La division politique avec Bernard Aspe et les éditions NOUS
Le mercredi 04 décembre 2024 à 19h30Quelque chose manque, dans le travail politique aujourd’hui.
(…) une manière nouvelle de penser l’unité.
Mercredi 4 décembre à 19 heures 30, nous accueillons Bernard Aspe à l’occasion de la parution de son livre La division politique, aux éditions NOUS. Nous serons également en présence de ses éditeur·ices, Patrizia Atzei et Benoît Casas.
Qu’est-ce que philosophie et politique peuvent avoir à se dire ?
Souvent, l’une prétend parler par-dessus ou pour l’autre : ainsi des philosophes croient faire de la politique ou mieux comprendre la politique que celles et ceux qui s’efforcent d’interrompre réellement le cours des choses. De l’autre côté, militant·es et activistes versent à l’occasion dans une réticence à la théorie, jugée totalisante, au profit de pratiques politiques aussi singulières que dispersées.
Philosophie et politique s’éclipsent tour à tour.
Bernard Aspe défend que, si la philosophie et la politique sont en effet des régimes de pensée et d’action hétérogènes, il est essentiel de trouver une manière de les relier. Leurs puissances respectives sont, sans cela, perdues.
La philosophie est une puissance de transformation des subjectivités par l’exploration de la pluralité des régimes de vérité. Mais une vérité politique a une teneur subjective et collective seulement si elle est aussi mise à l’épreuve par l’action et l’organisation.
La politique advient par la division du monde depuis une vérité partiale.
Or, nous sommes aujourd’hui dans une situation de dispersion des scènes de la conflictualité politique, de refus de penser l’unité, alors même que le monde de l’économie et ses militant.es entretiennent une situation globale où les crises s’enchaînent, s’épaulent et se nourrissent, menaçant non seulement notre monde, nos mondes, mais la condition même d’existence des mondes.
Face à cette situation globale, Bernard Aspe propose de renouer le rapport entre philosophie et politique autour du besoin d’une transversalité, à partir notamment du travail, depuis laquelle nourrir un antagonisme susceptible de démanteler le monde de l’économie, tant dans ses matérialités, que sur le plan des prises subjectives qu’il trouve en nous. Pour cela, il revient sur l’héritage des marxismes, des politiques minoritaires et de la psychanalyse, et propose une clarification conceptuelle à même d’ouvrir de nouvelles perspectives pour des politiques révolutionnaires désirables.