d’un autre ordre, celles de voir les sols continuer de se détériorer, les territoires toujours plus se refermer, être exploités par la promotion immobilière et la bétonisation continue des lieux de vie – de nos vies -, de voir les veines de la terre se boucher.

Après une courte introduction sur l’histoire du rapport difficile entre la modernité, l’eau et les sols, nous entendrons les témoignages de collectifs qui tentent d’exercer leur droit à définir leurs milieux de vie, leur droit à la ville, dans un dépassement de ce que d’aucuns veulent opposer entre social et environnemental. Nous entendrons l’expression d’une résurgence du droit aux communs, en préconisant une solidarité de bassin versant et entre bassins versants… Nous cartographierons les lieux d’actions passées, présentes et à venir au sein d’une géographie enfin écologisée, base pour une joyeuse discussion. Habitant.es des vallées, soyons nombreuses.

                                                            Etats Généraux de l’Eau à Bruxelles – Staten Generaal van het Water in Brussel «